Dimanche 19 Mai

Les objectifs d’autonomie énergétique des Outre-mer passés au crible

Les objectifs d’autonomie énergétique des Outre-mer passés au crible

Dans un rapport d’information sur l’autonomie énergétique des Outre-mer co-signé par le député de la Guyane Davy Rimane et le député de la Réunion Jean-Hugues Ratenon, les objectifs d’autonomie énergétique des territoires ultramarins à l’horizon 2030 sont épluchés. Dense et pédagogique, le rapport de cette mission d’information émet des réserves quant à l’ambition du 100% énergies renouvelables et place au centre du débat l’enjeu d’une mobilité décarbonée dans les territoires ultramarins, alors que la production d’énergie y est de plus en plus vertueuse pour l’environnement.  D’après les députés Davy Rimane (GDR-NUPES, Guyane), président de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée…

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6 commentaires

  • bilo

    La MDE maitrise de l énergie, sobriété et efficacité est reléguée en bas de page et traitée à la marge.
    C est pourtant le principale levier à actionner pour obtenir des résultats probants et durable dans le temps.
    Chaque KWh effacé n’ est plus à produire …
    Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour faire évoluer les mentalités des décideurs.
    Mais est ce compatible avec le système capitaliste particulier dans les colonies. ?

  • Remi973

    Ils ont raison sur le système fiscal malsain qui rend la CTG addict aux hydrocarbures comme un cracké à sa dose ! (et joue évidemment un rôle dans son soutien irraisonné au choix du Larivot)

    Néanmoins, dans leurs programmation, où veulent-ils mettre l’éolien terrestre sachant que dès que l’on s’installe un peu dans l’intérieur des terres, le vent se retrouve considérablement freiné par le couvert forestier et la productivité chute drastiquement.
    Si l’on veut une production un minimum intéressante, il faut se restreindre à la franche littorale la plus proche de la mer.
    Va t’on se retrouver avec des éoliennes sur toutes les plages accessibles (sans parler des mangroves qui se déplacent) ? ou préfèrent-ils raser la forêt pour pouvoir en installer partout ?

    Comment veulent-ils produire autant de biomasse ? En brûlant quelles forêts (il ne faut pas oublier que le transport du bois est aussi énergivore et que ça devient rapidement moins rentable quand on s’éloigne des ressources) ? Envisagent-ils des productions agricoles dédiées (alors que l’autonomie alimentaire est aussi à la peine) ? Sur quelle surface ?

    Quand on voit la part du barrage hydroélectrique dans le mix présenté (350 GW, soit 12%) alors qu’il représente actuellement 48%, c’est que l’on envisage une explosion de la consommation. Peut-être peut-on envisager un mode de vie moins dispendieux et faire économies d’énergie ? On n’est pas obligés de climatiser toutes les maisons en laissant les fenêtres ouvertes. La réduction de la voiture individuelle doit être sérieusement envisagée, notamment en optant pour des transports en commun efficaces.

    Sur quelle réalité se base cette estimation ?

    Pour rappel, environ 120 ha de photovoltaïque suffiraient à produire l’équivalent du projet du Larivot, soit 0,3% des 365 km² du lac de Petit-saut (déjà issu d’une catastrophe écologique)… (plutôt que d’installer les panneaux en rasant les forêts, ou dans les savanes qui ont déjà perdu plus de la moitié de leurs surfaces depuis 50 ans, et sans compter les toitures, parkings et autres surfaces artificialisées non équipées)

    Le courant marin qui circule au large (un des plus puissants du monde) est peut-être aussi une idée à explorer.

  • tigresseSUZETTE

    je partage tout à fait l’avis des deux personnes qui ont mis ces deux commentaires.

    je rajoute que : « fioul domestique ou bioliquide, la vie des riverains sera en danger.
    20 ans après AZF dans l’hexagone, c’est possible de refaire AZF mais en Guyane; le guyanais est-il un citoyen de seconde zone pour avoir un risque létal sur la tête?

    Il n’y a pas eu de document d’arpentage fait par un géomètre expert pour clairement identifier les parcelles à exproprier donc impossible de faire l’arrêté de cessibilité pour clore la partie administrative de la procédure d’expropriation et entamer la procédure judiciaire.
    EDF prévoit aussi de l’expropriation dans le périmètre de la ZAC écoquartier Georges Othily alors que l’EFPAG avait déjà exproprié pour avoir la maîtrise du foncier pour la ZAC. Lequel des arrêtés de cessibilité prévaudra sur l’autre?
    Il n’y a pas d’oléoduc sans les servitudes forte et faible pour le protéger, elles mènent à de l’expropriation, l’oléoduc étant sur l’accotement donc sur le domaine public; il est impossible de mettre ces servitudes puisque le domaine public est inaliénable!!!
    Les lois ne sont pas respectées.

  • LEAURENT

    Commencer par faire fonctionner les institutions : l’observatoire de l’énergie pour avoir des données locales fiables (fermé depuis 2016), le syndicat mixte d’électrification SMEGUY (créé enfin en Guyane début 2022 mais toujours une coquille vide)…

  • Bello973

    La moitié du futur mix énergétique reposant sur l’éolien offshore et terrestre… Euh, en l’état ça semble plutôt très farfelu comme perspective. La biomasse, le photovoltaïque… on en entend parler. Mais l’éolien en Guyane pour le moment ça reste du vent. Et pour mémoire, la préf avait rétorqué le seul projet d’éoliennes envisagé sur Matiti, il y a cinq ans de cela (implantation incompatible avec les installations radar des FAG et la zone d’exclusion aérienne du csg)

    https://www.guyane.gouv.fr/index.php/contenu/telechargement/12500/86900/file/recueil-r03-2018-131-recueil-des-actes-administratifs-special.pdf

    Donc l’éolien offshore éventuellement, un jour peut-être… Mais l’éolien terrestre, difficile d’y croire.

  • Bello973

    (retoqué)

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