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	<title>Guyaweb &#187; Santé / Sciences / Environnement</title>
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		<title>Du « rififi avec Shell »</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:06:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Depuis samedi, Shell a 45 jours pour prouver à l’administration française que sa demande d’ouverture des travaux de forages et d’études sismiques est&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/stena.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Depuis samedi, Shell a 45 jours pour prouver à l’administration française que sa demande d’ouverture des travaux de forages et d’études sismiques est conforme à la règlementation. La société pétrolière qui par ailleurs grince des dents au sujet du port de Dégrad-des-Cannes. </strong></p>
<p>Elle a été délivrée en toute discrétion à la préfecture samedi. La « déclaration » ou « autorisation sous conditions » délivrée par le préfet pour les travaux de forages et d’études sismiques pour Shell, aurait bien été inscrite à l’agenda préfectoral samedi dernier, contrairement à ce que nous annoncions en fin de semaine dernière (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/shell-le-prefet-presse-le-pas/">11/05/2012</a>), au regard des informations délivrées par le Collectif citoyen Or Bleu contre Or Noir qui évoquait un empressement sur ce dossier avancé de trois jours. Il faut dire que la date de délivrance de cette déclaration avait été tenue au secret par l’administration.</p>
<p>Si la préfecture n’a pas encore relatée l’information, elle devrait s’en acquitter par l’envoi « <em>d’un communiqué de presse</em> » dans la journée, selon le service communication.</p>
<p><strong>45 jours</strong></p>
<p>Cette « déclaration » (il ne s’agit pas d’une « autorisation ») signifie que sous 45 jours, si le préfet de Guyane ne s’est pas manifesté, Shell pourra démarrer ses travaux d’exploration et de forage à savoir un nouveau forage à compter du troisième trimestre 2012 puis un autre le trimestre suivant. La campagne sismique devrait débuter après juin.</p>
<p>Un avis favorable implicite engagera alors les deux parties après examen du dossier d’ouverture des travaux selon la règlementation en vigueur. Shell le sait,  «<em> Nous allons mettre en place ce qui est considéré comme les meilleures mesures</em> » nous répondait Bruno Thomé, le responsable en Guyane pour Shell France.</p>
<p>Le Préfet pourra lever la déclaration s’il estime que des enjeux lourds font craindre pour la sécurité humaine et environnementale inhérente au programme pétrolier, comme des risques d’explosion sur la plateforme, ou « les rejets d’hydrocarbures lors des forages » comme le dénoncent le collectif citoyen et la fédération Guyane Nature Environnement (GNE). Pour sa part Shell évoque la recherche du «<em> risque zéro</em> » et « <em>l’exigence de sécurité </em>». (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/shell-valorise-le-patrimoine/">28/03/2012</a>)</p>
<p>En conférence de presse, le 27 mars, Patrick Roméo, le directeur de Shell France confirmait néanmoins qu’en cas de fuite d’un puits de forage et si le dôme de confinement est retenu pour colmater la fuite, ce dernier ne sera « <em>aérotransportable</em> » sur Félix Eboué que «<em> sous 72 heures</em> », « <em>depuis le Golfe du Mexique</em> ». 72 heures « <em>ça fait peur</em> » commente un proche du dossier.</p>
<p>« <em>Shell doit encore donner des comptes </em>» nous confie-t-on de même source. L’Etat aussi à en croire la Fédération GNE qui « s’inquiète de la qualité des moyens de lutte contre une éventuelle pollution majeure. Pour mémoire en 2011, ces moyens de lutte étatiques (POLMAR) ou privés étaient très largement insuffisants ». L’action de l’Etat en mer, le centre d’étude des pollutions marines seront-ils irréprochables dans les 45 jours à venir ?<br />
<strong><br />
Shell prise au dépourvu à Dégrad-des-Cannes</strong></p>
<p>A terre, « <em>dans les couloirs </em>» de la préfecture on évoque du « <em>rififi avec Shell</em> ». La situation sur le port de Dégrad-des-Cannes serait-elle à l’origine des crispations de la société pétrolière ? Selon nos informations, une zone a été mise à disposition par la chambre de commerce à Dégrad-des-Cannes comme l’avait demandé de la société « <em>à des fins de stockage</em> ». En mars, Shell évoquait une zone de «<em> 2 000 m2</em> ».</p>
<p>Le hic, c’est que ladite zone se situe à côté « <em>d’un bac de méthanol</em> » appartenant au centre spatial guyanais. Or selon le plan de prévention des risques, une telle zone n’est pas des plus sûres au regard de la nature du composé chimique. C’est en déposant son matériel que Shell qui n’avait pas été tenue au courant par la chambre de commerce aurait découvert cette situation…</p>
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		<title>Shell : Le préfet presse le pas</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 15:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>L’autorisation préfectorale de l’ouverture d’une nouvelle campagne déposée en mars dernier par Shell qui lui accordera quatre forages d’exploration et une campagne sismique&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/prefet-dos-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>L’autorisation préfectorale de l’ouverture d’une nouvelle campagne déposée en mars dernier par Shell qui lui accordera quatre forages d’exploration et une campagne sismique a été avancée à demain, samedi. Initialement prévue mardi, elle prend de cours les opposants à l’ouverture des travaux pétroliers qui organisent leur mouvement de protestation.</strong></p>
<p>Panique au sein du Collectif &#8220;Or bleu contre Or noir&#8221;. La nouvelle est tombée, « l&#8217;arrêté d&#8217;autorisation des travaux sera à la signature du Préfet ce samedi 12 mai (au lieu du 15 mai comme il était précédemment annoncé) ».</p>
<p>«  Le tempo du dossier qui nous anime semble s’accélérer…! » constate le Collectif qui envoyait tout de go ce vendredi un courrier électronique à ses « 279 adhérents &#8211; 345 signataires » pour leur demander de presser le clavier et d’envoyer au plus vite « un mail de contestation à M. le Préfet » lui enjoignant de ne pas délivrer l’autorisation à Shell d’ouverture de travaux de forages et d’étude sismique en mer au motif des « importants risques rencontrés par les techniques actuelles de forage en grande profondeur et la difficulté d’intervention lors d&#8217;incidents ».</p>
<div id="attachment_27272" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-27272" href="http://www.guyaweb.com/shell-le-prefet-presse-le-pas/collectif-500/"><img class="size-medium wp-image-27272" title="collectif-500" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/collectif-500-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">Lors de la soirée de création du Collectif citoyen à Cayenne</p></div>
<p>Autre doléance du Collectif, l’urgence : « instruire ces dossiers dans l’urgence sachant que la réglementation va évoluer dans les prochains mois (obligation d’enquête publique pour les forages et les campagnes sismiques) fait le jeu des multinationales, au détriment de la population civile et du principe de précaution ».</p>
<p><strong>Accélération</strong></p>
<p>L’accélération de la signature préfectorale, avancée du mardi 15 mai à un banal samedi habituellement réservé aux hommages sportifs et aux sauteries apéritives, trahit cette précipitation. En moins de dix jours, deux réunions publiques d’information tenues par le Collectif, par la Fédération Guyane Nature Environnement et une conférence de presse, agacent-elles Shell et ses acolytes ?</p>
<p>Une réunion organisée en huit-clos jeudi matin entre le préfet, des représentants du groupe Shell, la direction de l’environnement de l’aménagement et du logement, Anne Duthilleul, la « chargée de mission nommée par le Gouvernement sur le développement de l’industrie pétrolière » et le président de région scellait-elle cette précipitation de l’agenda ? Évitant au passage le rassemblement -  &#8220;pic-nic convivial&#8221; – aux portes de la préfecture prévu par le Collectif le lundi 14 mai. Mouvement au cours duquel le Collectif entendait « remettr[e] officiellement une lettre au préfet lui demandant de ne pas donner de suite favorable à la DOT [demande d’ouvertures des travaux concernant quatre forages et une campagne sismique] ».</p>
<p>Du côté du service communication de la préfecture, aucune réponse n’a pu nous être fournie, le service lui-même en attente « <em>de nouvelles </em>», pour justifier de cet avancement. Une réunion entre le préfet et le «<em> DEAL en interim </em>» se tient ce vendredi après-midi en préfecture.</p>
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		<title>Vers une meilleure sécurité du patient ?</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/vers-une-meilleure-securite-du-patient/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:50:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Depuis le 1er mai, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a supplanté l’Afssaps &#8211; l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/aspirine.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Depuis le 1er mai, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a supplanté l’Afssaps &#8211; l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé qui sombrait suite au scandale du Médiator.<br />
</strong><br />
Présentée comme une agence soumise par la loi à plus de transparence que feu l’Afssaps et plus indépendante de l’industrie pharmaceutique. Preuve partielle, « En cas de besoin, l’ANSM pourra notamment contraindre les laboratoires à de nouveaux essais, si nécessaire contre un médicament concurrent. Malheureusement, cette comparaison avec les molécules existantes ne sera possible qu’après la commercialisation d’un produit. Elle ne sera pas requise pour décrocher l’autorisation de mise sur le marché (AMM). C’est dommage. Une telle mesure était la clé pour tarir à la source le flot de médicaments n’apportant aucune amélioration thérapeutique » se chagrine l’union de consommateurs UFC Que Choisir.</p>
<p>On se demande comment une telle aberration avait pu perdurer … aujourd’hui les représentants de l’industrie ne sont plus autorisés à siéger au sein de la commission d’autorisation de mise sur le marché.<br />
<strong><br />
Changer de nom ne suffira pas</strong></p>
<p>« Les experts travaillant au sein des commissions de l’ANSM sont tenus de déclarer leurs liens avec les laboratoires. En réalité, c’était déjà le cas avant la nouvelle loi, et sur ce point, on voit mal ce qui change vraiment, si ce n’est qu’un comité de déontologie de l’expertise a été mis en place en interne. Mais son influence réelle reste à vérifier. Pour placer les travaux de l’ANSM au-dessus de tout soupçon, une totale indépendance des experts aurait été de loin préférable » juge UFC.</p>
<p>« Les parlementaires ont renoncé face à une option à leurs yeux trop radicale. Ils ont privilégié la transparence, puisque le compte-rendu des commissions sera désormais mis à la disposition du grand public. On pourra donc connaître la teneur des débats entre experts, jusqu’ici soigneusement protégés des regards ».</p>
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		<title>Des émetteurs satellite pour 16 tortues vertes</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/des-emetteurs-satellite-pour-16-tortues-vertes/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Le mois d’avril marque le pic de ponte des tortues vertes dans la région, c’est aussi le moment ou le plan de restauration&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/tortue-argos.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Le mois d’avril marque le pic de ponte des tortues vertes dans la région, c’est aussi le moment ou le plan de restauration des tortues marines de Guyane -CARET2 bat son plein. Prochainement il consistera en l&#8217;équipement de cinq tortues vertes supplémentaires en balises Argos, afin de mieux connaître leurs déplacements entre les pontes.</strong></p>
<p>Lire le communiqué du WWF <a href="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/CP-WWF-Argos-CARET2-Mai-2012.pdf">ici</a>.</p>
<div id="attachment_27164" class="wp-caption alignright" style="width: 480px"><a rel="attachment wp-att-27164" href="http://www.guyaweb.com/des-emetteurs-satellite-pour-16-tortues-vertes/tortues-vertes-suivi/"><img class="size-full wp-image-27164" title="tortues-vertes-suivi" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/tortues-vertes-suivi.jpg" alt="" width="470" height="346" /></a><p class="wp-caption-text">Premier suivi des tortues vertes munies d&#39;une balise argos - sources : WWF Guyane</p></div>
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		<title>Une étude scientifique éclaire sur l&#8217;agriculture du XVe</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/une-etude-scientifique-eclaire-sur-lagriculture-du-xve/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 09:50:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Contrairement à ce qui a été supposé pendant longtemps, les peuples indigènes des savanes ne pratiquaient pas la culture sur brûlis. Une étude&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/savanes-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Contrairement à ce qui a été supposé pendant longtemps, les peuples indigènes des savanes ne pratiquaient pas la culture sur brûlis. Une étude conduite par des archéologues et des paléoécologues a pour la première fois écrit en détail l’histoire de l’utilisation des savanes guyanaises au XVe siècle.</strong></p>
<p>&#8221; En analysant, sur une période couvrant plus de 2 000 ans, les archives de pollens, de charbon et d’autres restes végétaux&#8221;, une équipe internationale d’archéologues et de paléoécologues (de Montpellier et de Paris) &#8220;a pour la première fois écrit en détail l’histoire de l’utilisation des terres dans les savanes amazoniennes de la Guyane française. Ces travaux nous donnent une perspective unique sur ces terres avant et après l’arrivée en Amérique des premiers Européens en 1492&#8243; rapporte un communiqué publié sur le <a href="http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/doyle_mckey_stephen_rostain.htm">site</a> du centre national de la recherche scientifique &#8211; CNRS.</p>
<p>&#8220;Ils montrent que les anciens habitants de ces savanes amazoniennes pratiquaient l’agriculture sur champs surélevés, qui impliquait la construction de petites buttes agricoles avec des ustensiles en bois. Cette technique permettait d’améliorer le drainage, l’aération du sol et la rétention d’eau.</p>
<p>&#8220;Une combinaison idéale pour un milieu connaissant, à différents moments de l’année, la sécheresse et l’inondation. Les champs surélevés bénéficiaient aussi de l’augmentation de la fertilité par la matière organique partiellement décomposée, retirée en permanence du bassin inondé et déposée sur les buttes. Les agriculteurs limitaient les feux pour mieux conserver la matière organique, les nutriments et la structure du sol&#8221;.</p>
<p>&#8220;Contrairement à ce qui a été supposé pendant longtemps, les peuples indigènes n’utilisaient donc pas le feu comme moyen de maintenir les savanes ouvertes et de gérer leurs terres agricoles. Cette étude souligne au contraire que c’est avec l’arrivée des premiers Européens que la région a connu une augmentation brusque de l’incidence des feux. L’agriculture sur champs surélevés, très coûteuse en temps de travail, a été perdue quand 95% de la population indigène a été anéantie par des maladies venues du Vieux Continent.</p>
<p>&#8220;Ecosystèmes hébergeant une grande diversité de plantes et d’animaux, les savanes amazoniennes sont aujourd’hui souvent associées à des feux fréquents et des émissions élevées de gaz carbonique. Ces résultats montrent que cela n’a pas toujours été le cas et qu’au moment où, en raison du réchauffement climatique, il est devenu encore plus important de trouver une façon durable de gérer ces savanes, les clés pour y parvenir se trouvent peut-être dans les pratiques anciennes qui viennent d’être mises au jour&#8221;.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les explorations sismiques inquiétent</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/les-explorations-sismiques-inquietent/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 10:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Shell déposait fin mars un dossier de déclaration d’ouverture de travaux de forages et d’étude sismique en mer au large de la Guyane&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/etude-sismique.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Shell déposait fin mars un dossier de déclaration d’ouverture de travaux de forages et d’étude sismique en mer au large de la Guyane dans le cadre du permis d’exploration pétrolière. Des inquiétudes planent notamment sur les conséquences de 210 jours de prospection sismique qui devrait démarrer fin juin.</strong></p>
<p>Les citoyens sont invités à se rassembler ce soir, de 18h à 22h, place des Amandiers à Cayenne pour échanger, s&#8217;informer et écouter le réquisitoire du collectif citoyen Or Bleu Contre Or Noir à l’encontre des travaux de forages et d’étude sismique prévus par la société Shell au large de la Guyane.</p>
<p>Parmi les sources d’inquiétudes figure la prospection sismique qui pourrait commencer «<em> après la mi-juin</em> », selon le calendrier mis en place par Shell, pour une durée de 210 jours, si le préfet en donne l’autorisation le 15 mai prochain. La récente actualité au large du Pérou jette le trouble sur cette technique qui permet l’obtention de données sur les gisements de pétrole par l’émission depuis la surface d’ondes de compression vers la plaine abyssale à plus de 2000 mètres en dessous du niveau de la mer.</p>
<p><strong>3 000 dauphins morts</strong></p>
<p>Début avril, 3 000 dauphins étaient retrouvés morts sur une plage du Pérou. Ces derniers jours, des cadavres de pélicans, de fous à pieds bleus, de lions de mer et d’une tortue venaient alourdir le bilan. « Le vice-ministre péruvien en charge des ressources naturelles a évoqué l’hypothèse d’un virus » rapporte le site d’information Terraeco.</p>
<p>L&#8217;organisation scientifique pour la conservation des animaux aquatiques (ORCA) n’a pas la même explication, elle attribue cette hécatombe à la compagnie américaine de gaz et pétrole BPZ qui mène une campagne d’exploration &#8211; la même que celles passées et prévue en Guyane &#8211; connue sous le nom de « Sismique 3d ».</p>
<p>Selon le directeur de l’ORCA, « <em>des analyses médico-légales réalisées montrent que les dauphins ont souffert « du syndrome de décompression aiguë, comme en témoignent les fractures des os périotiques de l’oreille moyenne, l’emphysème pulmonaire disséminé ainsi que les bulles d’air dans des organes tels que le foie, les reins et les vaisseaux sanguins </em>» rapportait Terraeco au début du mois dernier.</p>
<p><strong>Tortues et cétacés sont les plus impactés</strong></p>
<p>Selon Benoît de Thoisy, directeur et conseiller scientifique de l’association de protection Kwata, « <em>d’une manière générale, oui les études sismiques ont un impact sur la biodiversité, mais il nous faut un outil plus approfondi pour pouvoir évaluer l’impact</em> ». Sans cela, en cas de raréfaction de la ressource, il serait impossible d’imputer les impacts à l’exploitation pétrolière.</p>
<p>Sur le rapport d’appréciation des impacts environnementaux mené par Créocéan (service et conseil en environnement littoral et marin et océanographie), actuellement soumis à consultation publique, il est écrit qu’« au moins 15 espèces » de cétacés fréquentent la zone correspondant au permis d’exploration « Guyane Maritime ». Selon Benoît de Thoisy « <em>Les tortues luth transitent de la Guyane vers l’Afrique et les Antilles, donc elles traversent la zone</em> ».</p>
<div id="attachment_26987" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26987" href="http://www.guyaweb.com/les-explorations-sismiques-inquietent/conf-tullow-5/"><img class="size-medium wp-image-26987" title="conf-tullow" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/conf-tullow1-250x172.jpg" alt="" width="250" height="172" /></a><p class="wp-caption-text">Deux campagnes sismiques ont déjà été réalisées par Tullow Oil, l&#39;une en 2005, l&#39;autre en 2009</p></div>
<p>Plus loin dans le rapport de Créocéan, il est stipulé que les « tortues et cétacés » sont « les plus impactés » par les campagnes sismiques. L’« impact direct est moyen à fort » pour les cétacés, « faible à moyen » pour les tortues.</p>
<p>« <em>Nous allons mettre en place ce qui est considéré comme les meilleures mesures </em>» répond Bruno Thomé, le responsable en Guyane pour Shell France, qui indique que deux navires accompagneront le navire sismique afin d’observer la présence éventuelle de la faune. <em>La campagne fonctionnera donc seulement le jour ?</em> « <em>On peut avoir une observation infrarouge</em> ». Une écoute acoustique des « <em>chants des dauphins et des baleines </em>» est également citée.</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui aucune étude d’impact n’existe pour la Guyane</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>En 2009-2010, quelle zone avait été sondée par Tullow Oil ?</em> demandons nous . « <em>Un petit peu moins que ce qu’on prévoit de faire </em>» feinte Bruno Thomé. Car en fait la zone en question représentera quasiment le double de celle conduite par Tullow Oil en 2009 soit 5 300 km2 (plus de deux fois la commune de Cayenne).</p>
<p>Selon l’intermédiaire de Shell en Guyane, «<em> quand on commence à émettre, la réaction c’est de s’éloigner de la source de bruit </em>». Néanmoins, « <em>si on observe un animal on ne déclenche pas la procédure, on attend trente minutes ensuite on démarre un émetteur avec une montée en puissance pour ne pas avoir une portée traumatisante dès le départ</em> » ! Dans un monde où le temps est synonyme d’argent, le calendrier permet-il des arrêts répétés ?</p>
<div id="attachment_26990" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26990" href="http://www.guyaweb.com/les-explorations-sismiques-inquietent/guyane-maritime-carte-4/"><img class="size-medium wp-image-26990" title="guyane-maritime-carte" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/guyane-maritime-carte3-250x194.jpg" alt="" width="250" height="194" /></a><p class="wp-caption-text">Zones d&#39;exploration sismique : en noir, celle de 2005, en rose celle de 2009-2010, en jaune, celle de 2012-2013</p></div>
<p>Le rapport d’étude n’y va pas par quatre chemins, « l’impact après atténuation reste significatif pour les tortues et les cétacés. Comme il n’est pas possible d’annuler les perturbations acoustiques générées par la sismique, il est proposé d’effectuer des suivis scientifiques ».</p>
<p>Bruno Thomé se veut rassurant, « <em>fin 2009-début 2010, Tullow avait conduit une campagne de prospection sismique, il n’y a eu aucun problème observé </em>». A ce jour en effet, à notre connaissance, aucune mort mystérieuse de cétacés ou d&#8217;animal marin n’a été reportée. Vu la courantologie particulièrement forte au large de la Guyane, «<em> si il y a 150 dauphins tués par les ondes à 100 km au large ils iront s’échouer au Guyana. Ils ne s’échoueront jamais sur les plages de la Guyane, au mieux ça arrivera à Awala-alimapo ou au Surinam</em> » précise judicieusement Benoit de Thoisy.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong><br />
Le plan de prévention associé aux travaux de forages et d’étude sismique est disponible sur le <a href="http://www.guyane.pref.gouv.fr/shell-ouverture-de-travaux/">site internet</a> de la préfecture de la Guyane.<br />
Ces documents sont également consultables dans les locaux de la DEAL Guyane, site Buzaré impasse Buzaré à Cayenne depuis le 10 avril 2012. A ce jour, de sources officielles, une seule personne s&#8217;est déplacée pour consulter le dossier.</p>
<p>Une réunion publique d’information mercredi prochain 09 mai à partir de 18h à l’amphithéâtre de l’IUFM, Campus universitaire de Trou-Biran à Cayenne. Il sera question entre autres des &#8220;impacts des travaux et notamment ceux des études sismiques sont une nouvelle fois ignorés ou minorés par les pétroliers&#8221;.</p>
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		<title>Papillonite : « Il faut agir maintenant »</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 10:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>L’infestation de papillons cendre devrait monter en puissance d’ici huit jours. Néanmoins la situation est déjà qualifiée par certains pharmaciens comme « extrêmement dérangeant[e] ».&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/plage-montjoly-nuit-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>L’infestation de papillons cendre devrait monter en puissance d’ici huit jours. Néanmoins la situation est déjà qualifiée par certains pharmaciens comme « <em>extrêmement dérangeant</em>[e] ». La faiblesse de l’anticipation du phénomène est avérée. Une méthodologie adaptée et concertée est de rigueur. La réaction sur le terrain indispensable.</strong></p>
<p>Suite à l’infestation de papillons cendre « <em>sur le littoral et plus particulièrement sur l’île de Cayenne </em>», la Cellule d&#8217;observation et de prévention de la papillonite s’est réunie devant la presse ce mercredi à l’Hôtel de région.  Si du côté du Parc naturel régional on se refuse au catastrophisme en évoquant « <em>une situation sensible</em> », le phénomène est considéré par deux pharmaciennes de l’ordre des pharmaciens comme « <em>extrêmement dérangeant</em>[e] », avec «<em> de gros dégâts au niveau de la population</em> ». « <em>Il faut agir maintenant</em> » a urgé l’une d’elle.</p>
<p>Pour la collectivité régionale représentée par Hélène Sirder, 2ème vice-présidente déléguée à l’environnement et au développement durable, la réunion médiatisée de la Cellule d’observation avait justement pour lieu la prise de « <em>décisions concrètes</em> », pour faire face au phénomène grandissant de pullulation de papillons cendre, déjà bien installée sur le centre littoral et qui pourrait atteindre un pic « <em>dans huit jours </em>» nous a détaillé l’entomologiste Jean Philippe Champenois.</p>
<div id="attachment_26267" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26267" href="http://www.guyaweb.com/papillonite-%c2%ab-il-faut-agir-maintenant-%c2%bb/sdc10500-3/"><img class="size-medium wp-image-26267" title="SDC10500--" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/SDC10500-1-250x187.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">2 300 papillons, principalement des femelles étaient recueillis dans le jardin d&#39;un expert à Roura, il y a 3-4 jours</p></div>
<p>Si aujourd’hui « <em>tout le front littoral est atteint, on ne sait pas déterminer l’intensité </em>» a reconnu Pascal Gombauld, le directeur du parc Naturel Régional de Guyane.</p>
<p><strong>Anticipation mince pour un foyer de &#8220;20 000 à 30 000 habitants&#8221;<br />
</strong></p>
<p>«<em> Le bulletin d’information</em> [édité par le parc naturel régional] <em>est arrivé un peu tard </em>» a déploré le directeur général adjoint des services techniques, Erick Bannis. « <em>On s’est retrouvé avec la pullulation par surprise</em> ».</p>
<p>« <em>Il faut mener une réflexion sur la méthodologie</em> » en termes de « <em>recueil d’information et de surveillance pour être plus efficaces </em>» a conseillé un représentant de l’Institut Pasteur. Aujourd’hui en effet, les experts peuvent prévoir une pullulation, mais « <em>dans l’instantané </em>» ce qui empêche une réaction anticipée et oblige à une intervention dans l’urgence.</p>
<p><strong>Sur le terrain</strong></p>
<p>Sur le court terme, il semble qu’il n’y ait rien de concret. A huit jours du pic de pullulation, les moyens mis à disposition dans les communes sont-ils existants ? Sont-elles équipées de piégeages lumineux ? Sont-elles prêtes à éteindre l’éclairage public ? L&#8217;extinction de l&#8217;éclairage des établissements publics suffit-elle ?</p>
<p>Hélène Sirder s’est franchement prononcée en faveur de « <em>tests biocides sur le terrain </em>», «<em> dans les jours prochains</em> » a-t-elle urgé. Une requête inenvisageable à l’heure actuelle, car même si l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail rendait un avis favorable le 27 février 2012 « à l’utilisation de biocides BTi ou BTk [qui] constitue à ce jour la meilleure option de traitement en zone de mangrove », le ministère de l’environnement, saisi en 2011 lors de l’infestation de communes de l’ouest s’y était opposé (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/le-ministere-de-lenvironnement-refuse-le-btk/">14/11/2011</a>).</p>
<p>La 2e vice-présidente a également adressé un message aux communes, à qui « <em>il appartient de voir ce que l’on doit faire</em> ». Cet appel du pied n’a pas manqué de faire réagir Patrice Clet, conseiller général du canton de Sinnamary qui a à plusieurs reprises appelé à l’intervention financière de l’État sur ce dossier sous peine d’immobilisme des collectivités,  «<em> les pièges lumineux c’est un coût pour les communes, l’</em>État<em> doit pouvoir intervenir, contribuer financièrement</em> ».</p>
<p>Un représentant de l’État-major n’a pas manqué de rectifié que « l&#8217;État<em> </em>» a pour rôle d’assurer «  la coordination », mais que le cas échéant, il « <em>entrera en action</em> » pour « <em>évaluer</em> » les besoins et «<em> accompagner les communes </em>» dans l’acquisition de matériel, comme cela s’était produit pour « <em>Sinnamary et Iracoubo </em>». « <em>Mais les demandes doivent être plus coordonnées</em> » a prévenu l’État-major.</p>
<p><strong>Une littérature grise à bâtir</strong></p>
<p>Les connaissances acquises à ce jour sur les papillons cendre en Guyane sont minces, nous l’évoquions déjà lors de la pullulation de la mi 2011 sur Sinnamary et Iracoubo, c’est ce qui avait d’ailleurs motivé la création d’une cellule d’observation et de commissions d’experts. L’écologie du papillon, ses conduites, ses aires de répartition … tous ces éléments sont inconnus à ce jour, or il est crucial de mieux cerner cette espèce. Sous peine de devoir recourir à des interventions d&#8217;urgence, nocives pour l&#8217;homme et son environnement ou à des propositions telles que &#8220;réquisitionner l&#8217;armée pour qu&#8217;elle brûle les larves au lance-flammes&#8221;, comme soufflé par Patrice Clet.</p>
<p>L’acquisition de données est en route, un rapport d’expertise était rendu public en août dernier. Les 22 et 23 mai prochains des représentants de l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement seront en Guyane pour prendre le pouls de la situation. Dans la foulée un entomologiste venu de France se rendra dans le département.<br />
<strong><br />
Pour aller plus loin : </strong><br />
L’<a href="http://sinnamary.mairies-guyane.org/ressource/Actualites/2012.03/bulletin-n-3/avis%202011-SA-0235.pdf">avis</a> de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail du 27 février 2012<br />
<a href="http://pnrguyane.free.fr/spip.php?rubrique29">Bulletin d&#8217;information</a> sur la papillonite du PNRG</p>
<p>Les recommandations de l&#8217;Agence régionale de santé <a href="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/Papillonite_-FG-octobre-2011.pdf">ici </a>et <a href="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/Affiche-papillonite-ARS-5.jpg" rel="lightbox[26176]">là</a>.</p>
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		<title>Forages et études sismiques : un début de transparence</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/forages-et-etudes-sismiques-un-debut-de-transparence/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 20:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Fin mars, trois jours après une conférence de presse donnée par Shell au cours de laquelle la société dévoilait son planning opérationnel sur&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/ensco-8503-591.jpg" width="240" />
		</p><p>Fin mars, trois jours après une conférence de presse donnée par Shell au cours de laquelle la société dévoilait son planning opérationnel sur le permis Guyane Maritime d’ici à 2013, la fédération écologiste Guyane Nature Environnement « regrett[ait] une nouvelle fois que le public ne soit pas invité à participer aux prises de décision relatives à la poursuite de ces activités risquées et nouvelles en Guyane ».</p>
<p>L’appel du pied semble avoir été compris. La préfecture de Guyane a décidé de jouer la transparence en mettant à disposition de la population « le document d’appréciation des impacts de ces travaux [travaux de forages et études sismiques] » dès ce mardi sur son <a href="http://www.guyane.pref.gouv.fr/">site</a> internet.</p>
<p>Le plan de prévention associé à ces travaux sera quant à lui disponible sur le même site à compter du 20 avril 2012. Ces documents sont également consultables dans les locaux de la DEAL Guyane, site Buzaré impasse Buzaré à Cayenne à compter du 17 avril 2010.</p>
<p>Le manque de clarté qui avait caractérisé le forage mené en 2011 par Tullow Oil avait été vivement condamné par certaines associations de défense de l’environnement et citoyens.</p>
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		<title>Au chevet des centres de santé</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/au-chevet-des-centres-de-sante/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 09:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Les réactions ne tarissent pas suite au pavé lancé par un infirmier quant aux conditions de soins et de travail dans le centre&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/echelle.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Les réactions ne tarissent pas suite au pavé lancé par un infirmier quant aux conditions de soins et de travail dans le centre de santé de Taluen. Le malaise est connu des autorités depuis longtemps, une mission d&#8217;évaluation a été menée par l&#8217;agence régionale de santé en novembre-décembre 2011, pour tenter d&#8217;y voir plus clair.</strong> <strong>Les résultats ne sont pas encore connus mais laissent présager de réels dysfonctionnements.</strong></p>
<p>C’est une chaîne de solidarité solide autour de l’infirmier de Taluen qui s’est mise en place depuis la médiatisation de son témoignage (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/category/actualites/page/4/">6 avril</a>) sur la situation « <em>préoccupante pour la santé et la sécurité des patients et du personnel </em>» du centre de santé du village de Taluen.</p>
<p>Comme une cocotte minute qui couve depuis trop longtemps, les multiples réactions en aval de cette affaire traduisent l’exaspération des soignants des centres de santé. En janvier, à l’occasion de la venue du chef de l’Etat, un collectif de « soignants mécontents mais contents » interpelait déjà les élus et le grand public sur les difficultés à travailler dans les sites isolés (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/un-vendredi-a-maripa-soula/">17/02/2012</a>).</p>
<p><strong>Les Blouses blanches voient rouge</strong></p>
<p>Depuis une semaine de nombreux courriers électroniques nous parviennent, les soignants de Guyane pointent du doigt l’isolement humain et logistique dans lequel sont plongés les centres de santé du département. « Nous nous devons tous (habitants à plus ou moins long terme du fleuve) de mettre en exergue les difficultés et problèmes que nous rencontrons quotidiennement dans ce beau pays qu’est la France, et plus particulièrement dans la plus grande de ses communes » écrit Dimitri Priou, un nouvel infirmier de Maripa-Soula.</p>
<p>« Je suis infirmier dans les centres de santés en Guyane. Et ce que qui est dit ne…. m’étonne PAS » postait sur Guyaweb un « infirmier en colère ». « L’hygiène, la sécurité, le bien-être de la population et du personnel etc… n’était-ce pas le but en construisant ce nouveau centre ? » s’interroge une éducatrice.</p>
<p>« Même si je m&#8217;y attendais je suis bien sûr écœuré, les habitants de Talhuen et les agents de santé qui travaillent avec moi sont tristes aussi » nous écrivait François Groud jeudi. Il sera dès « le 17 avril », levé de ses fonctions et envoyé à Maripa-Soula. Une « infirmière réquisitionnée » de Maripa-Soula prendra sa relève. Par la suite, « Je vais être convoqué ensuite sur Cayenne pour avoir failli à mon devoir de réserve » ajoutait l’infirmier.</p>
<p><strong>Un audit pour y voir plus clair</strong></p>
<div id="attachment_26116" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26116" href="http://www.guyaweb.com/au-chevet-des-centres-de-sante/rue-2/"><img class="size-medium wp-image-26116" title="rue" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/rue1-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">Il existe dix-neuf centres de santé en Guyane. Ici une vue de Maripa-Soula.</p></div>
<p>Réagissant, la ligue des droits de l’homme a annoncé que « nous envoyons un courrier au Pt [président] du Conseil général en charge des centres de santé afin d’obtenir un RV [rendez-vous] ». Du côté des élus, c’est silence absolu.</p>
<p>Le marasme est pourtant connu. Selon nos informations, fin 2011, l’agence régionale de santé décidait d’envoyer une mission d’évaluation auprès des dix-neuf centres de santé suite aux nombreuses plaintes qui s’élevaient de la profession médicale et paramédicale.</p>
<p>Elle porte sur la qualité des soins, le fonctionnement et les infrastructures. Le rapport devrait être finalisé cette semaine. A l’Agence régionale de santé, on nous a répondu que les résultats ne seront pas communiqués avant « <em>fin juin</em> [18 juin] » au motif du « <em>droit de réserve</em> », qui court jusqu’à l’après-législatives !</p>
<p>Selon une source proche du dossier, « <em>la gestion des ressources humaines </em>», notamment « <em>le turn-over et la fidélisation des équipes médicales et paramédicales </em>» seraient catastrophiques avec soixante-dix médecins recrutés sur les dix-neuf centres de santé en 2011 ! A Maripa-Soula, ce sont dix médecins qui se sont succédé en quatre mois !</p>
<p>Sous-équipements ? Mauvais accueil ? Labeur trop difficile ? Sensation de n’être pas écouté par la direction ? Les paramètres sont certainement divers et appellent à une vraie prise en compte de la situation. Une situation restée trop longtemps en dormance. Chaque année, l’État met à disposition 12 millions d&#8217;euros au centre hospitalier de Cayenne pour le fonctionnement des centres de santé, sur un budget santé de 220 millions d&#8217;euros à l&#8217;échelle départementale.</p>
<p><strong>A Grand-Santi, trois médecins pour 100 patients</strong></p>
<p>L’audit et les protestations publiques vont-ils amorcer un processus de réflexion de la part des autorités ? Conduiront-ils à une refonte totale du système ? D’ici là, et ce n’est pas pour tout de suite, les patients et soignants de Taluen devront continuer à subir les attaques olfactives et sonores du groupe électrogène placé de manière aberrante « à moins de trois mètres de la chambre d’hospitalisation » causant « maux de tête et de vertiges ».</p>
<p>Taluen, un exemple parmi d’autres. Un exemple à ne pas suivre ? La reconstruction du centre de santé de Grand-Santi vient d’être budgétée, avec « <em>trois médecins et cent passages par jour </em>», « <em>il faudra que le projet soit béton</em> » reconnaît un proche du dossier qui a préféré garder l&#8217;anonymat.</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 818px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">«</div>
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		<item>
		<title>Des carangues contaminées par le mercure</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/des-carangues-contaminees-par-le-mercure/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 10:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Des prélèvements côtiers et hauturiers menés en avril 2011 en Guyane sur la chair de poissons et crustacés marins ont relevé une contamination&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/carangue.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Des prélèvements côtiers et hauturiers menés en avril 2011 en Guyane sur la chair de poissons et crustacés marins ont relevé une contamination mercurielle de carangues. Les taux sont deux fois plus élevés que les teneurs maximales autorisées. Un an après ce rapport scientifique tenu discret, il ne se passe rien.</strong></p>
<p>Du 1er au 6 avril 2011, une campagne de caractérisation des ressources halieutiques de Guyane avait été menée par Créocéan et le comité des pêches (CRPM). Elle avait été lancée dans le cadre de l’arrêté préfectoral d&#8217;autorisation du forage GM ES 1 sous la pression du comité des pêches qui avait demandé la réalisation d&#8217;« une base de données sur l’état de « santé » de nos ressources halieutiques guyanaises avant le forage ».</p>
<div id="attachment_25829" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-25829" href="http://www.guyaweb.com/des-carangues-contaminees-par-le-mercure/resultats-caracterisation-ressources-2/"><img class="size-medium wp-image-25829" title="resultats-caractérisation-ressources" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/resultats-caractérisation-ressources1-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">Quatre carangues sur cinq contaminées par le mercure à des taux largement supérieurs aux normes sanitaires</p></div>
<p>Cinquante prélèvements à raison de cinq individus de dix espèces avaient alors été prélevés au large (à 90 km du forage) et le long de la côté guyanaise, par des ligneurs, des navires de pêche côtière, des crevettiers.</p>
<p>Parmi les dix espèces retenues, citons les crevettes <em>pink</em> et <em>brown,</em> les vivaneaux, quelques requins, des carangues. Les prélèvements allaient constituer « un état initial des ressources halieutiques » en matière d’imprégnation par les métaux lourds et autres polluants.</p>
<p><strong>Des carangues contaminées par le mercure</strong></p>
<p>La carangue est un carnassier pêché à l&#8217;embouchure des fleuves et le long du littoral. « Pendant la saison sèche les poissons se rapprochent du littoral pénétrant même dans les estuaires des petits fleuves » (Poissons de mer de Guyane, guide illustré de Marc Léopold &#8211; Ifremer). « <em>C’est  un poisson peu consommé </em>» précise-t-on au CRPM. Selon des données de l’Ifremer : 1,3 tonnes furent débarquées en 2009 (pour 2 700 T de poisson total. Pour référence, l&#8217;acoupa atteint un million de tonnes par an).</p>
<p>A la surprise générale, sur le rapport consécutif à la campagne de caractérisation, apparurent des «<em> teneurs en mercure</em> [mercure total] <em>supérieures à la teneur maximale fixée par le règlement européen</em> » sur quatre carangues sur cinq pêchées. Alors que la teneur maximale fixée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments est de 0,5 mg de mercure par kilo de poisson frais, ici, pour quatre individus sur cinq, le taux mercuriel dépassait les 1,22 mg/kg, soit plus du double des teneurs maximales autorisées !</p>
<p>Si les résultats sont corrects, cela signifie donc qu’en avril 2011, les autorités sont mises au courant de la contamination mercurielle avérée dans la chair de quatre carangues. Une nouvelle qui à ce jour a été gardée avec la plus grande des discrétions.</p>
<p>Au comité des pêches, les données sont évidemment prises avec des pincettes. Les résultats de la campagne de caractérisation sont relégués au rang de «<em> pré-rapport</em> », « <em>que nous avons contesté. Pour nous c’est une erreur </em>» répond Patricia Triplet la directrice du CRPM. « <em>On ne peut pas avoir un constat général de notre ressource halieutique sur cinq carangues. On a demandé une étude qui reflète la réalité</em> ». Étendre l’étude à plus de cinq individus, prélevés sur différents sites, voilà les réclamations du comité.</p>
<p>Un an après la parution des résultats, un an après que le comité des pêches a demandé à « <em>la direction de la mer</em> » «<em> une autre étude</em> ». Rien ne se profile à l’horizon du côté de l’administration. La DEAL « <em>en période de réserve</em> » ne « <em>peut pas s’exprimer</em> » sur le sujet. Un proche du dossier laisse néanmoins entendre qu’aucune étude n’a été lancée pour confirmer ou infirmer les résultats non conformes avec les normes sanitaires en vigueur.</p>
<p><strong>Une pollution due à l&#8217;orpaillage ?</strong></p>
<p>Dans son rapport « L’analyse stratégique régionale » publiée mi-2010, l&#8217;agence des aires marines protégées de Guyane confirme qu’ « Il semble que tous les estuaires des fleuves à proximité des sites d’orpaillage sont potentiellement impactés : le Maroni, le Mana, l’Iracoubo, le Sinnamary, le Kourou, la Compté et le Mahury, l’Approuague et l’Oyapock. Or, les entrées d’eau saumâtre et de matières en suspension (forte turbidité des eaux en provenance des apports amazoniens) au niveau de l’estuaire, via les courants de marée, contribuent à diluer les teneurs en métal dans les compartiments abiotiques (colonne d’eau et sédiments) et à réduire la biodisponibilité du mercure et du méthyl-mercure. De ce fait, il est difficile d’affirmer que les conséquences des activités d’orpaillage transitent jusqu’à la mer, le contraire reste aussi à démontrer ».</p>
<div id="attachment_25830" class="wp-caption alignright" style="width: 176px"><a rel="attachment wp-att-25830" href="http://www.guyaweb.com/des-carangues-contaminees-par-le-mercure/patricia-triplet-4/"><img class="size-medium wp-image-25830" title="Patricia-triplet" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/Patricia-triplet3-166x250.jpg" alt="" width="166" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Patricia Triplet, directrice du comité régional des pêches maritimes</p></div>
<p>Ce même rapport soulignait qu’ «Un projet d’étude sur l’imprégnation mercurielle des poissons du littoral guyanais est en cours d’élaboration ». Aujourd’hui selon un proche du dossier, il semblerait pourtant que tout soit «<em> resté à l&#8217;état de projet d&#8217;étude</em> ».</p>
<p>Les premières études lancées afin de quantifier les conséquences de l’orpaillage par la bioaccumulation au méthyl-mercure chez l’homme ne datent pourtant pas d’hier, mais de 1994. A l’instar de la honteuse situation que subissent les habitants du fleuve qui se nourrissent de carnassiers, le consommateur du littoral doit-il craindre d’être jamais éclairé sur l’état de santé des poissons (notamment des carnassiers) côtiers ?</p>
<p>Preuve que le principe de précaution n’existe pas, une nouvelle campagne de prélèvements pourrait avoir lieu, elle ne sera pas conduite par l’administration française mais par Shell ! « <em>Le pdg s’est engagé à nous répondre rapidement</em> » explique Patricia Triplet. La compagnie pétrolière – porte-parole du consortium installé sur le permis d’exploration Guyane Maritime &#8211; avait été sollicitée par le comité en décembre dernier pour qu’une campagne de caractérisation des ressources halieutiques soit menée. De la réponse du pétrolier dépendront d’éventuelles nouvelles recherches.</p>
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