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Actualité et énergie

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Tour d’horizon de quelques dossiers énergétiques régulièrement abordés par Guyaweb. Nouveautés, vieilleries et pot-pourri de Noël.

 

L’hydrolienne de Camopi

En 2013, c’est à l’îlet Moulat (à proximité du bourg de Camopi) que devait être implantée une « première mondiale » portée par une start-up grenobloise Hydroquest et Edf. Il s’agissait d’installer une hydrolienne sur le fleuve. De l’allure d’une barge flottante, elle est équipée d’une roue qui transforme l’énergie cinétique du courant en énergie électrique.

Une expérimentation à l’aide d’une hydrolienne de taille réduite devait permettre d’envisager, en cas de résultats concluants, l’installation d’une machine de production plus conséquente afin de substituer une partie des petits groupes électrogènes qui desservent le centre-bourg et son millier d’habitants par une énergie renouvelable.

Où en est-on ? Contacté par Guyaweb, Edf ne souhaite pas faire de commentaire. Trois ans après, « l’expérimentation est toujours en cours (…) ce sont des technologies où il y a peu d’avancées » se défend-on. Selon Edf, l’hydrolienne est « raccordée au réseau [centrale thermique] et injecte [de la puissance] ». A quelle hauteur ? L’électricien n’a pas été en capacité de nous répondre.

Selon nos informations, confirmées par Edf, l’installation de l’hydrolienne face à l’îlet Moula pose des problèmes avec l’usage de ce site par les habitants, qui logiquement s’y baignent et y naviguent. D’ailleurs à l’époque, les porteurs du projet prévenaient que la mise en fonctionnement d’une hydrolienne nécessiterait un aménagement : « les pirogues devront emprunter un chenal de quatre mètres de fond et cinq de large ; des lignes aériennes raccorderont la barge au réseau électrique ; une signalisation nocturne lumineuse par « LED et solaire » sera installée ».

On évoquait à l’époque, en cas de retour positif, le déploiement d’hydroliennes dans d’autres lieux de vie.

Pendant ce temps-là, à Jirau

Alors qu’on somme l’État de pousser le curseur en Guyane pour contrer les effets néfastes de l’orpaillage illégal, la localité de Jirau dans l’état brésilien du Rondônia, frontalier avec la Bolivie, est meurtri par la mise en eau et la construction du grand barrage de l’entreprise française Engie (ex GDF Suez), relaye le portail de l’Observatoire des multinationales.

Engie, qui « inscrit sa philosophie » dans « la solidarité et l’environnement » si l’on en croit son portail officiel est pourtant accusée d’« impacts sur l’environnement (déforestation, déclin des populations de poisson traditionnellement pêchées par les riverains) et pour les tribus indigènes de la région [de mauvaises] conditions de travail sur le chantier ». Pour ennoyer une surface moindre que la forêt inondée pour Petit-Saut et construire le complexe, Jirau a connu « deux émeutes ouvrières de grande ampleur, et des sous-traitants d’Engie ont été condamnés par la justice brésilienne pour travail forcé. Le processus d’autorisation du barrage avait été marqué par de nombreuses irrégularités et manœuvres politiques. » selon l’observatoire. Le décès d’une activiste en janvier 2016 et des « menaces physiques » à l’encontre d’autres opposants sont aussi évoqués.

L’ouverture de « crédits carbone » et d’obligations vertes (qui théoriquement « servent à financer des projets ayant un impact environnemental positif » – Le Temps du 20/12/16) rattachés à ce méga-projet hydraulique du nord Brésil, participent à l’incohérence « ambiente ». 

 

Le père Noël s’arrêtera-t-il aux Maringouins ?

En mai dernier « une vingtaine de sites » sur «  Kourou, Roura, Montsinéry, Macouria  » étaient à l’étude dans le cadre de la recherche par la CACL, la direction de l’environnement et leurs partenaires du futur centre de stockage des déchets du centre-littoral.

Ce futur site – attendu depuis 2013 – en remplacement de celui des Maringouins de Cayenne, devait initialement être installé sur la commune de Montsinéry-Tonnégrande, au Galion, mais la direction générale de l’aviation civile (DGAC), avait délivré son veto, à cause d’un risque aviaire sur le couloir aérien. (Guyaweb du 19/05/15 et du 26/05/15).

Et depuis ? « C’est la dernière ligne droite dans la recherche de site » répond la CACL. « Les qualifications de sols étant en cours pour départager les terrains restants. Il s’agit de trouver le meilleur compromis dans des délais compatibles avec la fermeture programmée du site actuel [2020]. Le calendrier est très serré, il est certain que sur ce dossier couvrant les besoins des 3 EPCI du littoral [le Centre-littoral, les Savanes et l’Est] et sous risque de contentieux européen (hors décharge de Cayenne), une forte collaboration avec l’État s’engage, ce nouveau site devant voir le jour dans les 5 ans. ».

 

Le tri arrive à la CCOG

La déchetterie de Saint-Laurent « entrera en fonction en 2017 » selon le service déchets de la communauté de communes de l’ouest guyanais (CCOG). Située sur la route de Paul Isnard, elle sera la première déchetterie de l’ouest. Une autre est annoncée pour les années à venir à « Mana » et une seconde à « Saint-Laurent ».

Cette déchetterie s’accompagne de « l’arrivée du tri ». « Courant janvier 2017, des colonnes de points d’apport volontaire » seront déployées. Les habitants devront apporter certains de leurs détritus dans différents points de quartiers en fonction de la nature de leurs déchets : verre, plastique, acier-aluminium. L’éco-organisme Eco-emballage « collectera [les bacs] tous les quinze jours ».

Pendant ce temps-là, Léon Bertrand, le président de la CCOG et la préfecture ne parviennent pas à tomber d’accord sur le financement de la gestion des déchets dans l’Ouest (Guyaweb du 19/08/15). Côté CCOG, on parle de « statu-quo ». La préfecture, elle, ne fait aucun commentaire.

Depuis septembre 2010, « le plan d’urgence Maroni » à 7M€ est pourtant enclenché par l’État, mais il ne trouve pas d’épilogue et se traduit aujourd’hui par le refus de Léon Bertrand de « réceptionner les nouveaux équipements », destinés aux 30 000 habitants du Lawa-Maroni. Ce bouchon institutionnel aurait comme effet, selon nos informations, le maintien en fonctionnement des quatre décharges sauvages du Maroni, classées pourtant hors la loi par l’Europe et fermées par arrêté préfectoral.

Afin de mettre aux normes le circuit des déchets à Apatou, Grand-Santi, Papaïchton et Maripa-Soula, « le matériel a été acheté. Il a été acheminé dans les communes de destination » dresse le service déchets de la CCOG. « Le matériel est sur place » et attend en quelque sorte un accord de fin de conflit et l’adéquation des travaux, de la collecte jusqu’à leur tri et évacuation vers Saint-Laurent. Fort de toutes ces complications, le matériel est maintenu sous scellé « depuis bientôt deux ans » ! A la CCOG, on explique : « les communes de l’intérieur ne sont pas épargnées par le vol. Actuellement on a des gardiens depuis bientôt deux ans, sur Grand Santi et Maripa-Soula ». C’est ce qu’on appelle la création d’emplois locaux, à 12 000 € le gardiennage par site et par mois !

La PPE en faveur de « l’incinération des déchets »

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2016-2023 a inscrit un objectif « à 2018 et 2023, de valorisation énergétique des déchets », c’est à dire l’incinération des poubelles, afin de « compléter le mix énergétique ». « Une étude d’évaluation du potentiel et des gisements » est inscrite dans la PPE. « Des projets de déchetterie et de stockage des déchets ménagers sont en cours d’étude en Guyane, au niveau des principales agglomérations, en particulier dans le cadre du plan déchet de la CACL. Il est possible d’intégrer dans ces projets une valorisation des déchets basée sur l’incinération ».

Pour se faire, il faudrait s’assurer de « la mise en place d’un tarif d’achat adapté à la Guyane. L’objectif est de développer une installation de 8 MW ».

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1 commentaire

  • Francois
    23 décembre 2016

    mmmm – je reste sur ma faim concernant l hydrolienne de Camopi. Est-ce une réussite quant à la production d’energie, et dans ce cas y a t il des plans pour d’autres hydroliennes à Camopi, à Trois-Sauts, ou ailleurs ? Ou bien est-ce un échec quant à la production d’énergie, et dans ce cas pourquoi ? Mauvais endroit (pas assez de courant ?) Mauvais dimensionnement (pas assez de profondeur d’eau ?) Ou tout simplement mauvaise volonté d’installer de l’énergie RENOUVELLABLE ?
    Moi pas comprendre ….

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