Samedi 24 Fevrier

Le Suriname négocie auprès de Pékin une restructuration de sa dette

Le Suriname négocie auprès de Pékin une restructuration de sa dette

Fortement endetté, notamment auprès de la Chine, son principal créancier, le Suriname est en train de négocier une restructuration de sa dette auprès de Pékin et espère parvenir d’ici à la fin de l’année à un accord avec la République populaire de Chine sur le rééchelonnement de sa dette et de son taux d’intérêt.

Le Suriname doit environ 540 millions de dollars à la Chine, dont près de 130 millions de dollars d’arriérés que la république a du mal à rembourser. L’ancienne colonie néerlandaise a désespérément besoin d’un allègement de sa dette auprès de ses créanciers, notamment le Fonds monétaire international (FMI), l’Inde, la Chine et le Club de Paris qui a estimé en 2021 la dette totale de Paramaribo à 3383 millions de dollars.

En 2020, le Suriname est devenu après la Zambie le deuxième pays à faire défaut sur sa dette souveraine à la suite de la pandémie de Covid et il a besoin de s’assurer aujourd’hui que les taux d’intérêts n’augmentent pas à l’avenir pour que le pays puisse rembourser l’argent qu’il doit.

D’autant que l’économie du Suriname a été durement impactée par la pandémie de Covid : ses exportations de produits de base ont été touchées par la chute des prix à l’échelle mondiale et ses réserves se sont asséchées lorsque le coût des produits de base importés a grimpé pendant la pandémie.

Les négociations actuelles avec la Chine – le ministre des Affaires étrangères du Suriname Albert Ramdin était à Pékin la semaine dernière d’après l’agence Reuters – portant sur une réduction du taux d’intérêt et sur le taux d’échéance, la durée du prêt, sont capitales car le Suriname a besoin de plus de temps afin de respecter le cadre de viabilité de la dette du Fonds monétaire international.

Ces pourparlers marquent également la dernière étape d’un processus de restructuration de la dette internationale du Suriname après un accord conclu en mai avec avec les détenteurs d’obligations privées et un autre trouvé en juin avec l’Inde. Paramaribo a obtenu un taux d’intérêt fixe annuel maximum de 1,20 % sur les 39 millions de dollars dus à New-Delhi.

Un accord avec la Chine améliorerait la cote de crédit internationale du Suriname afin d’attirer de nouveaux fonds étrangers, notamment pour ses industries pétrolières et gazières en plein boom et sur lesquelles le gouvernement du président Santokhi compte pour redresser l’économie du pays.

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