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Coup de théâtre dans l’affaire de variants du Covid-19 trouvés chez quatre habitants de Guyane, le directeur d’Eurofins affirme n’avoir jamais dit qu’il s’agissait à coup sûr de l’un des trois variants préoccupants !

Coup de théâtre dans l’affaire de variants du Covid-19 trouvés chez quatre habitants de Guyane, le directeur d’Eurofins affirme n’avoir jamais dit qu’il s’agissait à coup sûr de l’un des trois variants préoccupants !
Exclu Guyaweb !

Deux jours après nos premières sollicitations sur cette affaire (relire cet article), le Dr Didier Musso, directeur du laboratoire Eurofins en Guyane a fini par nous rappeler, un brin agacé, pour nous répondre.

Il conforte de fait nos interrogations de samedi soir dans ce dossier.

Le communiqué préfecture/ARS s’est peut-être trop avancé, en déduit-on de ses propos.

L’intéressé affirme n’ avoir pas participé à la rédaction de ce communiqué.

Nouvelles révélations Guyaweb.

«Vous m’inondez de mails et de messages (1) et je n’ai pas franchement que ça à faire (…) Je vais vous répondre clairement et après vous arrêtez de m’appeler ! » : le coup de téléphone au ton d’emblée comminatoire du docteur Didier Musso, directeur local d’Eurofins, ce lundi en début de soirée (en réponse à un appel quelques minutes auparavant de l’auteur de ces lignes) aura été marqué du sceau de l’énervement mais il aura -s’il dit vrai- conforté nos doutes et légitimé nos interrogations exprimés dès samedi soir quant à une partie des affirmations du communiqué conjoint ARS/préfecture relatif à la découverte de variants suite à des prélèvements sur des patients de Guyane positifs au Covid-19 dont une personne décédée début février à l’hôpital de Cayenne.

Je n’ai jamais certifié qu’il s’agissait d’un des trois variants (Dr Didier Musso Eurofins)

Comment peut-on affirmer qu’un simple criblage permette de conclure à coup sûr que la découverte de variants qui en découle sera l’un des trois variants d’intérêt (britannique, sud-africain ou brésilien trouvé à Manaus), au regard des milliers de variants du Covid-19, se demandait dès samedi soir notre site, conforté dans cette interrogation par le directeur de Pasteur en Guyane, seul référent local à avoir répondu à nos interrogations dès samedi soir (voir cet article).

«Je n’ai jamais certifié qu’il s’agissait d’un des trois variants, les communiqués de presse ce n’est pas moi qui les ai faits. Posez la question aux gens qui ont fait les communiqués de presse» tempête et s’inscrit donc en faux ce lundi soir -au delà de la 25ème heure- Didier Musso contacté depuis samedi et un tantinet remonté au bout du fil.

Ce n’est pas moi qu’il faut harceler

«A priori, vous êtes un spécialiste en virologie moléculaire, vous connaissez certainement cela mieux que moi mais comme vous l’avez très bien dit il faut séquencer. Maintenant le séquençage est en cours. Pour le reste, je n’ai pas fait les communiqués donc ce n’est pas à moi qu’il faut poser les questions. Ce n’est pas moi qu’il faut harceler (sic). Je n’ai jamais écrit nulle part qu’il s’agissait d’un des trois variants, je n’ai jamais écrit cela à qui que ce soit», affirme donc ce lundi soir le directeur local d’EuroFins.

Samedi soir, le directeur de Pasteur en Guyane, le docteur et virologue Mirdad Kazanji (voir cet article) nous avait pourtant fait part d’un échange avec Didier Musso en ces termes, suite à notre remarque lui citant cet extrait du communiqué ARS/préfecture : «Un résultat positif au criblage permet de confirmer que les patients ont été porteurs de l’un des variants recherchés»

«Ce que me dit le directeur d’Eurofins, c’est un peu cela», répondait alors le Dr Kazanji avant de préciser : « il dit : notre criblage permet d’identifier qu’il s’agit de l’un des trois variants recherchés sans savoir annoncer lequel en particulier… peut-être, je ne connais pas la technique, je ne peux pas m’avancer davantage (…) ce qui m’intéresserait c’est de voir les vraies séquences car pour chacun de ces trois VOC (variants of concern autrement dit les variants préoccupants, ndlr) il y a un ensemble de mutations, une dizaine voire une quinzaine, qui sont caractéristiques de chaque variant, c’est une véritable carte d’identité pour chacun d’eux».

Nous n’avons évidemment pas adressé nos interrogations depuis samedi soir uniquement à monsieur Musso, mais aussi à l’ARS et à la préfecture (depuis samedi soir sans réponse véritable sur le sujet à ce jour, la préfecture nous ayant renvoyé vers l’ARS qui nous a indiqué prendre attache avec M. Musso), avons-nous glissé à l’intéressé, l’objet du travail journalistique étant d’essayer d’y voir clair, lui avons-nous objecté et donc d’interroger un maximum d’interlocuteurs, la vérité étant un puzzle.

«Je ne suis pas à la disposition des journalistes» a alors poursuivi M. Musso que nous tentions de joindre pour la première fois de notre vie depuis ce week-end.

«Je suis très occupé. Cela fait deux jours que je suis harcelé de mails et de coups de téléphone de tous les côtés. Mon métier ce n’est pas de faire des communiqués de presse (…) Donc si vous pouviez me lâcher (resic) ce serait bien (…) J’en ai assez de recevoir des messages en permanence, il n’y a pas que vous et j’en ai marre », a ensuite déclaré le directeur local d’Eurofins, constamment agacé au cours de notre échange.

«A priori vous avez trouvé qu’il y aurait 4000 variants c’est très bien. Mais si vous connaissez ça si bien pourquoi vous me le demandez à moi (…) ne me le demandez pas alors…», a ensuite relancé d’initiative le Dr Musso

Alors que nous lui indiquions simplement nous adresser aux experts que nous ne sommes pas, le directeur d’Eurofins aura poursuivi «de la façon dont vous écrivez et en plus il vous faut des réponses assez urgentes, avouez que c’est un peu gênant, si vous voulez…».

«C’est le séquençage qui donnera la réponse (…), c’est le séquençage qui donnera le résultat et adressez-vous aux gens qui font les communiqués», répètera ensuite Didier Musso.

Quatre prélèvements positifs au COVID soumis à criblage ont été repérés comme positifs à l’un des variants recherchés (Extrait du communiqué ARS/préfecture, samedi 13 février)

Le communiqué ARS/préfecture de samedi soir (à l’instar des déclarations de la directrice de l’ARS, Clara De Bort (2), en direct le même soir sur Guyane la 1ère au journal télévisé du soir) affirmait que, suite au criblage, l’on était sûr de déceler l’un des trois variants inquiétants (brésilien, sud-africain, britannique).

Il suffit de relire ne serait-ce que la première phrase du communiqué : «Ce samedi 13 février, quatre prélèvements positifs au COVID soumis à criblage ont été repérés comme positifs à l’un des variants recherchés»

A notre remarque en déduisant -si l’on en croit ses dires- que le communiqué ARS/préfecture aura donc diffusé une fausse information (en l’espèce, la certitude absolue que doit être trouvé l’un des trois variants d’intérêt sur ces 4 prélèvements positifs), Didier Musso ne souscrit toutefois pas :

«Il est marqué dessus que cela doit être séquencé, il n’y a rien à dire de plus ! », aura alors rétorqué et décrété M. Musso, offrant un résumé lapidaire un rien réducteur du contenu réel du communiqué des autorités, avant de raccrocher suite à ma suggestion en réponse – à son attention- de relire plus attentivement ce communiqué.

Un échange tendu mais collector.

L’ARS contactée lundi soir précisément sur ce quasi-démenti d’une partie du contenu du communiqué ARS/préfecture sur les variants trouvés, par le directeur d’Eurofins en personne, n’a pas répondu au moment de la mise en ligne de cet article.

On en est donc ce soir, en vertu des déclarations tardives (et sur notre insistance) du directeur d’Eurofins plus près des déclarations prudentes samedi soir du directeur de Pasteur à Cayenne, Mirdad Kazanji :

«Selon moi, leurs tests multiplex (criblage) disent qu’il ne s’agit pas du virus (Covid-19) d’origine mais il faut attendre ensuite davantage de résultats pour savoir de quel variant il s’agit : s’il s’agit d’un VOC ou pas d’un VOC (…) peut-être trouvera-t-on l’un des trois ou peut-être pas, il faut voir la séquence pour comprendre», estimait alors le directeur de Pasteur à Cayenne.

«Je dis qu’il faut être prudent et attendre le résultat des séquences pour être sûr de l’identité de ces variants», insistait-il.

Concernant les 4 personnes prélevées, quatre femmes de 57 à 62 ans (nous a-t-on confirmé de source sanitaire) dont le point commun serait un passage à Dubaï et à Paris (voir encadré ci-dessous), a confirmé l’ARS, il ne serait certes pas exclu (si l’on en croit le directeur de Pasteur et aujourd’hui celui d’Eurofins) de trouver l’un ou l’autre des trois variants préoccupants (brésilien P1 trouvé à Manaus, sud-africain ou britannique). Mais pas davantage exclu d’en trouver un voire plusieurs autres moins préoccupants.

FF

(1) Un appel téléphonique et trois SMS ont été adressés à M. Musso samedi soir 13 février. Avant une relance téléphonique ce lundi en fin d’après-midi.
(2) «L’un des trois variants est bien présent dans ces quatre prélèvements», aura par exemple affirmé samedi soir sur Guyane la 1ère, la directrice de l’ARS.

«Ces personnes ne coopèrent pas beaucoup, ce qui ne nous aide pas…»

Selon nos informations recoupées dimanche, les 4 prélèvements sur quatre personnes de Guyane ayant révélé une positivité à un coronavirus (Covid-19) variant, n’étant donc plus celui d’origine, concernent, selon les confirmations de l’ARS, quatre femmes de 57 à 62 ans ayant pour point commun un passage à Paris et Dubaï (principauté des Emirats Arabes Unis courue par la jet-set du monde entier et/ou les vacanciers avides de détente et d’amusement ces derniers mois).

Parmi ces quatre femmes, une personne de 61 ans, décédée en réa à l’hôpital de Cayenne début février, a révélé samedi Guyaweb.

L’ARS interrogée n’a pas indiqué si ces passagers avaient été en déplacement à Dubaï en voyage touristique organisé au même moment, en voyage individuel, en déplacement professionnel ou familial ou autre, comme nous le lui avons demandé.

Enfin, au sujet de ces grands voyageurs positifs à un Covid-19 mutant, une source proche du dossier note «ces personnes ne coopèrent pas beaucoup, ce qui ne nous aide pas».

Photo de Une : capture d’écran du début du communiqué ARS/préfecture du samedi 13 février en début de soirée

Relire aussi sur ce dossier : Variants du Covid-19 détectés en Guyane, des questions demeurent…

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29 commentaires

  • GZ
    16 février 2021

    Elles ne coopèrent pas ? :-)))

  • EL MATADOR
    16 février 2021

    Peu importe quel variant à été découvert, le fait qu’il semblerait suivant l’article que en surplus les 3 rescapés ne coopèrent pas beaucoup ajoute encore une couche.

    Malgré les annonces rassurantes de la préfecture il y a 15 jours, il faut reconnaître que un peu comme partout, nous sommes démunis face à l’évolution des diverses formes de Covid-19 pouvant arriver sur le territoire.

    Si le vaccin disponible peut permettre de protéger la population, pourquoi l’ars ne le diffuse pas massivement à toute la population qui le demande ?

    Si ce vaccin ne protège pas, alors pourquoi le proposer ?

    Je n’ai pas la réponse, mais les retombées des informations provenant d’Israël semblent plutôt aller dans le sens d’une efficacité du vaccin disponible en Guyane.

    D’un côté il y a ce qui ressemble à une série de bricolages des autorités depuis le début de la pandémie, de l’autre nous avons une série d’annonces complotistes qui semblent plus délirantes les unes que les autres.

    Les rumeurs des complotistes ne sont pas crédibles, il faut être vraiment ignorant pour résumer les recherches médicale de tous les laboratoires du monde sous une seule entité surnommée « bigfarma »…

    Cependant les cafouillages des autorités laissent la porte ouverte à toutes les rumeurs les plus débiles, pas par mauvaise volonté, mais plutôt par amateurisme.

    Une certitude :
    Si le vaccin disponible fonctionne, pourquoi ne pas le proposer à tout le monde ?

  • GZ
    16 février 2021

    Hé, tueur de pauvres bêtes, vous arrive-t-il de réfléchir parfois ?
    Si oui, vous arrive-t-il d’arriver à une conclusion ?

  • stiwistiti
    16 février 2021

    Ce qui m’interroge – au vu des mesures supposées de surveillance des aéroports – c’est comment ces voyageurs venant de Dubai ont pu le faire en étant positif à la covid 19 ?!

    Pour moi c’est là le vrai problème : à chaque période de vacances les chiffres du covid augmentent !

  • FF
    16 février 2021

    En l’occurrence, les voyages et positivités au Covid sont antérieurs aux vacances (scolaires) guyanaises

  • le Jaguar
    16 février 2021

    En l’occurrence, l’ARS propose désormais le vaccin à toute personne de plus de 50 ans qui le souhaite. Il suffit de prendre RDV via leur site.

  • FF
    16 février 2021

    Maintenant, il y a peut-être une plus grande probabilité d’attraper l’un des trois variants recherchés (sud-africain, brésilien, britannique) car ces trois variants sont suspectés d’être plus contagieux (mais c’est encore une hypothèse scientifique) mais donc -avec un temps de retard- le directeur d’Eurofins Guyane conforte nos doutes de samedi (s’il dit vrai) en indiquant qu’un simple criblage ne permet pas de conclure avec certitude à l’un de ces trois variants (contrairement au communiqué de l’ARS/préfecture samedi et aux déclarations de l’autorité étatique le même soir) et qu’il faut attendre le séquençage pour savoir quels sont ces variants…

  • Bello973
    16 février 2021

    Dommage que vous vous soyez un peu faché avec le directeur du labo, car il serait intéressant d’en savoir plus sur le type de test utilisé ou mieux sur le type de mutation détectée.
    Sur la plateforme du ministère de la santé, le seul kit de test RT-PCR de criblage, référencé comme étant distribué (utilisé donc?) par Eurofins est le: ViroBOAR Spike 1.0 RT-PCR Kit (SARS-CoV-2) – Mutations recherchées : A570D (spécifique UK) et N501Y (commune aux variants UK, South Africa et Brazil).
    Si c’est bien son propre kit de criblage que le labo Eurofins a employé dans le cas d’espèce, l’incertitude affichée laisserait à penser que seule la mutation N501Y commune aux trois variants, a dû être détectée (et pas celle spécifique UK). Ce qui serait déjà ennuyeux en soi, quelle que soit l’identité connue ou nouvelle du variant en cause, puisque c’est en principe une mutation qui augmenterait la contagiosité (affectant la protéine Spike du virus et facilitant l’accroche aux recepteurs des cellules à infecter).

  • FF
    16 février 2021

    Pas fâché il était remonté comme un coucou impossible de poser une question. La mutation N501Y est cherchée systématiquement semble-t-il sur les kits RT PCR (voir notre article de samedi) mais c’est un criblage fait à Paris (selon Pasteur) pas en Guyane. Autre question qui n’a pu être posée, une ou plusieurs mutations communes aux trois ne peuvent elles communes à d’autres variants ?

  • Frog
    16 février 2021

    Ben va ptet y avoir un Variant Guyanais…le Vaval variant, ca aurait de la gueule dans les revues médicales internationales.

  • Bello973
    17 février 2021

    Par définition, oui, il suffit par exemple que l’un des trois variants subisse d’autres mutations supplémentaires significatives pour créer un nouveau variant héritant lui aussi de cette mutation antérieure commune N501Y, apparement en cause dans l’augmentation de la transmissibilité.

    Sinon, en effet les test de criblage sont faits sur Paris et il semble par ailleurs logique que Eurofins Guyane ait expédié ses échantillons à un labo Eurofins parisien, qui lui a dû en principe utilisé le seul test de criblage RT-PCR développé par Eurofin, agrée par le ministère de la santé Or le test en question (ViroBOAR spike) opère bien la détection de deux mutations cibles (N501Y et A570D) qui permet de distinguer le variant anglais (ou en théorie tout autre partageant aussi la mutation A570D) des deux autres variants. Et ce conformément à la directive émise par la DGS le 07/02, qui renvoit au site du ministère et à la liste des tests autorisés, dont fait bien partie le ViroBOAR spike.

    « Dans le cadre de la stratégie de criblage actuelle, il est demandé de n’utiliser, en seconde intention, que les kits RT-PCR ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux 3 variantes d’intérêt actuellement circulantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1 (anglaise) d’une part et les variantes 20H/501Y.V2 (sud-africaine) et 20J/501Y.V3 d’autre part (brésilienne).
    https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs-urgent_no12_strategie_variant.pdf

    Le site d’Eurofins reprenant d’ailleurs en substance les termes de cette directives:
    « Seuls les kits de RT-PCR de criblage ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux trois variantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1, des variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, peuvent être utilisés. »
    https://www.eurofins-biomnis.com/biomnis-live/actualites/renforcement-des-mesures-pour-limiter-la-diffusion-des-variantes-du-sars-cov-2/

    Cette stratégide de criblage étant en vigueur depuis le 07/02. Le 13/02 on apprend le résultat d’analyses positives des 4 cas guyanais, mais la distinction entre le variant anglais et les deux autres (abstraction faite donc, d’autres variants similaires potentiels) ne semble pas disponible, alors qu’elle devrait justement l’être, avec le type de test imposé depuis le 07/02.

    Donc questions: ces analyses dont les résultats sont tombés le 13/02, ont-t’elles été faites avant le 07/02 avec un autre test que le ViroBOAR spike, qui ne permettrait pas cette distinction? Et si au contraire, c’est bien le test de criblage ViroBOAR spike qui a été employé, pourquoi la distinction n’est-t’elle pas effective?

  • GZ
    17 février 2021

    Il faut absolument déposer une AOC.

  • GZ
    17 février 2021

    Ailleurs ils sont déjà au stade supérieur :
    https://www.newscientist.com/article/2268014-exclusive-two-variants-have-merged-into-heavily-mutated-coronavirus/

    Et en Guyane même pas un p’tit variant lokal…

  • Bello973
    17 février 2021

    Si chez nous, on est déjà pas capable de confirmer ou d’écarter d’emblée le variant anglais, par rapport aux deux autres, alors même que c’est justement la fonction imposée du seul test de criblage autorisé…alors j’ai un peu peur que l’on soit déjà dans une version locale plus folklorique, de la stratégie de lutte nationale…

  • FF
    17 février 2021

    Pour répondre au long message de Bello, en fait ce document de la direction générale de la santé daté du 7 mais qui aurait été diffusé publiquement le 10 (d’après notamment le site Capital) est publié dans notre article de samedi sur cette affaire https://www.guyaweb.com/actualites/news/societe/variants-du-covid-19-detectes-en-guyane-des-questions-demeurent/. Dans le même article il est déjà indiqué (via le directeur de Pasteur) qu’Eurofins Guyane envoie à Paris ses tests pour criblage. Le directeur local d’Eurofins hormis sa version lapidaire lundi n’a répondu à aucune question, il n’avait pas que cela à faire a-t-il argué.

  • Bello973
    17 février 2021

    La stratégie nationale de lutte contre la pandémie ne pouvant dépendre de l’humeur d’un directeur de labo, l’ARS devrait normalement être en mesure de confirmer le type de test utilisé (pas si compliqué, il n’y en a qu’un seul chez Eurofins et il a été autorisé par l’ANSM depuis le 22 janvier). Mais surtout l’ARS devrait nous informer sur l’étrange incapacité de ce test à « distinguer » correctement…en dépit de ce qui est demandé et annoncé:

    « Seuls les kits de RT-PCR de criblage ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux trois variantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1, des variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, peuvent être utilisés. » (source Eurofins)

  • FF
    17 février 2021

    En même temps ce que l’ARS a affirmé (communiqué et sur Guyane la 1ère) c’est qu’il s’agissait forcément d’un des trois variants recherchés (le sud-africain, le brésilien de Manaus ou le britannique) suite à ce criblage (ce dont le directeur de Pasteur doute -pour lui cela peut être l’un des trois ou un autre- et ce que le Dr Musso dit ne jamais avoir affirmé ou écrit). La phrase que vous citez (extraite du document de la direction générale de la santé) l’a déjà été dans notre article de samedi. Une question de notre part restée sans réponse (depuis samedi) étant celle-ci : cette mutation N501Y peut-elle concerner d’autres variants que l’un des trois recherchés ? La préfecture m’ayant renvoyé dimanche vers l’ARS qui m’a dit lundi qu’elle contactait… Musso que j’ai fini par avoir au bout du fil somme toute assez brièvement car il n’avait pas que cela à faire dixit lui-même… Le devoir de rendre compte est encore une denrée rare en Guyane

  • GZ
    17 février 2021

    Comment ça, » trois variants recherchés »? Et le variant californien compte pour pipo ? Anti-américanisme primaire ?

  • FF
    17 février 2021

    sans oublier le variant P2 de Rio et un tas d’autres. C’est parce que les trois déjà célèbres sont suspectés d’être les plus contagieux et de pouvoir transmettre le Covid à une personne qui l’a déjà eu. Un cas de réinfection par le variant de Manaus étudié par exemple dans une revue scientifique fin janvier…

  • GZ
    17 février 2021

    Et le mutant recombiné B.1.1.7/B.1.429 n’est pas recherché ? Pourquoi n’est-il pas célèbre lui aussi, alors qu’il est suspecté d’être  » more infectious and more resistant » ?
    C’est tellement excitant !

  • FF
    17 février 2021

    Un quatrième dit inquiétant https://cov-lineages.org/global_report_B.1.525.html

  • Pagainnom
    17 février 2021

    En réponse au commentaire de Jaguar, je précise qu’il est actuellement impossible aux personnes de plus de 50 ans de prendre un RV sur le site sante.fr pour la vaccination Covid, excepté si l’on est professionnel de santé ou pompier.
    Vous pouvez vérifier sur le site santé.fr
    Quand au numéro de téléphone proposé, il ne répond jamais.

  • GZ
    18 février 2021

    Où est-t-il dit que B 1.525 serait inquiétant :-( ? J’espère qu’il l’est vraiment !

  • EL MATADOR
    18 février 2021

    Pour obtenir un rendez-vous de vaccination sur le site prenez pour prétexte plus de 50 ans personnel médical, et vous regulariserez ensuite une fois sur place.
    C’est ce que tout le monde fait.

  • FF
    18 février 2021

    Pagainnom ai posé la question à l’ARS, réponse :  » Concernant la prise de rdv c’est en train de remonter (c’est une plate-forme nationale) mais il est possible de prendre rendez-vous avec un autre motif cela fonctionne. Le numéro fonctionne même si il y a beaucoup d’appels, de nouvelles lignes sont ouvertes donc il faut parfois insister. »

  • le Jaguar
    18 février 2021

    Il est possible de prendre rendez vous par internet et de choisir un créneau horaire. Ça fonctionne très bien.

  • GZ
    18 février 2021

    Si, FF, j’ai internet, c’est comme ça que je te réponds. J’ai référé à ton lien cov-lineages qui ne dit pas mot sur l’excitant danger de ce « variant ».
    Mais je te remercie pour ton deuxième lien rassurant, maintenant je peux trembler tranquilou.

  • GZ
    18 février 2021

    « prenez pour prétexte plus de 50 ans personnel médical, et vous régulariserez ensuite une fois sur place.
    C’est ce que tout le monde fait….
    il est possible de prendre rendez-vous avec un autre motif cela fonctionne »
    Décadence.

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