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Fin de l’état d’urgence en Guyane

Fin de l’état d’urgence en Guyane

Réuni au Palais de l’Elysée, à Paris, ce mercredi 16 septembre, le Conseil des ministres a acté la fin de l’état d’urgence à Mayotte et en Guyane. Le président de la République, Emmanuel Macron, a signé un décret – proposé par le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu – mettant fin à l’état d’urgence sanitaire.

Prolongé pour ces territoires depuis le 10 juillet jusqu’au 30 octobre alors qu’il était levé dans l’hexagone, l’état d’urgence correspondait, notamment, à la nécessité de pouvoirs étendus pour le préfet et des restrictions de liberté afin de faire face à l’épidémie de Covid-19.

« Les deux territoires seront toujours classés rouge, c’est-à-dire zone de circulation active du virus », tient à préciser l’administration du ministère des Outre-mer. Des mesures telles que des limitations de rassemblement et le port du masque obligatoires dans des zones densément peuplées sont donc toujours de rigueur.

Le décret précisant la fin de l’état d’urgence en Guyane paraîtra au Journal officiel (JO). A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a rappelé que « le texte de loi qui a été instauré à la sortie de l’état d’urgence sanitaire (au niveau national, le 10 juillet, ndlr) est prorogé jusqu’au 1er avril 2021 ».

Ce texte de loi – qui s’applique en Guyane – contient un grand nombre des mesures restrictives de liberté et de précaution face à l’épidémie qui figuraient déjà dans l’état d’urgence. « Cette loi permet de prendre vite des décisions adaptées », rappelle le porte-parole du gouvernement.

Dans le détail, le préfet peut actuellement décider des restrictions de rassemblement, de fermer des établissements recevant du public comme les bars et les restaurants, de limiter les déplacements ou encore d’imposer des tests obligatoires à l’entrée et ou à la sortie du territoire.

Pour rappel, la Guyane est en crise sanitaire et vit à l’ère de restrictions de liberté de circuler comme les couvre-feux depuis le 25 mars soit près de six mois (!). Par ailleurs le bilan de la pandémie de Covid-19 est de 67 morts et 9578 cas confirmés depuis la détection des premiers cas en Guyane le 4 mars.


A (re)lire notre article publié le 7 septembre :

Covid-19 : la Guyane en crise sanitaire depuis six mois

4 mars – 4 septembre. Depuis six mois interminables, la Guyane est en crise sanitaire du Coronavirus. En stade 3 de l’épidémie, au cours de cette période, 9103 cas de Covid-19 ont été détectés en Guyane.

Actuellement la vie guyanaise est régie sur la base de mesures de freinage pensées par la préfecture et l’Agence régionale de santé, autorités en charge de la gestion de crise. Parmi ces mesures visant à endiguer la pandémie de Covid-19, il y a la panoplie de  couvre-feux qui s’accumulent depuis le 25 mars.

En état d’urgence sanitaire jusqu’au 30 octobre, le territoire guyanais subit une crise sanitaire, sociale et économique. Bien qu’un recul de l’épidémie soit en bonne voie après le pic dépassé en début juillet selon les autorités, le taux d’incidence restait toujours aussi élevé pour la dernière semaine d’août (90 cas pour 100.000 habitants).

A l’heure de la rentrée, Guyaweb s’est replongé dans le bain du Covid-19 pour vous retracer les grandes lignes de ces six mois de crise en Guyane. Lire la suite

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6 commentaires

  • EL MATADOR
    16 septembre 2020

    A quand les ouvertures des boites? des fêtes et que l’alcool coule à flot..?
    ça fera marcher le commerce de masques, des hôpitaux et des pompes funèbres pour les fêtes de fin d’année…

  • Amivi
    16 septembre 2020

    Jamais.
    On va rester comme ça pour la fin des temps, à ne pas s’approcher, ne pas se parler de trop près, ne pas se toucher, ne rien toucher et vivre très loin de tous et de tout dans une bulle aseptisée comme ça plus personne ne mourra de rien, tout le monde sera éternel et surtout on ne lira plus ce genre de commentaires. Je suis sûre que vous serez d’accord que c’est la meilleure seule solution! Que dis-je, c’est LA solution!
    Une étude psychologique sur le lavage de cerveau qui a été opéré ces derniers mois serait vraiment passionnante, on aurait dit que tout le monde a été dépossédé de bon sens en plus d’être devenu des spécialistes en infectiologie et en « vagues » et « pic » d’épidémie.

  • EL MATADOR
    16 septembre 2020

    Les présidents des états unis et du brésil croient en l’immunité collective et incitent les populations à vivre normalement: le Brésil et les états Unis détiennent le triste record de mortalité lié à la pandémie…
    La nouvelle Calédonie prône une stricte quarantaine, c’est l’un des endroits les moins touchés par la Pandémie.
    Ce n’est pas un lavage de cerveau, c’est une règle de prudence qui incite à prendre ses précautions pour une durée de 1 à 2 ans, en attendant la fin de la Pandémie.
    Minimiser la pandémie, c’est un peu comme minimiser le VIH et pousser les gens à prendre des risques inutiles, on a pas besoin de ça.

  • Pokeur
    16 septembre 2020

    en fait, surtout, le gouvernement maintien les restrictions, mais sortir du contexte de « crise » permet d’arreter d’indemniser 3 francs six sous aux tpe et pme qui sont dans la merde jusqu’au cou…

  • Amivi
    16 septembre 2020

    A partir du moment où VIH et Covid19 sont mis au même niveau je pense que je vais arrêter de répondre.
    En tous cas vous avez bien appris votre leçon! Bon isolement.

    Oui Pokeur, maintenant que les caisses sont au rouge la mascarade doit gentiment prendre fin…

  • le Jaguar
    17 septembre 2020

    Il est vrai qu’il fallait oser comparer VIH et covid !!

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