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Un militaire mis en examen en Guyane par un juge d’instruction pour tentative de meurtre à l’arme blanche à l’encontre du commandant en second du 33ème RIMA de Fort de France

Un militaire mis en examen en Guyane par un juge d’instruction pour tentative de meurtre à l’arme blanche à l’encontre du commandant en second du 33ème RIMA de Fort de France

Un militaire du 33ème RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) de Fort de France, en Martinique, a été mis en examen pour «tentative de meurtre» vendredi en Guyane par un juge d’instruction (1), suivant les réquisitions du parquet, avant d’être placé en détention provisoire à Rémire par une décision d’un juge des libertés et de la détention (JLD).

Il est soupçonné d’avoir poignardé à plusieurs reprises l’un de ses supérieurs, mercredi 28 avril, dans un bureau du Fort Desaix à Fort de France.

L’affaire est instruite en Guyane parce que la juridiction de Cayenne détient la compétence en matière d’affaires militaires pour des faits commis aux Antilles également.

Explications

« Mercredi, au matin, un personnel militaire du 33ème régiment d’infanterie de marine (RIMA) [de Fort de France] a subi une agression à l’arme blanche perpétrée par un autre militaire du régiment», avaient révélé jeudi les Forces Armées aux Antilles dans un communiqué que Guyaweb s’est procuré.

Environ 7 coups donnés avec un objet piquant par le secrétaire sur le commandant en second du régiment dans un contexte professionnel (Le procureur de Cayenne)

L’agresseur qui serait âgé de 35 ans selon l’AFP aurait frappé sa victime à plusieurs reprises avec une arme blanche.

«Environ 7 coups donnés avec un objet piquant par le secrétaire sur le commandant en second du régiment dans un contexte professionnel», a indiqué ce samedi à Guyaweb, Samuel Finielz, le procureur de la République de Cayenne, où l’affaire est instruite, avant de préciser n’avoir «pas d’autres éléments a communiquer», quant au fond de l’affaire.

La juridiction de Cayenne est en effet compétente sur les Antilles Guyane pour connaître des infractions en matière militaire et de sûreté de l’Etat.

Selon un décret co-signé le 3 décembre 2014 par la Garde des Sceaux de l’époque, la… Guyanaise Christiane Taubira, le premier ministre Manuel Valls et le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian (à consulter ici en cliquant), la juridiction de Cayenne avait alors été, en outre-mer, la seule à conserver sa compétence pour les affaires militaires au 1er janvier 2015.

Et sa compétence englobe même, depuis cette date, le périmètre des Antilles.

«Cayenne ayant la compétence sur les Antilles-Guyane pour les affaires militaires, comment cela se passe-t-il concrètement quand les faits présumés sont commis aux Antilles comme pour cette affaire du militaire soupçonné d’avoir poignardé à plusieurs reprises un officier cette semaine en Martinique ?», a-t-on en outre demandé au procureur de Cayenne.

Le parquet de Cayenne reprend la garde à vue et décide des suites a donner, a encore répondu M. Finielz.

Hier vendredi, le parquet de Cayenne a requis l’ouverture d’une information judiciaire dans cette affaire c’est à dire qu’il a requis de fait un juge d’instruction pour diriger l’enquête. Une obligation en cas de crime soupçonné.

Le parquet a aussi requis la mise en examen pour «tentative d’homicide» de l’auteur présumé ainsi que son incarcération provisoire.

Le juge d’instruction a, dans la foulée, prononcé la mise en examen du militaire-secrétaire.

Après une audience dans son cabinet, un juge des libertés et de la détention (JLD) de Guyane a enfin délivré une ordonnance de placement en détention provisoire du militaire mis en examen.

Hier vendredi, la victime présumée, opérée en urgence au CHU de la Martinique, était alors dans un «état stable» selon les Forces Armées aux Antilles, a rapporté l’AFP.

Le commandant blessé a quitté le service des soins intensifs hier vendredi 30 avril.

Quand sa santé le permettra, il sera entendu par les enquêteurs dans le cadre d’une commission rogatoire du juge d’instruction pour donner sa version des faits perpétrés dans ce bureau du 33ème RIMA à Fort de France.

FF

(1) Hier soir et aujourd’hui, la presse nationale et la presse régionale aux Antilles-Guyane (Le site de France-Guyane, celui de Guyane la 1ère), se basant sur une dépêche d’agence auront diffusé par erreur que le suspect a été «mis en examen par le parquet». Or, conformément à la procédure en vigueur, le suspect a été mis en examen par le magistrat instructeur en charge de l’affaire, le parquet ne faisant que «requérir» une mise en examen. Ce n’est pas non plus un «tribunal militaire» qui a décidé du placement en détention provisoire du militaire du 33ème RIMA de Fort de France contrairement aux écrits de la presse nationale et d’une partie de la presse régionale mais un juge des libertés et de la détention (JLD) et ce par ordonnance à l’issue d’une audience dans son cabinet, nous a confirmé un JLD sollicité sur ce point de procédure.

Soulignées, les deux erreurs, reprises sans sourciller notamment par Outremer la 1ère et Guyane la 1ère (capture d’écran du site de Guyane la 1ère).

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5 commentaires

  • micafleur
    02 mai 2021

    Beaucoup d’internautes ne comprennent pas pourquoi le militaire est détenu en Guyane, se basant sur le fait que le centre de détention en Guyane est déjà surchargé. A mon avis vu que c’est le Parquet de Cayenne qui a la compétence et pour les besoins de l’enquête,il vaut mieux que l’agresseur soit détenu en Guyane.Nous ne pouvons que souhaiter à la victime un prompt rétablissement,l’agresseur sera jugé que pour tentative de meurtre,quoique nous n’ayons aucune information pour justifier un tel geste. Le reste appartient à la justice,cependant un constat à l’heure actuelle la violence est partout,à tous les niveaux,essayons au maximum d’éviter,d’être piégé dans ce cercle infernal.

  • FF
    02 mai 2021

    C’est la juridiction de Guyane qui a compétence (voir l’article) en matière d’affaires militaires sur la zone Antilles-Guyane. Cela date d’un décret pris fin 2014 quand Christiane Taubira était ministre de la Justice, décret qu’elle a cosigné. Ce décret est en lien dans l’article.

  • micafleur
    02 mai 2021

    ^J’ai cliqué sur le lien,j’ai compris pourquoi l’agresseur est incarcéré en Guyane,mais sur d’autres sites les autres internautes pas du tout.Ce militaire sera jugé comme n’importe quel citoyen,ce n’est pas un fait de guerre, le journaliste s’est trompé en parlant de tribunal militaire.Quelle histoire!

  • FF
    02 mai 2021

    Oui c’est ce que souligne Guyaweb. Les juridictions qui se prononcent sur des affaires concernant des militaires sont des juridictions de droit commun en France. Et un nombre impressionnant de médias dans l’Hexagone, aux Antilles et en Guyane ont colporté cette erreur en la reprenant sans vérifier. La procédure est pourtant classique…

  • DB
    03 mai 2021

    Exact, ce n’est qu’avant 1982 que ce type d’affaire relevait du tribunal militaire. L’autorité militaire l’aurait probablement qualifiée de « mutinerie ».

    Sur le fond, l’affaire est digne d’intérêt et mériterait d’être suivie. A ce stade, il est bien naturel que le procureur n’ait «pas d’autres éléments a communiquer». Et l’information judiciaire ouverte devrait (en théorie, mon cher Benoit…) contribuer à la manifestation de la vérité.

    En l’attente du résultat, rien ne nous interdit ici d’extrapoler. Je doute pour ma part que le militaire incriminé ait été pris d’une crise de folie furieuse « ayant abolie tout discernement », selon la formule consacrée pour plaider l’irresponsabilité pénale.

    Toutefois, je constate par ailleurs une recrudescence des troubles psycho-sociaux dans un cadre professionnel, probablement liée au durcissement des conditions caractérisant les éléments constitutifs du harcèlement professionnel ; durcissement issu de la loi El Khomri et des ordonnances Macron…

    Je ne vois pas comment l’institution militaire pourrait s’extraire de cette évolution qui, dans notre société, tend à minimiser le harcèlement professionnel et ses effets sur les personnes qui en sont victimes. Qui plus est, force est de constater que ls modes de « management participatif » n’ont pas été pleinement adoptés par cette institution. Chacun en conviendra !

    Bref, j’ai le sentiment qu’il faudra au mis en examen l’assistance d’un avocat des plus talentueux pour espérer échapper à la réclusion criminelle.

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