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Covid-19 : remontée des taux d’incidence et de positifs sur le secteur des Savanes (7%) et sur le littoral Ouest (10%) la dernière semaine de février

Covid-19 : remontée des taux d’incidence et de positifs sur le secteur des Savanes (7%) et sur le littoral Ouest (10%) la dernière semaine de février
Les personnels de santé pas suffisamment vaccinés selon l'ARS !

Le taux d’incidence (nombre de nouveaux cas sur 7 jours rapporté à 100 000 habitants) est remonté au-dessus du seuil d’alerte minimal de 50 sur le secteur des Savanes (Macouria, Kourou, Sinnamary, Iracoubo) la semaine dernière en Guyane.

Il s’y élève à 70 qui plus est sur un nombre de tests de dépistage peu important selon le point de situation interne (PSI) consolidé au 2 mars dont Guyaweb a eu connaissance. Le taux de positifs (7%) y poursuivait sa remontée la semaine dernière et ce pour la deuxième semaine de suite.

Avec un chiffre de 44, le taux d’incidence s’est approché de nouveau du seuil d’alerte sur le littoral Ouest guyanais (zone Saint-Laurent/Mana/Awala) la dernière semaine de février. Le taux de positifs y est remonté au taux d’alerte de 10% sur cette période.

Le taux de positifs a, en revanche, continué de baisser sur l’île de Cayenne. Il est estimé à 2% en moyenne sur 7 jours du 21 au 27 février.

Dans leur analyse de la situation, les autorités sanitaires estiment que : « en phase inter épidémique, les effectifs (nombre de personnes dépistées, ndlr) étant faibles, les données sont plus exposées aux fluctuations aléatoires à la hausse ou à la baisse»

Ambiance.

Entre le lundi 15 et le dimanche 21 février, comparativement à la période du 7 au 13 février, le taux de nouveaux positifs au Covid-19 était passé de 4% à 3,5% sur l’île de Cayenne (Matoury, Rémire, Cayenne) selon le point épidémio hebdo du jeudi 25 février de Santé publique France.

En comparant sur 15 jours par périodes de sept jours consécutifs, sur ce secteur le taux de positifs est passé de 4 à 3% (en comparant, voir cet article, la période du 7 au 13 février à celle du 14 au 20 février) puis de 3% à 2% (en comparant la période du 14 au 20 à celle du 21 au 27)

Mais ce taux de positifs a continué à augmenter fin février pour la seconde semaine consécutive tant sur le secteur des Savanes (Macouria, Kourou, Sinnamary, Iracoubo) que sur celui du littoral Ouest (Saint-Laurent, Mana, Awala)

En effet, ce taux sur les deux secteurs, déjà passé respectivement de 3 à 5% et de 4 à 6% (en comparant la période du 7 au 13 à celle du 14 au 20 février) a de nouveau augmenté la dernière semaine de février, passant respectivement de 5 à 7% et de 6 à 10% (en comparant cette fois la période du 14 au 20 février à celle du 21 au 27) :

La preuve avec les chiffres consolidés au mardi 2 mars par les autorités sanitaires (cellule épidémiologie) :

 

Si les autorités sanitaires évoquent une «stabilité», notamment du nombre de nouveaux cas, une hausse du taux de positifs sur certains secteurs (Savanes et littoral Ouest) est tout de même constatée et ce pour la deuxième semaine consécutive.

Par ailleurs, nous avons déduit des données du PSI, un ordre de grandeur du nombre de tests effectués sur chacune des trois dernières semaines.

Sur la semaine du 21 au 27 février, 31 nouveaux cas représentant 7% de positifs, cela signifie qu’environ 440 tests de dépistage auront été réalisés sur le secteur des Savanes (Kourou, Macouria, Iracoubo, Sinnamary).

A titre comparatif, 15 nouveaux positifs avaient été détectés sur le secteur des Savanes, la semaine des jours gras (semaine du 14 au 20 février avec moins de tests de dépistage) ce qui représentait alors 5% des 300 tests de dépistage (environ) effectués sur ce secteur contre 3% des 500 dépistages (environ) effectués la semaine précédente (celle du 7 au 13 février) pour un même score de 15 positifs alors.

25 nouveaux positifs ont été déplorés sur 7 jours la dernière semaine de février, sur le littoral Ouest (Saint-Laurent, Mana, Awala) soit le taux d’alerte de nouveau de 10% de positifs sur 250 tests environ.

A titre de comparaison, 19 nouveaux positifs avaient été détectés sur le littoral Ouest la semaine des jours gras (14 au 20 février), c’était 6% des 315 à 317 tests effectués sur ce secteur sur cette période. La semaine précédente (7 au 13 février), 18 cas s’y étaient révélés positifs sur environ 450 tests de dépistage, soit 4%.

Dans ce secteur, l’ultra-majorité des positifs se trouve, en général, sur Saint-Laurent.

 

Sur l’île de Cayenne (Matoury, Rémire, Cayenne) le taux d’incidence et le taux de positifs  ayant continué à légèrement baisser la semaine dernière, les conséquences des réjouissances carnavalesques sans précaution (du 14 au 17 février, mercredi des cendres compris donc) n’y sont donc pas patentes en matière de santé publique.

La corrélation n’étant pas forcément directe entre comportements à risque et poussée en flèche des contaminations au demeurant, le relâchement des comportements de respect de la distanciation et des mesures barrières étant constaté depuis août dernier en Guyane dans certains quartiers populaires de l’île de Cayenne.

Sur l’ensemble de la Guyane (voir analyse ci-dessous), les épidémiologistes de l’agence de santé publique notent : «Quinze jours après les jours gras, les indicateurs ne montrent pas d’impact sur la tendance épidémiologique.»

Sur la dernière semaine de février, n’auront donc été déplorés que 23 nouveaux cas sur environ 1150 tests environ effectués sur l’île de Cayenne, soit 2% de positifs.

La semaine précédente (celle du 14 au 20 février) sur l’île de Cayenne, l’on avait déploré 27 nouveaux cas positifs sur environ 900 tests soit 3% de positifs contre 58 nouveaux cas (et 4% de positifs) la semaine précédente (7 au 13 février) mais sur un nombre de tests déduit beaucoup plus important : autour de 1450.

Le point de situation sanitaire au mardi 2 mars, que Guyaweb s’est procuré, offrant donc l’analyse qui suit :

 

En revanche, comme déjà souligné à plusieurs reprises par Guyaweb aux autorités sanitaires, une incohérence (moins nette sur la dernière semaine de février) perdure en calculant le taux de positifs (avec un rapport entre le nombre de positifs sur les secteurs à plus forte population, rapporté au nombre total de tests) pour les secteurs cumulés de l’île de Cayenne, celui des Savanes et celui du littoral Ouest soit un bassin d’environ 220 000 habitants, à la moyenne Sidep de positifs ci-dessous sur l’ensemble de la Guyane.

Ainsi, pour cette nette majorité d’habitants de Guyane (plus de 70%), le taux de positifs s’avère de 4,3% pour la dernière semaine de février (79 nouveaux cas sur 1840 tests sur ces trois grands bassins de vie). Alors que l’indicateur SIDEP n’indique que 2,9% de positifs pour l’ensemble de la Guyane (sans préciser la période concernée) et que le nombre de tests est en très petit nombre par ailleurs en Guyane.

Une remarque de notre part (qui date de plusieurs semaines) qu’une source proche des autorités sanitaires a qualifié de justifiée, lundi, en ces termes auprès de l’auteur de ces lignes : «C’est effectivement un souci de mode de calcul».

Santé Publique France devait apporter une réponse mardi matin sur ce volet. Ce jeudi, elle est encore attendue.

 

Par ailleurs, les courbes des taux d’incidence de l’épidémie en Guyane, secteur géographique par secteur jusque fin février, montrent la tendance actuelle :

 

Fin février et début mars, l’ «incidence des hospitalisations et admissions en réanimation» était «stable à un niveau faible», dans les trois hôpitaux publics de Guyane (Cayenne, Kourou, Saint-Laurent), a encore noté mardi le point de situation interne aux autorités sanitaires

Mardi 2 mars, le Covid-Info interne aux autorités ne déplorait que 12 nouveaux cas positifs selon 615 résultats de tests effectués très vraisemblablement la veille.

S’agissant des décès Covid, l’on peut ajouter notamment 3 décès recoupés à domicile ces derniers mois (une dame du quartier Concorde à Matoury en juin 2020, un homme de 80 ans de Maripasoula en juillet suivant et un homme de 55 ans du village amérindien de Sainte-Rose de Lima à Matoury, le 8 janvier 2021) ainsi que ce décès d’une Surinamaise de 23 ans, testée positive à Kourou le 7 juillet 2020, opérée d’une césarienne à l’hôpital de Cayenne, le 23 juillet suivant, dans un contexte de dégradation de son état de santé et décédée quelques jours après en réa.

La barre des 90 décès Covid est donc franchie en Guyane (voir cet article).

Ceci donc dans un contexte, d’une part, de découverte de deux cas supplémentaires de variant préoccupant brésilien P1 (un confirmé par séquençage, l’autre par criblage selon ce PSI du 2 mars) avec investigations en cours et d’autre part de défiance relative de professionnels de santé vis à vis du vaccin aura souligné hier mercredi l’ARS dans sa lettre pro :

«Si la demande de vaccination des personnes de plus de 50 ans enregistre une forte accélération, celle des professionnels de santé progresse moins vite»., déplorait ainsi le bulletin de l’agence de santé publique

Mardi 2 mars au soir, «727 professionnels de santé ou considérés comme tels avaient déjà reçu au moins une dose du vaccin Comirnaty», notait néanmoins hier le bulletin de l’ARS.

L’ARS dit avoir envoyé plusieurs courriers aux professionnels concernés sur la large possibilité de vaccination sans barrière l’âge.

«Gérard Francourt, président de l’Association de transport sanitaire et d’urgence de Guyane (ATSU973), nous confirmait hier soir (mardi soir, ndlr) qu’il avait jusque-là « un doute » sur cette question de l’âge. « Nous avons des jeunes qui travaillent dans nos entreprises. Je vais diffuser l’information à tous mes confrères. » Certains avaient déjà noté cette possibilité et se sont rendus en centre de vaccination.», rapporte encore la lettre pro de l’ARS de mercredi.

«Des pharmaciens se sont aussi interrogés sur l’ouverture de la vaccination à tous les préparateurs en pharmacie. C’est le cas. Quel que soit leur âge, ces professionnels peuvent prendre rendez-vous. Tout comme peuvent l’être les biologistes médicaux, les professionnels des établissements et services médico-sociaux, les professionnels de l’aide à domicile intervenant chez des personnes âgées ou handicapées…», notait encore la lettre pro hier.

A l’inverse, par exemple, Yvane Goua, porte-parole de Trop Violans, très présente sur d’autres médias locaux, et invitée de Radio Peyi mardi y a indiqué qu’elle n’était pas pour cette vaccination estimant qu’il n’y avait «pas assez de recul sur ce vaccin». Questionnée sur l’expertise médicale du collectif Mayouri Santé Guyane par l’auteur de ces lignes en début de semaine («y’a-t-il des médecins et/ou des personnels de santé au sein du collectif Mayouri Santé Guyane»), l’association Trop Violans, qui en fait partie, n’a pas répondu à ce jour.

 Certains n’étaient pas du tout favorables, m’ont demandé tout de suite si j’étais vacciné (Dr Mohamed Sako, responsable du centre de vaccination de Saint-Laurent)

Toujours selon la lettre pro de l’ARS de ce mercredi « une information a également été adressée aux sapeurs-pompiers, via l’état-major interministériel de zone et lors de réunions avec l’ARS. A Saint-Laurent du Maroni, le Dr Mohamed Sakho, responsable du centre de vaccination, a échangé à trois reprises avec les personnels du centre d’incendie et de secours. « Certains savaient qu’ils pouvaient se faire vacciner et montraient de l’intérêt. Mais ces réunions nous ont laissés dubitatifs. Certains n’étaient pas du tout favorables, m’ont demandé tout de suite si j’étais vacciné. Comme l’un d’entre nous ne l’était pas encore, une dame est partie en claquant la porte. D’autres voulaient nous pousser à bout en demandant : « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? » Les plus âgés semblaient moins agressifs. Certains ont même pris rendez-vous immédiatement. » »

Lundi, interrogé par Guyaweb, le médecin coordonnateur de l’Ehpad de Saint-Laurent du Maroni, Olivier Angenieux qui défend la vaccination en tant que «seule solution qui existe aujourd’hui pour s’en sortir y compris sur le plan économique», notait que si «plus de 90% de nos 43 résidents (personnes âgées dépendantes) à l’Ehpad sont déjà vaccinés et ont reçu la seconde dose en février, le taux de personnels de l’établissement vaccinés est moins important et sans doute pas suffisant».

FF

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