Samedi 24 Fevrier

Avec son référendum sur l’Essequibo, le Venezuela accentue la pression sur son voisin guyanien

Avec son référendum sur l’Essequibo, le Venezuela accentue la pression sur son voisin guyanien

Formant les deux tiers du Guyana mais convoitée par le voisin vénézuélien, la région de l’Essequibo est au coeur d’une lutte politique et économique entre ces deux pays. D’une superficie de 159 000 km2, cette zone est riche en ressources naturelles et fait l’objet d’une dispute depuis plusieurs décennies.

En effet, un arbitrage international a convenu que cette zone appartenait au Guyana en 1899, mais cette décision a été invalidée en 1963. Par cycle, les tensions reviennent et se sont accrues depuis octobre et la découverte côté guyanien d’importants gisements de pétrole.

Georgetown a d’ailleurs saisi en novembre la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (Pays-bas) face aux menaces d’annexion du Venezuela. La CIJ s’est prononcée vendredi 1er décembre à l’unanimité pour que le pays dirigé par Nicolas Maduro s’abstienne de lancer une quelconque action contre le Guyana. Les juges de la CIJ ont également décrété que le dirigeant vénézuélien doit annuler le référendum prévu ce dimanche 3 décembre à Caracas.

Ce referendum propose de créer le département de Guyana Essequiba et d’octroyer la nationalité vénézuélienne à ses habitants. Une façon d’annexer la région aelon l’ancienne colonie britannique qui administre actuellement l’Essequibo et voit dans la perte de cette zone représentant les deux tiers de son territoire une menace existentielle.

Pour autant ce référendum – qui n’est pas un scrutin d’autodétermination, l’Essequibo étant sous administration du Guyana – n’aura pas de conséquences concrètes à court terme. Caracas cherche avec le plébiscite attendu à renforcer sa crédibilité et ses prétentions.

Le Venezuela cherche désespérément à exploiter de nouvelle réserves de pétrole alors que la Guyana pourrait recevoir une rente de millions de dollars pendant des décennies s’il garde le contrôle de l’Essequibo, riche en pétrole et en minerais.

En réponse à ces menaces de plus en plus pressantes, Georgetown se dit prêt à accueillir des bases militaires étrangères sur le territoire de l’Essequibo selon un article de Voice of America pour qui la probabilité d’un conflit armé entre les deux pays « est réelle« .

Photo : une affiche de propagande du gouvernement vénézuélien qui convoite la région guyanienne de l’Essequibo © Twitter gouvernement du Venezuela

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