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Covid-19 : la troisième vague en Guyane s’annonce, catalysée par les variants, une vaccination insuffisante et un abandon des gestes barrières : le taux de reproduction du virus est à 1,62

Covid-19 : la troisième vague en Guyane s’annonce, catalysée par les variants, une vaccination insuffisante et un abandon des gestes barrières : le taux de reproduction du virus est à 1,62
La sous-vaccination des professionnels de santé est un écueil éthique

Guyaweb s’est procuré les tout derniers indicateurs de l’épidémie en Guyane au vendredi 2 avril.

Plusieurs indicateurs sont préoccupants: taux d’incidence sur l’île de Cayenne et Kourou, temps de doublement des cas de 8 à 9 jours, vaccination toujours insuffisante en nombre chez les personnels de santé, explosion du nombre de cas de variants britannique et brésilien P1 de Manaus, augmentation du taux de reproduction du virus.

Explications détaillées, chiffres à la clef.

«Le point épidémio hebdo (du jeudi 1er avril de Santé Publique France, ndlr) transmis ce vendredi (aux médias, ndlr) permet d’analyser et de comprendre la situation mais les données y sont déjà quasiment dépassées tellement les indicateurs ont évolué rapidement», me confiait ce vendredi soir, une source proche des autorités sanitaires.

Les taux d’incidence et les taux de positif de ce bulletin concernent en effet les chiffres consolidés de la semaine précédente (exemple dans le bulletin hebdo du jeudi 1er avril, figurent les taux d’incidence rapportés à 100 000 habitants de la semaine du lundi 22 au dimanche 28 mars).

Or, comme l’a annoncé Guyaweb mercredi et comme l’ARS le confirme depuis hier, la troisième vague s’amorce et les chiffres évoluent vite pour ne pas dire qu’ils explosent ou sont sur le point d’exploser.

A ce titre, des modélisations mathématiques de l’évolution très probable de la situation sanitaire pour la Guyane, réalisées par l’Institut Pasteur à Paris sont des plus inquiétantes, puisqu’elles prévoient une hausse brutale des entrées en réa de patients Covid dans les 10/15 prochains jours selon l’ARS. Nous y reviendrons après vérification auprès d’un scientifique.

Prenons pour l’heure des chiffres concrets, consolidés : tout d’abord l’évolution du nombre de variants préoccupants

Au 1er avril au matin en Guyane, 118 cas de variants préoccupants (VOC, variant of concern) étaient confirmés en Guyane, c’est quasiment le double de leur nombre une semaine plus tôt : 63

Entre le 18 et le 25 mars, le nombre de cas de variants préoccupants n’avait pas explosé de la sorte : il était passé de 45 à 63.

Au 1er avril, jour de bouclage du dernier point épidémio hebdo révélant ces 118 cas de variants préoccupants guyanais cumulés, l’on dénombrait 34 cas de VOC britannique V1 et 84 cas du VOC brésilien P1 (ou V3) dit «de Manaus».

Jeudi 25 mars, selon le point épidémio précédent de Santé publique France, les 63 cas de variants préoccupants se décomposaient alors comme suit : 22 cas du variant britannique préoccupant V1 (contre 18 cas de ce variant dans le point épidémio du 18 mars) et 41 cas du variant préoccupant brésilien V3 dit «P1 de Manaus» (contre 27 cas de ce variant préoccupant brésilien, une semaine plus tôt).

Ce qui indique que le VOC brésilien a, lui, plus que doublé en une semaine passant de 41 à 84 cas (entre le 25 mars et le 1er avril) quand l’augmentation du nombre de cas de VOC britannique est lui passé plus «modestement» de 22 à 34 cas sur la même période.

Une augmentation de 105% en une semaine donc du VOC brésilien contre une augmentation de 54,5% du VOC britannique qui augmentation moins nette mais non négligeable.

La semaine dernière, ces VOC préoccupants étaient déjà décelés dans près des trois quarts des échantillons positifs au Covid-19 en Guyane (le VOC brésilien représentant 56% des échantillons positifs, le VOC britannique 16%).

Selon l’ARS, interrogée sur ce point, désormais, tous les tests positifs au Covid-19 en Guyane font l’objet de tests PCR criblage et/ou séquençage pour rechercher la présence de variants. Fin janvier par exemple, seuls les échantillons contenant une quantité relativement importante de virus partaient pour séquençage à Paris.

Aujourd’hui, Pasteur fait le séquençage en Guyane, en tout cas, tant que le nombre de nouveaux positifs est gérable localement.

Extrait du point épidémio du 1er avril de Santé Publique France

Le point épidémio faisait état le 18 mars de contaminations «autochtones» par le variant préoccupant P1 (ou V3) de Manaus, c’est à dire des contaminations en Guyane via une circulation locale.

Depuis le 25 mars, les points épidémio hebdo qui se succèdent font état de contaminations autochtones en Guyane à la fois du variant préoccupant britannique V1 et du variant préoccupant brésilien V3 (ou P1). Le point épidémio du 1er avril le confirme évidemment à sa manière ci-dessus.

Chiffre également évocateur : 85 sur 118, soit 72%, des cas de variants préoccupants ont, pour l’heure, été détectés sur l’île de Cayenne (Rémire, Matoury, Cayenne).

Cet indice évoquerait-il l’élargissement géographique des cas : en début de semaine 66 des 89 variants préoccupants détectés concernaient l’île de Cayenne soit 74% du total des cas de VOC guyanais.

Au 1er avril sur ces 85 cas de variants préoccupants cumulés chez des habitants de l’île de Cayenne depuis fin janvier : 20 sont des cas du VOC britannique, 65 sont des cas du VOC brésilien P1 (ou V3) de Manaus.

Autrement dit : plus de trois quarts des cas de VOC confirmés de l’île de Cayenne (76, 47% plus exactement) sont des cas de VOC brésilien et moins d’un quart des cas de VOC britannique.

Plus largement, au 1er avril, l’île de Cayenne déplore 77,38% des cas de VOC brésilien P1 de toute la Guyane et 58,82% des cas de VOC britannique du territoire.

Les autorités sanitaires sont plus discrètes quant aux autres localisations en Guyane des cas de variant préoccupant.

Elles indiquent simplement qu’au 1er avril, le taux de 11, 76% des cas de VOC britannique se situe à Kourou (4/34)

Les épidémiologistes de l’ARS ne fournissent donc pas au 1er avril, la localisation de 10 des 34 cas de VOC britannique en Guyane et de 19 des 84 cas de VOC brésilien.

Nous savons qu’il y a aussi des cas de VOC brésilien sur Kourou.

Extrait du point épidémio du 1er avril relatif aux variants

 

Autre indicateur préoccupant :

L’incidence hebdomadaire augmente rapidement sur le territoire et a désormais dépassé le seuil d’alerte de 100 infections pour 100 000 habitants sur 7 jours glissants à Cayenne, Rémire-Montjoly et Kourou.

«Alors que se profile un week-end de Pâques où les rassemblements familiaux et festifs seront nombreux, puis les vacances scolaires, la Guyane est à la veille d’une nouvelle vague de contaminations au Covid-19. L’incidence hebdomadaire s’élevait à 68 cas pour 100 000 habitants en début de semaine et dépassera vraisemblablement les 100 pour 100 000 dans le courant de la semaine prochaine : la vitesse de doublement est désormais de 8 à 9 jours, comme au plus fort de l’épidémie l’an dernier.», note la Lettre pro de l’ARS de ce vendredi 2 avril, sur des éléments d’information arrêtés au jeudi 1er.

Selon des éléments d’informations encore plus récents que Guyaweb s’est procurés, à la date de ce vendredi 2 avril, sur l’ensemble de la Guyane, le taux d’incidence sur 7 jours glissants est passé à 74 nouveaux cas rapportés à 100 000 habitants, soit bien au-dessus désormais du seuil d’alerte minimal de 50 cas rapportés à 100 000 habitants sur 7 jours.

«La situation est la plus critique dans l’Île-de-Cayenne, en particulier dans le chef-lieu (160 cas pour 100 000 habitants) et à Rémire-Montjoly (140 pour 100 000), ainsi qu’à Kourou (supérieure à 100 cas pour 100 000), selon les dernières données de Santé publique France . Ailleurs en revanche, l’incidence hebdomadaire est souvent inférieure à 15 cas pour 100 000 habitants. Cette différence correspond aussi à ce qui a été constaté au niveau des clusters, qui se concentrent dans les communes les plus touchées.», note encore la Lettre pro du 2 avril, arrêtée à des informations datées de la veille.

«Désormais, il ne fait plus aucun doute que les variants en sont pour bonne partie responsables. La hausse des cas de variants amazonien (P.1) est parallèle à la hausse de l’incidence. », conclut sur ce volet la Lettre pro de l’ARS.

Nous y ajouterons en matière de responsabilité peu glorieuse, les comportements de plus en plus relâchés ou irresponsables : «dans mon quartier, je suis le dernier à porter le masque», confie cet habitant de Matoury de la périphérie de Balata. Nous l’avons vérifié. Le masque qui protège l’autre de cet homme est le trèfle à quatre feuilles du quartier.

La vaccination est encore trop faible en Guyane pour freiner l’épidémie et éviter cette troisième vague qui se précise.

«Au mardi 30 mars, 9132 personnes ont été vaccinées en Guyane pour au moins 1 dose soit une couverture vaccinale de 3,1% avec une dose et 1,4% pour deux doses.», note le point épidémio du 1er avril.

Six jours auparavant : «au 24 mars, 8016 personnes [avaient] été vaccinées en Guyane soit une couverture vaccinale de 2,8% de la population guyanaise».

La progression est donc lente.

Depuis le 30 mars, la vaccination a été élargie à toutes les personnes de plus de 30 ans en Guyane.

Selon nos toutes dernières informations, au 2 avril, 9679 premières injections de vaccin ont été administrées en Guyane et 4515 secondes injections.

 

Autre indicateur d’une situation très préoccupante, les clusters se multiplient comme au moment de la première vague, il y a un peu moins d’un an.

«Entre le 15 au 25 mars 2021, un nouveau signalement a été enregistré en établissement médico-social avec hébergement. Il s’agit d’un cluster en EHPAD : 3 membres du personnel ont été testés positifs. Les résidents d’EHPAD ont été testés également. Cet cluster est en cours d’investigation», notait le 25 mars dernier le point épidémio hebdo précédent.

«Entre le 25 au 31 mars 2021, un cas supplémentaire a été détecté dans [ce] cluster détecté la semaine [précédente (semaine 11) dans un établissement médico-social avec hébergement.» , souligne le point épidémio du 1er avril.

Tous les cas (4 donc) de cet EHPAD sont donc des «membres du personnel, aucun cas n’a été détecté parmi les résidents. Ce cluster est en cours d’investigation.» note encore le point épidémio adressé aux médias ce vendredi.

Ce cluster est symptomatique du déficit de vaccination anti-Covid chez les personnels soignants en Guyane.

Au 2 avril en Guyane selon nos informations, seuls 1333 professionnels de santé -dont 45% d’hommes et 55% de femmes- ont été vaccinés. 841 d’entre eux ont reçu leur seconde injection.

Si la liberté individuelle doit absolument être respectée, elle s’arrête à la mise en danger d’autrui

Dans une opinion publiée cette semaine, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et la Conférence nationale des espaces de réflexion ethnique régionaux (CNERER) estiment qu’il est « impératif de se donner pour objectif que tous les professionnels de santé et tout intervenant médico-social exerçant en établissement et à domicile soient rapidement vaccinés. Ils rappellent qu’il s’agit d’un enjeu éthique et déontologique fondamental, et que si la liberté individuelle doit absolument être respectée, elle s’arrête à la mise en danger d’autrui : un principe éthique essentiel est de ne pas nuire à autrui. »

«Depuis le 5 octobre 2020, 12 signalements ont été rapportés par les établissements médico-sociaux avec hébergement, dont 2 étaient en EHPAD. Chaque signalement concernait entre 1 et 8 cas par structure avec en moyenne 2 cas par signalement. Au total, cela concernait 20 professionnels de santé et 9 résidents.», note de son côté le point épidémio du 1er avril.

Sur les clusters qui se sont récemment multipliés, ce même point épidémio offre le tableau suivant :

Parmi les clusters ci-dessus donc figure forcément le désormais célébrissime cluster rfoesque passé à la postérité de l’histoire guyanaise du Covid (voir cet article).

Dans ce tableau impressionniste guyanais un rien affligeant, les autorités étatiques ont décidé d’élargir le couvre-feu de 19 heures à 5 heures sur les communes les plus touchées en ce moment : Cayenne, Matoury, Rémire, Macouria et Kourou.

La vente d’alcool est aussi interdite sur le papier après 18 h 30.

Ce vendredi, le député Gabriel Serville a différencié «ceux qui font la fête et que les services [de l’Etat] devraient davantage traquer (1) parce qu’ils ne respectent pas les consignes» du «citoyen lambda qui paye les pots cassés parce que certaines personnes n’ont pas respecté la loi. Pour ma part, j’avais proposé d’avancer ce couvre-feu de 23h à 21h afin de rendre cette décision plus acceptable».

Autre information que Guyaweb est en mesure de dévoiler : ce vendredi 2 avril, le taux de reproduction du virus (SIDEP) est remonté à 1,62 sur sept jours glissants.

Autrement dit -en moyenne-, 5 personnes contaminées par le Covid-19 en contaminent désormais 8 de plus.

Une semaine auparavant, sur 7 jours ce taux était de 1,3.

Un point de situation interne des autorités sanitaires de Guyane de ce vendredi confirme cette inquiétante tendance : «le temps de doublement des cas est actuellement de 9 jours. Ce qui est relativement fort». 

2945 rendez-vous de vaccination anti-Covid ont été pris cette semaine en Guyane et 3251 sont pris pour la semaine prochaine.

FF

(1) Interrogé depuis 2 mois et relancé sur la question quant au nombre de verbalisations en matière de fêtes clandestines, ces deux derniers mois donc, le service de communication du préfet de Guyane n’a toujours pas donné un début de chiffre.

Variants : des personnes plus jeunes sévèrement et mortellement touchées, des patients admis plus tôt en réanimation

«Si les études sont encore peu nombreuses sur le sujet, de nombreux soignants témoignent d’admission en réanimation de patients plus jeunes et dans des états plus graves, sous l’effet des variants. Le Pr Xavier Capdevila, responsable du service d’anesthésie-réanimation du CHU de Montpellier (Hérault), cité par APMNews, souligne la « décorrélation » des deux pentes d’hospitalisation pour Covid-19 et d’admission en réanimation : lors de la première vague, à la hausse des hospitalisations correspondait, quelques jours après, une hausse similaire des admissions en réanimation.» note la Lettre Pro de l’ARS du 2 avril.

«Aujourd’hui, dans les différentes régions qu’il a étudiées», poursuit la Lettre Pro, ce professeur en médecine «constate une hausse « beaucoup plus importante » des entrées en réanimation. Il note aussi qu’il y a actuellement « beaucoup d’intubation, de ventilation, de dialyse, de décubitus ventral, voire de circulation extracorporelle » chez les patients Covid en réanimation, et qu’ils « sont beaucoup plus jeunes qu’à la première et à la deuxième vague. C’est très clair dans nos réanimations. » Dans son service, l’âge moyen des patients admis en réanimation pour Covid-19 est passé de 72-73 ans en première vague à 64 ans en deuxième vague et 61 ans actuellement. La proportion des patients ventilés, qui avait baissé en deuxième vague, repart à la hausse à la faveur de l’arrivée des mutations du virus. Les patients ont aussi un peu moins de comorbidités que précédemment.»

Le Brésil, durement touché par le variant amazonien (P.1) dit de Manaus (le plus présent en Guyane, ndlr) a enregistré 3 780 décès liés au Covid-19, mardi 30 mars.

La Lettre Pro de l’ARS de ce vendredi rapporte encore cette information : «Au moins 60 000 personnes sont mortes du P.1 en mars, s’inquiète le British Medical Journal « Les experts ont alerté sur le fait que le Covid-19 touche désormais les jeunes Brésiliens bien plus durement qu’avant. Les médecins engagés contre le Covid-19 rapportent que davantage de jeunes gens sont admis dans leurs hôpitaux actuellement».

«L’Association brésilienne de médecine intensive a calculé que le nombre de personnes de 18-45 ans nécessitant des soins intensifs entre février et mars a été trois fois plus élevé qu’entre septembre et novembre, et que le nombre de décès liés au Covid-19 dans ce groupe d’âge avait presque doublé. Enfin, les régions les plus touchées par le variant P.1 sont aussi celles où les indicateurs ont augmenté le plus. A Manaus, le taux de létalité chez les 20-39 ans a été 2,7 fois plus élevé au cours de la deuxième vague (P.1) qu’au cours de la première (souche historique).», rapporte encore la Lettre Pro.

Avant de noter : «Une autre étude publiée dans le British Medical Journal conclut à un taux de létalité à 28 jours plus élevé avec le variant britannique (également présent en Guyane, ndlr) qu’avec les variants ayant circulé précédemment. « La probabilité que ce résultat soit lié au variant est élevée »».

Au 30 mars, sur les 5 derniers décès Covid en Guyane, 4 concernaient des personnes âgées de 44 à 54 ans.

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12 commentaires

  • GZ
    03 avril 2021

    Et hop, fallait pas attendre longtemps après le Teuton de la Chancellerie qui a ouvert la brèche :
    nos meilleurs experts rétropédalent devant la réalisation des prédictions « complotistes » parfaitement prévisibles pour quiconque ayant un minimum de culture adéquate :

    « Immune evasion means we need a new COVID-19 social contract » sur The Lancet, signé par les membres du « conseil scientifique » qui reculent à toute vitesse devant leurs propres préconisations, rejetant tout sur la politique. Le courage habituel, qué.
    Donc
    « l’émergence et la propagation des variants du SRAS-CoV-2 est corrélée à l’absence de protection immunitaire robuste après une première exposition au virus, VOIRE A UN VACCIN. »
    (= vaccination induit des mutations)

    du coup, « Les avantages collectifs de l’immunité collective sont devenus similaires à un mantra… et l’importance de l’immunité collective présentée comme une solution à la pandémie « pourrait être » sur le point de changer avec l’émergence de l’évasion immunitaire »
    « Cette évolution, associée à la l’émergence de mutants a été observée non seulement avec le SRAS-CoV-2, mais aussi avec d’autres virus. This is a virological game changer » (beee, niveau lycée…)

    « Par conséquent, il est temps d’abandonner les approches fondées sur la peur, fondées sur un confinement généralisé apparemment aléatoire, stop-start, comme principale réponse à la pandémie »
    « enfermement général dévastateur …Il n’est plus possible d’utiliser le confinement général stop-start comme principale réponse à la pandémie de COVID-19. Bien qu’attrayante …mesure par défaut pour les dirigeants politiques craignant une responsabilité juridique pour des réponses nationales lentes ou indécises, son utilisation doit être réexaminée »

    etc etc, bonne lecture.

  • FF
    03 avril 2021

    T’es jamais à court de sophismes ou de pirouettes hein. Tu oses tout. Les inconditionnels locaux de la théorie du complot évoquaient « l’après Covid » en Guyane il y a quelques semaines…

  • EL MATADOR
    03 avril 2021

    C’est dingue, GZ est vraiment négationniste.
    Quand je pense que ses maîtres à penser: Trump, Bolsonario et même Poutine ont tous pris le vaccin…
    Comme quoi à un certain niveau de responsabilités,
    faire appliquer ses commérages c’est bon uniquement pour les autres.

  • GZ
    03 avril 2021

    Mais oui, bien sûr, c’est les membres du « conseil scientifique » qui signent l’article, mais c’est moi qui fais des sophismes et de pirouettes.
    Mais oui, mais oui.

    Matador, tu sais au moins ce que tu dis ? Parce que c’est vraiment nul.
    Négationniste de quoi? homme des points Godwin que tu es.

  • sheik240
    03 avril 2021

    Pourquoi le fait de vacciner ferait émerger les variants? Les variants britanniques et sudafricains ont apparus bien avant la vaccination. Il me semble que ce sont des processus largement disjoints.

  • FF
    03 avril 2021

    Je te renvoie GZ à tes certitudes quand tu laissais entendre un rien péremptoire que les variants étaient sans intérêt voir que c’est du pipi de chat. Faut-il te demander ton avis éclairé par RT sur le choix entre la vaccination ou rien ?

  • GZ
    04 avril 2021

    Et pourquoi tu « renvoies » à un hors sujet ? Pour fuir ce dont parle précisément ?

    Par ailleurs oui, il était connu depuis tjs que ce virus sera très variable. Oui. Péremptoire ou pas à ton goût, ça, c’était une certitude et reste un fait. Raison pour laquelle je t’ai simplement rappelé qu’il est inutile de sautiller quotidiennement sur les variants, ils dépasseront à la fois tes capacités comme l’intérêt des lecteurs…
    Et que, par conséquence, le sujet est futile, « pipi de chat » comme tu dis non pas parce que sans effet, mais parce qu’il est objectif et te condamne à un comptage ennuyant. Le véritable sujet étant le bien-fondé des réponses à la situation, la capacité d’analyse et de discernement. Ce qui ne passe certainement pas par le dénigrement des acquis scientifiques et de leurs représentants, le refus sectaire de pans de connaissances au service de la politique politicienne, d’intérêts très particuliers, le radotage pénible de « théories de complots » devant chaque hypothèse ou prévision qui te dépasse.

    Et ne passe pas par le dénigrement d’autres médias non plus.

    Qq c’est ton histoire « choix entre la vaccination ou rien » ? Qui en a parlé ici ? Que veux-tu insinuer encore ?

  • FF
    04 avril 2021

    Je te mets simplement devant tes contradictions. Ben non tous les variants ne se valent pas contrairement à ce que tu prétendais il y a quelques semaines. Le variant P1 brésilien et ses 17 mutations au moins sera plus dangerereux que le variant ZG qui a du mal à muter…

  • Morvandiau
    04 avril 2021

    La saison 3 de la série covid-19 promet d’envoyer du lourd avec le nouvel acteur brésilien qui fait tomber tous les masques en pâmoison.
    Il suffit de voir les nombreuses fêtes où les gens se collent les uns les autres comme ils ne le faisaient pourtant pas auparavant, les messes dans les nombreuses et minuscules églises plus ou moins improvisées des quartiers comme Cogneau ou Sablance : pleines à craquer de personnes d’age respectable et qui sont sans masque puisqu’il faut chanter les louanges.
    Ces mêmes personnes repartent ensuite seules à pied, masque sur le visage cette fois puisqu’il n’y a plus aucun risque…
    On marche sur la tête. Mais pour ça, il n’y a strictement rien à faire.
    Pas de vaccin contre la stupidité et pas de médicament pour booster le simple bon sens…

  • GZ
    05 avril 2021

    Ne t’efforce pas à chercher contradiction chez l’autrui, commence déjà devant ton miroir.

    Quand est-ce que j’ai dit que tous les variants se valent ? D’où cette accusation encore ? Je t’ai dit que les variants seront quasi infinis, du coup leur comptage est inutile, l’essentiel étant ailleurs, à savoir dans la réponse indépendante de l’émergence des variants. C’est vraiment si difficile à comprendre ?
    ZG n’a pas à muter, c’est le discours « officiel » qui mute sans arrêt, ce dont tu devrais t’inspirer… D’autant plus que t’as passé l’essentiel de ta vie à en raconter.

  • FF
    05 avril 2021

    Et ce grand démocrate a même son média indépendant. Je pouffe https://www.lesechos.fr/monde/europe/poutine-soffre-le-droit-de-faire-deux-mandats-de-plus-1304269

  • GZ
    05 avril 2021

    Quel rapport avec la situation épidémique en France ou ailleurs et avec la performance nationale d’y faire face ?

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