Mercredi 02 Avril

Pluie d’hommages après la disparition de « Tatie Léodate »

Pluie d’hommages après la disparition de « Tatie Léodate »

Grande figure guyanaise décorée de la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Mérite, Léodate Saïbou surnommée « Tatie Léodate » s’est éteinte à l’âge de 84 ans, ce mercredi 21 août. Au lendemain de sa disparition, une multitude d’hommages lui a été rendue par la société guyanaise.

« Femme d’exception », Tatie Léodate laisse « la Guyane orpheline de l’une des figures les plus emblématiques de son histoire » pour Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane qui se souvient qu’ « elle a offert aux téléspectateurs guyanais des moments mémorables sur la chaîne télévisée Antenne Créole Guyane ». Gabriel Serville salue « son engagement qu’elle a également mis au service de la lutte pour les droits des femmes, par le biais de l’association Fanm’ Dibout, dont elle a été la fondatrice et présidente » et « son amour pour le patrimoine musical local [qui] l’avait d’ailleurs menée à donner de la voix dans les groupes folkloriques Dalia, Lauriers Rose, Sapotille» .

Pour le député Jean-Victor Castor, Léodate Saïbou « laisse derrière elle un héritage pluriel qui contribue sans aucun doute à la magnificence ultramarine et à la reconnaissance de sa créativité (…). Femme de détermination, ses nombreux apports à l’enjeu encore très actuel de la lutte contre l’insécurité sont un puits d’inspiration dans lequel nous continuerons de puiser pour continuer, inlassablement, à oeuvrer à un changement des pratiques et politiques publiques en Guyane.»

« Grande figure féminine de Guyane, Léodate laisse derrière elle un héritage pluriel qui contribue sans aucun doute à la magnificence ultramarine et à la reconnaissance de sa créativité » témoigne le député Davy Rimane. « Femme de détermination, ses nombreux apports à l’enjeu encore très actuel de la lutte contre l’insécurité sont un puits d’inspiration dans lequel nous continuerons de puiser pour continuer, inlassablement, à oeuvrer à un changement des pratiques et politiques publiques en Guyane.»

Les conseillers territoriaux d’opposition « Unis & engagés pour notre territoire » de la Collectivité territoriale de Guyane sont « touchés par la disparition de cette grande figure de la vie culturelle et sociale guyanaise » et rappellent qu’elle était « Née à Trou‐Poissons » et qu’elle « incarnait la femme créole guyanaise par excellence, porteuse de l’héritage patrimonial des savanes d’Iracoubo, des valeurs et traditions de cette Guyane rurale qu’elle aura incarnée avec brio et fierté tout au long de sa vie. »

C’est en créole que la maire de Cayenne Sandra Trochimara a rendu un chaleureux hommage à « Tatie Léodate fanm poto mitan, fanm djok, fanm gran tchò, fanm dibout, fanm kanmza, fanm katouri, fanm pagra, fanm kréyol !…Tatie Léodate Fanm pou tout fanm, Fanm pou tout moun! ». Pour Sandra Trochimara, « Tatie Léodate forgée dans les valeurs d’un héritage culturel et patrimonial remarquable était une personnalité entière férue de justice, militante chevronnée, figure médiatique incontournable, talentueuse et charismatique, sa voix, son rire, son franc-parler nous manqueront sans nul doute très longtemps. »

Serge Smock, président de la CACL et maire de Matoury, s’est aussi exprimé après la disparition de Tatie Léodate qui était « bien plus qu’une femme de culture ». Elle « laisse un vide immense, mais son héritage artistique et culturel continuera d’inspirer et de résonner dans le cœur de ceux qui ont eu la chance de la connaître et de l’écouter. »

Autre hommage, celui de Sophie Charles, maire de Saint-Laurent du Maroni. « Avec son départ, c’est un pan entier de la culture qui nous revient en mémoire. Tatie Léodate laisse derrière elle un héritage culturel incontestable, marqué par son esprit indomptable et sa personnalité éclatante. »

Le sénateur Georges Patient rappelle qu’elle a porté « haut le combat pour le droit des femmes » et a su « mobiliser à plusieurs reprises la société guyanaise autour des problématiques liées à l’insécurité, réveillant les consciences et interpellant les pouvoirs publics et les politiques. » Mais c’est surtout pour « son amour de la musique qui l’aura accompagnée tout au long de sa vie qu’elle restera dans nos mémoires ». Elle « aura, à travers le chant, la musique ou la danse, fait vivre la culture guyanaise créole » et « donné de la joie aux Guyanais. »

Pour la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth, Tatie Léodate était une « femme de Guyane, femme des savanes, experte de nos traditions » qui s’était « donnée le devoir de partager ses connaissances » et a « ouvert la voie à bien d’autres Guyanaises, dont moi ».

Le maire de Macouria Gilles Adelson témoigne : « Tatie Léodate incarnait la sagesse, la résilience et le dévouement envers les autres. Sa vie fut un exemple de courage et d’abnégation, laissant une empreinte indélibile dans le coeur de ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin. »

Acteure culturelle et professeure des Universités en langues et cultures régionales, Monique Blérald se souvient d’ « une femme Djok, poteau-mitan, le courage d’une femme engagée pour les causes de son pays. La Guyane perd une grande dame, une grande chanteuse de musiques traditionnelles. »

Enfin, le préfet de Guyane Antoine Poussier rend hommage à « Tatie Léodate, figure emblématique de la Guyane, qui a tant oeuvré pour la préservation des traditions et de la culture créoles. »

Photo de Une : Tatie Léodate © Mairie de Macouria

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