Vendredi 12 Juillet

Mine de coltan : Guyane Nature Environnement dépose un recours gracieux contre la prolongation du « Permis Kourou »

Mine de coltan : Guyane Nature Environnement dépose un recours gracieux contre la prolongation du « Permis Kourou »

Guyane Nature Environnement (GNE), l’association de défense de l’environnement, soutenue par la Compagnie des guides de Guyane et l’association T’LEUYU du village amérindien Kuwano, alerte contre les multiples conflits d’usage que risque d’engendrer un projet minier d’extraction de coltan, porté par Sudmine SAS et situé notamment sur la ZNIEFF de la Montagne des Singes à Kourou. Lors d’une conférence de presse, jeudi 25 janvier, l’association environnementale a annoncé qu’un recours gracieux, non-suspensif, a été déposé pour demander l’annulation de la prolongation du Permis Exclusif de Recherche de Mines (PER-M) dit « Permis Kourou ».  Pour l’instant, l’entreprise Sudmine SAS basée…

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9 commentaires

  • Ramphastos

    Pour laisser ce commentaire digital depuis mon smartphone, mes pouces pianotent sur l’ecran. Pour transformer la pression tactile en un signal electrique, je dois produire une « onde accoustique de surface » que je peux obtenir via un filtre. Or ce filtre est un composant électronique de mon écran qui contient du coltan, métal aux propriétés physico-chimiques qui permet de générer cette onde acoustique de surface.
    Ainsi, pour écrire et faire apparaître sur ce portail de commentaires : NON À L’EXPLOITATION DU COLTAN EN GUYANE, j’ai, Ô drame des parodoxes techno-politiques, besoin de ce coltan tant honnis. Cette opposition à une exploitation minière est l’occasion aussi de nous confronter aux choix que nous faisons dans nos vies quotidiennes. Nous devons, si nous nous opposons à quelque chose, aussi questionner les choix industriels et techniques que les multinationales, avec la complicité des États, nous imposent et auxquels peu ou prou, contraint ou non, nous adhérons par ailleurs. S’opposer à cette mine, oui mais cette lutte dépasse largement la cadre de l’exploitation de cette mine et pose, in fine, la seule et terrible question qui vaille : dans quelle société souhaitons-nous vivre ? Je sais très bien que d’aucun repondront que les avantages du coltan, pour rester sur ce sujet, vallent bien quelques sacrifices et que personne n’ignore les prix à payer des innovations technologiques, jugés par d’aucun acceptables. Mais justement le prix à payer pour nos sociétés technocratiques post-industrielles n’est-il pas tout simplement devenu exorbitant et insoldable pour l’humanité ? Reflechissez bien à cela avant de continuer éperdument cette sinistre course au profit, pour quelques rares privilégiés, bien sûr…

  • Bello973

    Dis nous tout Ramphastos…Après réflexion, tu t’es donc débarrassé de ton smartphone?

  • Bello973

    Cette fois, il n’y a pas que la communauté autochtone qui est mobilisée (projet CEOG) des agriculteurs et des entrepreneurs de l’éco-tourisme (créoles et métros entre autres) montent aussi au créneau. Et, ici la commune a émis un avis défavorable sur le projet…

    Sudmine s’est déjà fait virer du Pays Basque en 2018, les habitants du coin s’étant rebellé contre son projet de mine « éco-responsable » initialement approuvé par les autorités. La configuration est ici similaire en terme de contestation, si ce n’est que le minerai en jeu est effectivement beaucoup plus stratégique, voire même géo-stratégique. Reste à savoir si l’Etat nous assimile à un pays du tiers monde (ex. son soutien au mégaprojet écocide et en violation des droits humains, de Total en Ouganda) méritant moins de considération écologique que le pays Basque… Si la justice ne prend pas vite des mesures conservatoires et ne réclame pas très rapidement des études beaucoup plus sérieuses, sur l’impact de l’exploitation alluvionnaire dans le cadre de ce permis… Et bien alors nous serons tous fixés.

    Lors de la rentrée solennelle de la cour d’appel de Cayenne, le procureur général a justement cru bon de préciser:

    « Les affaires liées à l’environnement sont une préoccupation majeure des citoyens, une priorité nationale et particulièrement importantes en Guyane » (Joël Sollier 26/01 – source FG / ALLIMANT).

    On vous observe donc, monsieur le procureur général…

  • Bello973

    Des fois que la justice administrative botte encore en touche…

  • Ramphastos

    @Bello973

    Bien sûr que non, je ne me suis pas debarassé de mon smartphone. D’abord parceque cela polluerait. Mais je sais que j’ai grandi sans et que les espoirs d’émancipation qu’Internet promettait (Prométhé) ont été bien douchés.
    Regarde ce qu’est devenu le Printemps Arabe. Regarde la techno-police qui advient.
    Regarde le taylorisme informatique qui s’insinue dans touts les strates du travail.
    Regarde la diffusion des haines.
    Regarde l’exclusion numérique.
    Regarde l’hypnose collective que ces engins génèrent.
    Et ce n’est pas les quelques bonnes volontés ou initiatives qui changent quoi que ce soit à ce constat.
    Bien sûr je garde mon smartphone, je fais comme tout le monde. J’essaye d’éviter non sans mal qu’il envahisse mon âme et ma vie. C’est tout. Et si je m’oppose comme toi à l’exploitation minière du coltan en Guyane et dans le monde, ce n’est pas seulement pour des raisons environnementales mais pour toutes celles évoquées plus hauts, de ce gâchis monumental et de l’impasse dans lesquelles les hautes technologies nous mènent avec la complicité de multinationales sans scrupules. Je dirai pour repondre complètement et sans tomber dans un luddisme surrané que ce n’est pas la machine qui mène les êtres humains mais les êtres humains qui mènent les machines. Nous refusons, nous dénonçons l’asservissement numérique. Avec ou sans coltan.

  • Bello973

    Ce qui me semble très problématique c’est le blanc-seing administratif accordé à un projet privé, en dehors de toute expertise et concertation solide, notamment via les associations de protection de l’environnement. Un peu comme si la logique c’était on fonce dans le tas et on voit ensuite en misant, sur l’inertie et les faibles moyens de la justice. Je ne suis personnellement pas irrémédiablement opposé à l’exploitation minière sur nos terres (s’il nous faut du coltan, il n’y a pas de raison que ce soient les populations congolaises qui se sacrifient pour nous) à la seule condition que les acteurs concernés des zones impactées, adhèrent aux méthodes employées, forcément respectueuses de l’environnement. Et que le partage des retombées économiques privé/collectivité soit transparent et équitable. Là visiblement on en est encore très loin. Une soi-disant entreprise éco-responsable doit d’abord intégrer cela, avant tout autre prétention…

  • Ramphastos

    L’État, c’est à dire l’exécutif, s’embarasse rarement de l’avis de toutes et tous les composant•es de la société. Les gouvernements pesent le pour et le contre, regardent les rapports de force, et s’engagent dans un intérêt qu’ils estiment profitables. En règle générale pour quelques un•es. Que ce soit au Congo Kinshasa, au Bresil ou ailleurs, le procédé est le même. On peut denoncer l’exploitant pour ses mauvaises manières mais cela est très insuffisant. Car même avec une mine plus respectueuse, si au final l’utilisation de la matière première n’est pas aussi questionnée. Tu me diras que ce sont des sujets distincts, qu’ils tendent l’un l’autre à s’anihiler, ou tu peux estimer que c’est une manoeuvre dilatoire et qu’une lutte concrete est préférable à une lutte plus éthérée ou indirecte. Mais les deux se complètent et se survivent entre elles. Encore une fois, nous ne pouvons nous satisfaire d’une extraction même la plus vertueuse qui soit, sans denoncer l’aliénation au developpement technologique qu’elle génère. C’est une question de fond (et de fonds !) à laquelle la techno-structure s’est toujours refusé de répondre. La raison du blanc-seing de l’administration de L’État et les potentats qu’elle sert est là. Ils savent que tous•tes en croquent du coltan, y compris moi en écrivant ces phrases depuis mon smartphone. Que l’exploitation d’un minerais se fassent dans l’intérêt général et dans un certain respect humain et environnemental, c’est tout à fait juste et défendable, c’est imparable. Mais la cause de ce passage en force, c’est aussi elle qu’il faut attaquer, et le problème a des soubassements telluriques à forte profondeur. Ne pas les attaquer nous reduit à des sisyphes de la lutte environnementale, ou sans cesse nous devons remettre le ceour à l’ouvrage. Après la Montagne d’or, après la mine de Kourou viendront d’autres saccages. Cela ne s’arrêtera jamais. Et nous n’aurons jamais été titiller là ou cela fait mal, à la remise en cause essentielle, à la façon dont nous vivons. Avec le Coltan, c’est le sens des avancées techniques que nous devons interroger, les usages malveillants qui en sont faits, et selon moi, malheureusement bien plus importants que les bénéfices qu’ils apportent à l’être humain. C’est de la parlotte peut-être, pendant que je perrore d’autres se battent… Désolé.

  • damien.davy

    Je vous conseil de visionner cette passionnante conférence, c’est éloquent… pour ceux qui croient encore à la mine propre…

    https://www.youtube.com/watch?v=LXuE0mg6NBQ

  • damien.davy

    Oups : Je vous conseille
    autant pour moi !

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