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Ni confinement, ni couvre-feu pour les clandestins de l’or guyanais : 156 sites au sein du Parc amazonien avec une progression inédite au sud et un troupeau de zébus observé près d’un chantier illégal à Saül !

Ni confinement, ni couvre-feu pour les clandestins de l’or guyanais : 156 sites au sein du Parc amazonien avec une progression inédite au sud et un troupeau de zébus observé près d’un chantier illégal à Saül !

En mars dernier nous dressions ce constat relatif à la mission de fin janvier du parc  : «sur deux des quatre communes du Parc, Saül et surtout Papaïchton, le nombre de sites est en augmentation.»

« Sur le territoire de la commune de Papaïchton, le nombre de sites est en augmentation constante depuis janvier 2018», soulignions-nous alors en effet, chiffres à la clef : «le taux d’augmentation du nombre de sites s’y chiffre même à 133, 33 % entre fin janvier 2018 et fin janvier 2020, passant de 18 à 42 sur cette période.»

Ces derniers mois, l’effort de lutte semble avoir été plus particulièrement porté sur les sites aurifères de Papaïchton, comprend-on du bilan.

Il avait été demandé courant 2019 par le Parc aux autorités de l’Etat sur cette commune, lesquelles autorités s’étaient engagées à y accentuer la pression.

Le nombre de sites sur Papaïchton baisse de 6 unités en 7 mois passant de 42 à 36 mais en comparant sur la même période à un an d’intervalle, ce chiffre demeure supérieur à celui de septembre 2019 (32 sites).

Le bulletin du parc, récemment remis aux administrateurs, détaille ces chiffres de fin août sur la commune du haut Maroni en les comparant aux chiffres (entre parenthèses) de la campagne précédente, celle de fin janvier.

Le bilan ci-dessus fait explicitement référence aux phénomènes des barges rives surinamiennes dans ce secteur (voir cet article).

Un accroissement des impacts en zone cœur dont la partie aval doit faire l’objet d’inventaires scientifiques dans les prochains mois

Sur Papaïchton le compte-rendu de la mission de fin août récemment remis aux administrateurs, poursuit :

Et le Parc de conclure sur cette commune :

«En dépit d’une baisse de quelques chantiers, l’activité reste très forte sur la commune de Papaïchton dans le parc et en dehors. La dispersion des chantiers sur 3 affluents du Grand Abounami génère un accroissement des impacts en zone cœur dont la partie aval doit faire l’objet d’inventaires scientifiques dans les prochains mois, qui pourraient de ce fait, être remis en cause.»

Cet article est composé de plusieurs parties, lire la suite:

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17 commentaires

  • benoit
    02 novembre 2020

    Comme ils nous ont bien enfume….
    Depuis quelques annees la Pref. refuse de donner les stat. des sites illegaux.
    Donc seul le Parc fait un resumer des sites survoles.
    Attention, roulemenrmt de tambours, abracadabra et hop :
    Plus de 500 sites illegaux (au bas mot) disparus des radars car pas dans la zone du parc.
    156 chantiers ca a quand meme plus de gueule que 700 ou plus.

  • FF
    02 novembre 2020

    En règle générale (vers 2018 et auparavant) c’était plutôt un rapport de 1 à 3 qu’un rapport de 1 à 4 voire plus.

  • GZ
    02 novembre 2020

    Oh, le retour des bons vieux temps du XIX siècle, avec ses boeufs autour de Saul.. Toujours mieux que les escadrons de l’armée brésilienne en vadrouille dans la même zone, dans les ’90… ou qui sait …
    Que de bonnes nouvelles : c’est qu’il y a de l’or PARTOUT, même vers le sud, et que l’agriculture locale se développe incontestablement. La Guyane s’épanouit, en somme.

  • benoit
    02 novembre 2020

    1 a 3 toujours sur infos de la pref.
    Mais ils ne balayaient pas l integralite du territoire en helico….
    Autre
    L histoire des zebus est connu de la part des services veterinaires depuis en 2008.
    ils faisent deja des bonds en.essayant de savoir comment ils allaient pouvoir badger les bovins….
    Les garimpeiros avaient trouver l’astuce :
    Les militaires detruisent les denrees mais ne cours pas derriere les bovins pour les flinguer……..

  • FF
    02 novembre 2020

    Benoit. Pas forcément la préf. Et c’est l’ONF qui balaye. Et toi tes sources pour dire 700, tu es allé balayer sur place ? Et les zébus, la presse bien renseignée en avait déjà fait état à l’époque et avant. La singularité c’est cette photo de zébus en coeur de parc aujourd’hui à Saül

  • benoit
    02 novembre 2020

    Bin il faut correler les estimations des ONG avec ceux des organismes etatiques qui avancent des chiffres (non dementis) de productions de + 10t d or annuel.
    Alors on s apporche (depasse???) bien plus de 700 que de 400 sites.

  • GZ
    02 novembre 2020

    + 10t d or annuel ? C’est vaste :-)) !

    A titre d’indication, la production annuelle du seul St Elie fut de l’ordre de 2500 – 3000 kg il y a déjà 20 ans… Avec un or à 8 Euros/gr…
    +10 t…. me fait rire.

  • FF
    02 novembre 2020

    Elles vont sur place souvent les ONG ?

  • benoit
    02 novembre 2020

    Mouais…. arguments douteux….. pas vu, pas pris, pas d article 😂😂 …..
    En janvier 2019 Guyane la 1ere annoncait la destruction de 765 sites en 2018 et meme pas une seule ONG sur le terrain….
    Alors mes presques 700 font bien pale.figures

  • FF
    03 novembre 2020

    Tu prends les chiffres des autorités (Guyane 1ère !) quand ça t’arrange. Sur les 765 sites annoncés détruits par les autorités donc (quand tu vois ce qui pouvait être appelé patrouilles dans le feu bilan de l’année). Une analyse plus mesurée c’est : combien de mêmes sites reconstruits dans l’année ? Un bon nombre voir nos anciens articles sur le sujet. En 2009 j’ai vu des vis en bois (!) sur un site clandestin…

  • Morvandiau
    03 novembre 2020

    156 sites repérés car repérables. On parle donc de chantiers d’une certaine ampleur. Mais il y a une quantité phénoménale de petits chantiers qui passent à la trappe d’un recensement aérien, c’est évident. Quand on voit l’activité illégale intense qui s’est installée ces dix dernières années sur les secteurs aurifères entre St Georges et Cacao en passant par Bélizon, et le secteur de petit Saut – St Elie, où grouillent des centaines de petits chantiers « légers » dont les bases logistiques et ravitaillement sont situées dans les agglomérations du littoral, il est complètement impensable d’imaginer que l’orpaillage illégal sur toute la Guyane se limite à moins de 1000 chantiers !

  • GZ
    03 novembre 2020

    Tout à fait, compère Morvandiau.
    Mais dites, passant le regard sur l’action et la capacité des autorités et tout particulièrement sur l’attitude de la préfecture (au contrepoint de la « république exemplaire » et de ses lois prétendument en vigueur), vous allez sauter devant le mot « statut », n’est-ce pas ?

  • FF
    03 novembre 2020

    Morvandiau, il semble que ce repérage s’appuie aussi sur quelques actions de terrain voire de renseignement. Ce qui peut paraître impensable aussi c’est d’avancer des ordres de grandeur à la louche sans vérification. Comme certains affirmant : « les recensements Insee de population en Guyane sont faux » alors que dans certaines communes, ils ont eu historiquement des agents de recensement qui se renseignaient sur les sites (dont un proche du milieu des opérateurs miniers que je connais). Et ceci pour les communes qui en faisaient la demande. Il y a aussi la nuance entre ce qui est appelé « chantier » ou plus largement « site » aurifère dans les bilans. Un site primaire par exemple ça peut-être une zone avec beaucoup de puits.

  • Morvandiau
    03 novembre 2020

    @FF, Je doute que les moyens mis en œuvre pour le renseignement/repérage de l’orpaillage illégal soit supérieurs à ceux dédiés à sa répression.
    Pourquoi l’Etat mettrait des moyens à la hauteur du fléau pour détecter l’activité clandestine alors qu’il est déjà largement à la peine pour freiner la partie de l’iceberg facilement visible ?
    En haut lieu, on est bien conscient que ce problème est totalement incontrôlable, qu’il serait illusoire de mobiliser des moyens et des hommes hormis pour des opérations coup de poing médiatiques qui n’ont pour seul effet que de se donner bonne conscience et cacher un peu la merde au chat (Cf opés répétées à Cacao au Pk47 qui reste toujours infesté en permanence par exemple).
    Pourtant, un recensement précis et à moindre cout des chantiers clandestins est largement à la portée de l’État, je pense notamment à des campagnes de survol par drones équipés de capteurs thermiques, mais les résultats vont détonner et sanctionner durement toutes les politiques de recensement conventionnelles et archaïques précédentes sur lesquelles il est bien plus confortable de s’appuyer…
    Pour la Guyane, seul le cours de l’or peut éradiquer l’orpaillage illégal, l’arsenal juridique n’ayant strictement aucune force dissuasive. Autant dire que la situation ne va pas s’arranger de sitôt bien au contraire et je me demande combien de temps ce scandale va rester sous cloche de certaines consciences.
    Et je persiste, les chiffres de l’activité illégale sont très mais alors très très loin de la réalité du terrain.

  • FF
    03 novembre 2020

    Oui mais il ne suffit pas d’affirmer dans ce genre de dossier…

  • GZ
    03 novembre 2020

     » problème est totalement incontrôlable,

    se donner bonne conscience et cacher un peu la merde,

    politiques archaïques,

    l’arsenal juridique n’ayant strictement aucune force,… »

    http://h16free.com/wp-content/uploads/2016/03/gifa-yeah-ok-shkreli.gif

    @Fred Oh que si. Du moment où l’information d’intérêt aussi hautement publique est retenue et d’une façon aussi brutale, un citoyen digne de ce nom a l’obligation de réfléchir et de déduire…
    Sinon, où en serait son « ouverture d’esprit » ?

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