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Médecine en milieu isolé

Médecine en milieu isolé

Le médecin urgentiste Bernard Fontanille, qui parcourt le monde à la rencontre de ceux qui prennent soin des autres, est en escale à Maripasoula, ville isolée sur le fleuve Maroni accessible seulement par avion ou pirogue.

Le documentaire « Médecines d’ailleurs: Guyane, médecine tropicale sur le Maroni » sera rediffusé sur Arte vendredi 5 janvier à 14h30.

Dans ce reportage de 23 minutes consacré à l’accès aux soins en milieu isolé, Bernard Fontanille rencontre la médecin généraliste spécialisée dans la médecine tropicale Cécile Rabille, qui exerce au centre de santé de Maripasoula et participe à des visites dans les villages amérindiens isolés. 

Direction donc Antecume-Pata pour une tournée médicale dans ce village situé à trois heures de pirogue en amont de Maripasoula, loin des deux grands hôpitaux du littoral, le Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais à Saint-Laurent-du-Maroni et le Centre Hospitalier Andrée Rosemond à Cayenne.

Il faut voir le travail de ces médecins engagés qui se sont mis au service de populations isolées et qui exercent souvent seuls auprès de patients exposés aux maladies tropicales comme la leishmaniose ou le paludisme.

Pour les impatients, le documentaire « Médecines d’ailleurs: Guyane, médecine tropicale sur le Maroni » est visible jusqu’au 19 février, ici.

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5 commentaires

  • fapips86

    Je suis AfroGuyanais, descendant de personnes mises en esclavage en Guyane. J’y ai toujours vécue.
    Ce reportage confirme aussi une autre chose, une autre réalité: le cloisonnement ethnique  en Guyane. Ce cloisonnement ethnique particulièrement :
    – désavantageux pour les amérindiens guyanais en terme de santé notamment.  D’ailleurs le taux de suicide chez ces derniers est particulièrement élevé.
    – humiliant voire infantilisant pour les guyanais en général (peu importe l’ethnie)  car ils connaissent peu leurs territoire. On leurs explique depuis l’école que l’avenir est ailleurs. Alors qu’il est ici.
    – Avantageux pour l’état qui joue sur sur l’ignorance et sur l’éloignement entre les communautés pour conserver un sentiment de défiance entre elles et imposer de directives types coloniales. 
    Ainsi il faut une autorisation spéciale pour ce rendre dans l’intérieur des terres. Déjà difficile d’accès car pas de routes ou même de chemins ferrés. Se rendre là-bas est si chère, que se n’est pas anodin de ne voir que du personnel (souvent fonctionnaire) métropolitains dans l’intérieur des terres. Sans compte les touristes au fort pouvoir d’achat.
    A ce demander si la France veut vraiment développer ce territoire. Par développement j’entend infrastructure routière et ou ferroviaire (nettement plus écologique, n’est-ce pas ?), l’accès à L’eau potable en réseau, l’électricité, des écoles, des hôpitaux, création d’activité professionnelle en adéquation avec la nature et la démographie galopante guyanaise.
    L’interview de fin du médecin nous donne un élément de réponse :
    « L’intérêt que j’ai à travailler ici c’est le fait que ça soit ISOLÉ, que ça soit plus COMPLIQUÉ, et en même temps ça demande une ÉNERGIE TRÉS IMPORTANTE »
    C’est bien sur ces caractéristiques que la France compte pour maintenir ce territoire sous cloche. Il faut aussi garder a l’esprit que plus de 96% des terres sont la propriété de état français.

    • rj42

      Je suis amoureux de la Guyane mais n’y ai pas toujours vécu.
      Votre diagnostic est partial car peu de « vrais guyanais » (comme vous semblez l’entendre) n’osent venir travailler dans les communes de l’intérieur… alors que ce n’est pas les postes vacants qui manquent…
      Trêves de divisions en effet, mais acceptez que les rares professionnels motivés en sites isolés ressemblent à cette jeune médecin.
      Luttons pour un développement éclairé et plus autonome de la Guyane : OUI mais sans se tromper de cible.

      (Un descendant de personnes ayant crevé dans les mines de charbon, asservies par les mêmes élites capitalistes responsables de la honte de la traite négrière)

      • fapips86

        Tout d’abord merci de votre réponse cordiale. Je sais que c’est un sujet « sensible » mais on ne pourra progresser qu’on brisant les tabou qui mine ce territoire aux dimension d’un état.
        Pour commence bien que ça ne paraît pas dans mon commentaire j’admire le travail fournis par les personnel de santé dans ces lieux isolés et cela quelque soit leurs couleurs de peau vraiment??
        Je suis moi même infirmier et si J’arrive ! N’avait pas d’enfants (j’ai 3 jeunes enfants) j’y serai allé.
        C’est bien cela l’un des principaux problèmes, la situation de locaux je n’ai jamais parlé de « vrai guyanais »car c’est un faux débat.
        -Paradoxalement le sacrifice demandé aux locaux est plus dure que celui demandé au nouvel arrivant qui n’a pas d’enfants ou de conjoint (dans une moindre mesure).
        Le côté aventurier est plus facilement assumable car le célibataire sans enfants n’est pas obligé de faire « subir » son choix à sa famille. Vous connaissez la démographie guyanaise et celle de la France (métropole si vous préférez )
        Et c’est justement le profil de ces personnes qui vont dans l’intérieur des terres.
        – deuxième difficulté de taille et qui est parfois lié à la première. L’aspect financier et oui il est très chère de se rendre dans l’intérieur des terres et d’y vivre décemment. Pour rappel le taux de pauvreté en Guyane est de 44%. Les fonctionnaires sont une classe socio professionnelle très endettée.

        – troisième raisons elle est historique. C’est le syndrome de « l’inini mental » c’est une sorte de blocage chez les guyanais du littoral qui l’empêchent de « s’approprier » leurs propre territoire dans tout sa globalité. Un blocage mental qui n’existe pas chez le métropolitain fraîchement arrivé.
        Le territoire de l’inni prend naissance durant la période coloniale (qui par bien des aspects demeure toujours ) de 1930 à 1969. Je ne vous ferai pas un cours d’histoire. Ce qu’il faut retenir c’est que ce territoire constituait une subdivision de la Guyane et ne laissait que la bande côtière comme accès libre aux « sujet français » de l’époque à savoir les créoles. Le reste était soumis à discrétion de l’état français officiellement pour « protéger » les amérindiens officieusement pour pouvoir piller tranquillement.
        Ainsi puisque ma mère et ma grand mère n’ont pas pu s’y rendre elle ne m’ont pas transmis ce désir. Surtout que comme à l’époque il faut une autorisation préfectorale pour s’y rendre.

        • rj42

          Je comprends votre point de vue et vous invite à venir en discuter au bord fleuve avec un ti’punch !

  • fapips86

    Ça sera avec un grand plaisir mon Facebook est Fabien JACQUES ANDRE COQUIN.
    À bientôt j’espère

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