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AEX Nelson : “dire que le risque zéro n’existe pas, c’est tout simplement mentir”

AEX Nelson : “dire que le risque zéro n’existe pas, c’est tout simplement mentir”

On aura le fin mot de l’affaire de l’AEX Nelson ce vendredi. Le tribunal administratif de Cayenne doit trancher sur la suspension ou non des travaux de la société minière SAS Trajan sur la crique Nelson, la première AEX alluvionnaire sur le bassin de Kourou dont les travaux ont débuté le 2 décembre dernier. Ce mercredi matin s’est tenue l’audience publique présidée par la juge des référés Marie-Thérèse Lacau, avec près de deux heures de débats. D’un coté les requérants, les guides en milieu amazonien de la Compagnie des Guides de Guyane, l’association de protection de l’environnement Guyane Nature Environnement…

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14 commentaires

  • Johann

    Ayant assisté à l’audience en tant que simple public, j’ai eu plusieurs fois envie de bondir pour prendre la parole quand j’entendais que l’activité légale empêchait l’activité illégale.

    18 ans passé sous les drapeaux, dont 5 années en Guyane avec plusieurs opérations harpie à mon actif, je peux affirmer la chose suivante :

    L’activité légale attire l’orpaillage illégale comme un aimant. Pire, certains illégaux « arriveraient » (je ne veux pas être attaquer pour diffamation) à blanchir leur production auprès de certains légaux mal intentionnés.

    Pour finir, l’avocat de la partie adverse semble dire que l’exploitation sera abandonnée dans la semaine au profit des illégaux. La société d’exploitation ne devra-t-elle pas tout nettoyer toute la pollution et le ou les bassins de rétention ?

    Si le jugement est fait dans les règles, la requête ne peut-être que validée tant les irrégularités administratives sont nombreuses. Ce serait une grosse erreur de la rejeter et entrainerait immédiatement un pourvoi au conseil d’état, qui lui, trancherait irrémédiablement en faveur des requérants.

    En Guyane, même si on a des « copains » biens placés, on ne fait ce qu’on veut. Le tribunal administratif est là pour le rappeler. Il est malheureusement pas assez sollicité.

  • Orpailleur

    Il y en a qui ferait mieux de repartir chasser le clando, mais c’est plus confortable de se battre avec un clavier …

    • La Sobriete Heureuse

      «  Mettre des orpaillaux légaux à la place des illégaux, pour faire respecter l’état de Droit » c’est en substance ce qu’a essayé l’avocat de la Deal / Trajan de nous convaincre. Une sacré bonne idée qu’un préfet a voulu à déjà voulu mettre en pratique en 2014.
      Résultat : en sept 2015, le président de la FedomG de l’époque, Gauthier H, élu homme de l’année 2018 par France-Guyane (sic), fut mis en examen pour exploitation minière illégale, blanchiment d’argent, exécution d’un travail dissimulé, blanchiment de fraude fiscale, et même interdit d’avoir une activité professionnelle en relation avec l’activité aurifère. Du coup, voilà qu’il orpaille avec son clavier
      https://www.guyaweb.com/toutes/ce-qua-requis-le-parquet-a-lencontre-de-gauthier-horth/

  • Francois

    je suis impressionné – et admiratif – par l’avis ci-dessus de Johann, car c’est si rare que des gens de sa longue expérience s’expriment ainsi. Et je suis tout à fait d’accord avec la phrase célèbre du Capitaine Viard (09 juin 2004): « il faut savoir qu’entre l’orpaillage régulier et l’orpaillage irrégulier, la frontière est aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette »

  • Saluda 973

    Une jurisprudence dans ce domaine est nécessaire. Tant qu’on ne percute pas que la qualité de l’eau du réseau hydrographique de Guyane est notre véritable richesse, on a déjà un train de retard…

  • Orpailleur

    C est tout de même stupéfiant, l’orpaillage légal selon vous serait pratiquement responsable de l’illégal ???
    Aucune responsabilité des gardiens de la paix (Gendarmes, Police, Douanes) ou des Parcs ???
    Quelqu’un peut il m’expliquer ???

    • GZ

      A votre service.

      Si l’apparition de l’orpaillage illégal est éminemment un défaut purement régalien (jamais assumé/reconnu), son essor est dû aux orpailleurs légaux.
      Les premiers équipements sérieux leur ont été vendus à Cayenne, par d’autres orpailleurs / commerçants qui leur faisaient CREDIT. Payement plus tard et en OR. Vu à la télé figurez-vous, rien de secret, aucune procédure judiciaire… pb de statut, on dirait :-)
      A présent, illégaux et légaux sont imbriqués. Par intérêt et par obligation.
      Naturellement, ce n’est pas un « moyen » devant un tribunal administratif…

    • le Jaguar

      On peut certainement reprocher à l’état de ne pas être suffisamment efficace, de ne pas mettre suffisamment de moyens, éventuellement de ne pas avoir la volonté politique d’éradiquer le phénomène de l’orpaillage clandestin mais les acteurs de terrain (forces de l’ordre, militaires, agents des parcs) n’ont aucune responsabilité en la matière. Les associations de défense de l’environnement n’ont pas d’avantage vocation à lutter contre ce problème.

  • Orpailleur

    Commencez la quête pour aller au conseil d’état.

  • Orpailleur

    GZ, si votre seule source est la télé, sortez de chez vous, allez à oyapock coté brésil, c’est de la que tout est parti et que tout continue, avec maintenant albina 1 et albina 2 coté surinam.

    Les clandos n’ont jamais eu et n’auront jamais besoin des légaux.

    Pour le soi-disant blanchiment d’or par des légaux, que les plus malins d’entre vous m’expliquent donc quel intérêt un légal y trouverait et surtout comment paierait il les illégaux si l’or à été vendu en France ???

    • GZ

      Je vous ai déjà raconté mes sources. Le reportage de Guyanetélé en 1994 où une commerçante connue raconte en direct son modus operandi et affirme que le payement en or est LEGAL d’après elle n’est que cerise sur le gâteau, la preuve sublime et revendiquée du bordel instauré en Guyane.
      Les sites que vous évoquez sont sans rapport avec cet état de fait.

      Vous avez raison, les klandos n’ont jamais eu et n’auront jamais besoin des légaux – mais ça aide… A présent les deux sont imbriqués. Vous le comprenez ? IMBRIQUES. Qu’ils le veuillent ou pas. Ce n’est pas un besoin, c’est une réalité du terrain.
      Pour info, Macapa était si fort pour l’or que les légaux du coin se le disputaient… jusqu’à ce que l’excès de cocaïne ne l’ait rendu inopérant.
      Ce n’est pas moi qui affirme le blanchiment de l’or des klandos par les légaux, mais Johann. Naturellement, les klandos n’y auraient aucun intérêt, les légaux encore moins… Notre ami Johann se trompe de sens : ce seraient plutôt les légaux qui auraient intérêt d’utiliser les mêmes circuits que leurs collègues klandos – et soyez certain que certains le font. Vous ne le saviez peut-être pas…

  • Orpailleur

    Si ce reportage relate des faits véridiques, on parle du début des années 90. Tout a changé et depuis longtemps GZ.

    Je l’ai déjà dit: toutes les professions ont leurs brebis galeuses.
    Cela ne vous gêne pas de jeter ainsi en pâture toute une profession.
    Vous êtes si sûr de vous pour laisser entendre que, nous, légaux, sommes tous pourris ?

    Et si derrière certains exploitants légaux, il y avait de bons pères de famille, comme vous l’êtes certainement, qui, de plus seraient, tout autant que vous, soucieux du respect de l’environnement.

    La chasse aux sorcières, c’est pas bon GZ !

    • GZ

      Oui, tout a changé depuis le début de la dernière fièvre d’or. Tout s’est empiré. Les klandos n’ont plus besoin d’acheter à crédit et n’ont plus besoin d’acheter à Cayenne. Les circuits de la coopération se sont perfectionnés, un jour employé non déclaré chez les légaux, l’autre jour klando à son compte… un jour course à Albina 2, l’autre jour livraison par l’hélico légal… Mais c’est accessoire et anecdotique.
      Les rives du Maroni se sont « développées », comme les rives de l’Oyapock. Ca, c’est du dégât. Du lourd.

      Il ne s’agit pas de brebis galeuses, encore moins de chasse aux sorcières. En Guyane ce sont les idées nouvelles qui sont chassées, tout ce qui dépasse la putréfaction du copinage et la débilité administrative, vous devriez le savoir.
      Il s’agit d’une appréhension de l’environnement (et dans la durée), et d’une autre idée de ce que devrait être le dvpt. Tous mes respects à la bonne foi de vos collègues mais les visions et voies sont irréconciliables. Je n’ai rien contre votre désir d’entreprendre mais il devrait s’épanouir autrement, la Guyane n’étant ni le désert australien ni les rocheuses d’Alaska.
      Vous n’êtes certainement pas « tous pourris » seulement vous évoluez dans un mauvais système mal dirigé de surcroît. Je répète : vous êtes des victimes sans le savoir.
      Les mesures/avis administratifs sont la seule « assurance », le seul motif aussi des « services de l’état » et de leur tribunal administratif qui ignorent tout de l’entropie et de l’écologie, des perspectives et des conséquences.
      C’est risible et caricaturale. Go, démarrez les pompes.

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