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	<title>Guyaweb &#187; Economie</title>
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		<title>&#8220;Ces 600 milliards qui manquent à la France&#8221;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 18:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Élection présidentielle 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Chaque année, selon le journaliste Antoine Peillon, la France perd 30 milliards d&#8217;euros, soit deux fois le déficit de la Sécurité sociale, à&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/evasion-fiscale.jpg" width="240" />
		</p><p>Chaque année, selon le journaliste Antoine Peillon, la France perd 30 milliards d&#8217;euros, soit deux fois le déficit de la Sécurité sociale, à cause de l&#8217;évasion fiscale de ses concitoyens fortunés.</p>
<p>Pourquoi ce système massif d’évasion fiscale reste-t-il impuni et non abordé par les deux prétendants à la présidence ? C&#8217;est la question que posait Daniel Mermet à l&#8217;antenne de France Inter ce jeudi matin au cours de son émission quotidienne insoumise &#8220;Là-bas si j&#8217;y suis&#8221;.</p>
<p>Daniel Mermet s&#8217;invite dans le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy en posant la question de &#8220;l&#8217;évasion fiscale&#8221;, qui lui est chère. Pour cela, il interview Antoine Peillon, auteur du livre sorti il y a peu, &#8220;Ces 600 milliards qui manquent à la France&#8221; (suite à la parution de l&#8217;enquête, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une information judiciaire concernant les activités en France de la banque suisse UBS &#8211; première banque de gestion de fortune au monde).</p>
<p>A deux jours du second tour du scrutin en Guyane, et à trois jours de l&#8217;annonce du nom de celui qui commandera la France pour les cinq ans à venir, cette émission est incontournable pour qui veut comprendre la situation scandaleuse des &#8220;évadés&#8221; fiscaux et comprendre que comme le dénonçaient certains candidats de &#8220;petits partis&#8221;, &#8220;la rigueur&#8221; martelée par les &#8220;grands partis&#8221; pour panser la douleur des caisses nationales ; la crise agitée au nez des citoyens électeurs,  peut en cacher une autre, bien plus sombre car bâtie dans les arcanes de ceux qui décident, celle d&#8217;une justice en crise ou quand les finances échappent aux lois.</p>
<p>Écouter, <a href="http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-de-l-argent-il-y-en-a">&#8220;De l&#8217;argent, il y en a&#8221; </a>.</p>
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		<title>La question sur le carburant en panne sèche</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 10:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Il y a plusieurs semaines les opérateurs miniers introduisaient une « demande de recours gracieux » auprès du préfet pour que la taxe carburant touchée&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/05/jauge.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Il y a plusieurs semaines les opérateurs miniers introduisaient une « demande de recours gracieux » auprès du préfet pour que la taxe carburant touchée par la région soit revue. De son côté, la CGPME demandait « le blocage des prix et une dérogation à l’approvisionnement ». Malgré l’exaspération des professionnels sur ce sujet, le dossier est en « <em>stand by </em>».</strong></p>
<p>C’est sans conteste un dossier qui ne demandera qu’à s’enflammer à l’approche des législatives. La candidature de la pourfendeuse de la hausse des prix pétroliers, Joëlle Prévôt-Madère dans la première circonscription pour l’élection législative, pour être au plus près des instances décisionnelles, illustre le contexte. Le mutisme actuel de la présidence de la Région face à nos interrogations – « un droit de réserve » autoproclamé traduit à quel point le sujet est périlleux.</p>
<p>Avec un gazole non routier à 41.69 €/hl (5.66 €/hl pour les secteurs qui relèvent de la délibération de 2005) la Région, qui collecte la TSC (taxe spéciale sur la consommation) est en ligne de mire des professionnels qui tapent une nouvelle fois du poing sur la table après la hausse du début du mois d’avril des prix du carburant.</p>
<p>Le premier avril, alors que le gazole augmentait de 3 centimes et son voisin de cuve, le sans-plomb de 8 centimes, les trois gazoles non routiers vendus sont Guyane augmentaient de 2 et 3 centimes d’euros.</p>
<p><strong>Aucune base légale</strong></p>
<p>Après le secteur de la pêche, la fédération des opérateurs miniers de Guyane haussait le ton en avril et introduisait une « demande de recours gracieux » auprès du préfet pour qu’il fasse pression sur la Région pour que cette dernière revoie le tir sur le taux appliqué au carburant non routier utilisé pour les engins de chantier.</p>
<div id="attachment_26908" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26908" href="http://www.guyaweb.com/la-question-sur-le-carburant-en-panne-seche/gauthier-horth-3/"><img class="size-medium wp-image-26908" title="gauthier-horth" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/gauthier-horth1-250x105.jpg" alt="" width="250" height="105" /></a><p class="wp-caption-text">Gauthier Horth</p></div>
<p>« Dans les arrêtés fixant le prix du carburant, le préfet prévoit l’application de la Taxe Spéciale de Consommation sur ce type de carburant, alors qu’elle n’a aucune base légale pour l’heure » pointait Gauthier Horth le président de la Fedomg qui revenait à la gorge de la collectivité régionale.</p>
<p>« Quand bien même cette taxe aurait un jour une base légale, le montant de celle-ci ne devrait pas excéder 0.6 centimes / litre, alors qu’il est aujourd’hui fixé à 41 centimes / litre ». La Fedomg qui est favorable à une taxation sur la production annonce qu’elle n’en restera pas à la simple demande protocolaire,  en « cas de refus du recours gracieux par le préfet, nous serons contraints de porter cette affaire devant le Tribunal Administratif de Cayenne ».</p>
<p>Même lassitude de ton du côté de la confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). « Ce que nous demandons, c&#8217;est le blocage du prix pendant un certain temps, du fait de la situation de monopole dans la fourniture et la vente de produits pétroliers aux Antilles-Guyane » répond Joëlle Prévôt-Madère, la présidente du groupement.</p>
<p><strong>Dérogation</strong></p>
<p>« Ce que nous demandons aussi, encore et toujours, c&#8217;est la dérogation aux normes européennes (abaissement du niveau) afin que nous ayons la possibilité de nous fournir de façon concurrentielle auprès d&#8217;autres fournisseurs (Trinidad, Surinam bientôt&#8230;) ».</p>
<p>En juillet 2010, le président de région Rodolphe Alexandre évoquait devant la presse « la nécessité de trouver rapidement une alternative à l’approvisionnement par la SARA ». 21 mois plus tard, alors que l’essence en Guyane est toujours plus chère qu’en métropole et aux Antilles où en est la Région sur ce dossier ?</p>
<p><a rel="attachment wp-att-26909" href="http://www.guyaweb.com/la-question-sur-le-carburant-en-panne-seche/rodolphe-alexandre-bureau-4/"><img class="alignleft size-medium wp-image-26909" title="rodolphe-alexandre-bureau." src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/rodolphe-alexandre-bureau.1-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a>En juillet 2010, le président de Région réunissait la presse pour annoncer qu’il « missionner[ait] un cabinet pour confirmer ou infirmer les pistes déjà évoquées d’un approvisionnement à Trinidad, Paramaribo ou depuis l’Europe ». Plus d’un an et demi après, où en est-on ? Ces questions restent ouvertes.</p>
<p>Le service communication de la collectivité nous a fait comprendre que le président de Région est le seul de la majorité à pouvoir s’exprimer sur ce sujet, mais il ne le fait, puisque tout est « <em>en stand by </em>». Il faudra attendre les législatives pour que le débat sur la fiscalité du carburant soit amené sur la table. Il est à craindre cependant qu’en période électorale, les promesses de tous bords pleuvent, qu’en restera-t-il ?</p>
<p>Astuces à la pompe pour &#8220;économiser du carburant&#8221; <a href="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/Economie-dessence-à-la-pompe.pdf">ici</a></p>
<p><strong>Les propositions des deux candidats à la présidentielle : </strong><br />
François Hollande, « le prix sera bloqué à la pompe &#8230; pendant trois mois. Je restituerai aux consommateurs ce que l’Etat aura gagné en plus du fait de la hausse des prix ».<br />
Nicolas Sarkozy, « faire jouer la concurrence et aller acheter l’essence là où c’est le moins cher ».</p>
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		<title>En duvet à Rio sous peine d&#8217;y laisser des plumes</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 19:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>En cette période de vacances scolaires, les visiteurs affluent vers certaines villes. Une aubaine pour certains professionnels du tourisme. Une enquête sur les&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/rio.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>En cette période de vacances scolaires, les visiteurs affluent vers certaines villes. Une aubaine pour certains professionnels du tourisme. Une enquête sur les tarifs hôteliers vient de paraître. A New York, la nuit vous en coûtera 143 € en moyenne, 118€ à Paris. Rio s’enflamme avec 239 € la chambre.</strong></p>
<p>Le portail Hotel Reservation Service (HRS) – portail européen de la réservation d’hôtels en ligne &#8211; vient de publier les résultats de son étude “Hotel Price Radar” pour le 1er trimestre 2012. Chaque trimestre, le portail « mène l’enquête auprès de cinquante grandes villes de France, d’Europe et du monde entier afin de comparer l’évolution des prix des nuitées ». L’analyse « prend en compte des hôtels appartenant à des chaînes, mais aussi des acteurs indépendants ».</p>
<p><strong>Paris la plus chère, Toulouse solde </strong></p>
<p>En France, la tendance est à la hausse, notamment à Marseille. Ainsi, les services hôteliers de « Marseille rattrape[nt] Paris et Lyon », avec une nuitée autour de 93 €. Si les prix affichés sont très « disparates » commente le site, « la plus forte progression a été observée à Marseille avec une hausse de 13,61% par rapport à la même période 2011. Cette augmentation de prix serait « probablement liée à l’organisation du Forum mondial de l’eau en mars dernier, qui a attiré plus de 35 000 visiteurs » note le site. Les prix restent néanmoins bien en dessous de ceux pratiqués dans de  nombreuses autres grandes villes mondiales.</p>
<div id="attachment_26704" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26704" href="http://www.guyaweb.com/en-duvet-a-rio-sous-peine-dy-laisser-des-plumes/nyc/"><img class="size-medium wp-image-26704" title="nyc" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/nyc-250x187.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Dans une rue de New York</p></div>
<p>De leur côté, les hôteliers de Bordeaux (+4,39%), Paris (+2,48%) et Nice (+0,75%) contiennent un peu plus l’inflation. Toulouse enregistre pour sa part la baisse la plus importante (-6,01% à 88 € en moyenne).</p>
<p>C’est toujours à Paris où il est le plus coûteux de dormir (119 € en moyenne), la capitale étant suivie par Lyon (100 € en moyenne). En revanche, la ville de Strasbourg propose les tarifs les moins élevés (un peu moins de 85 € en moyenne), talonnée par Nantes et Nice (un peu plus de 85 € en moyenne pour ces deux villes).</p>
<p><strong>Rio l’exubérante</strong></p>
<p>Si « la tendance est à la hausse à l’échelle internationale », la plus forte croissance revient à Rio de Janeiro. En un an, les prix ont quasiment été multipliés par deux en moyenne, pour des nuits d’hôtel qui atteignent 239 € en moyenne ! La croissance du pays justifie-elle une telle inflation ? Les rendez-vous sportifs de 2014 et 2016 ne doperaient-ils pas déjà les structures touristiques ?</p>
<p>Londres est la ville européenne qui se démarque avec une hausse substantielle (+4,9%, pour une nuit à 125 euros en moyenne). Cette inflation s’explique par la tenue des Jeux Olympiques d’été dans la capitale anglaise.</p>
<p>Miami talonne la City avec une nuitée à 122,44 € pour une inflation de 28,10% en douze mois. Mexico affiche 104,58 € en moyenne (+36,20%). New York abuse de sa réputation et tarifie en moyenne 142,58 € la nuit d’hôtel (+5,30%).</p>
<p>A Buenos Aires en revanche, les tarifs sont en recul pour ce premier trimestre (-4,6% à 88 € en moyenne). Bangkok reste la ville la plus abordable (58 € en moyenne), devant Pékin (62 € en moyenne) et Kuala Lumpur (65 € en moyenne).</p>
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		<title>Ces ultramarins qui migrent pour travailler</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 09:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Une analyse sur l’insertion professionnelle des jeunes ultramarins conduite par l’institut national d’études démographiques, rapporte que les ultramarins qui vont travailler dans l’hexagone&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/rue-bac.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Une analyse sur l’insertion professionnelle des jeunes ultramarins conduite par l’institut national d’études démographiques, rapporte que les ultramarins qui vont travailler dans l’hexagone accèdent plus largement à l’emploi que leurs pairs métropolitains ou ultramarins, les plus âgés peinent cependant à faire reconnaître leur qualification. Cruellement, s’ils reviennent sans diplôme au <em>péyi</em>, ils accèderont plus difficilement à l’emploi que les non migrants.</strong></p>
<p>Claude Valentin Marie et Franck Temporal sont les auteurs d’un rapport rendu public par  l’institut national d’études démographiques (Ined) qui s’est intéressé à l’insertion professionnelle des jeunes ultramarins dans leur territoire de naissance et dans l’hexagone.</p>
<p>Il apparaît que nombreux sont les ultramarins « qui ont inscrit, et qui plus que jamais inscrivent, leurs perspectives d’avenir et leurs trajectoires de vie sur un double espace économique et social : leur département et la métropole ».</p>
<p>S’appuyant sur l’enquête Migrations, famille et vieillissement, les auteurs nous apprennent que « les natifs des DOM en âge de travailler (15‐64 ans) vivant en métropole occupent plus souvent un emploi et sont aussi moins touchés par le chômage que ceux restés ou revenus dans leur département ». L’explication avancée par les auteurs est que « ne s’installent durablement en métropole que les mieux « armés » pour s’insérer sur le marché du travail ». « Tandis que les autres (moins qualifiés ou moins directement employables) se replient plus ou moins rapidement dans leur département d’origine, alimentant un taux de chômage déjà très élevé ».</p>
<div id="attachment_26731" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-26731" href="http://www.guyaweb.com/ces-ultramarins-qui-migrent-pour-travailler/pole-emploi-st-lau-500-3/"><img class="size-medium wp-image-26731" title="pole-emploi-st-lau-500" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/pole-emploi-st-lau-5001-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">Un peu plus d’1 guyanais (18-34 ans) sur deux déclarent être prêts à (re)partir s’il leur était proposé un emploi.</p></div>
<p>Alors que les ultramarins qui ont rejoint la France métropolitaine affichent un taux d’emploi (70 %) supérieur à la moyenne métropolitaine (64 %), à peine 45% des individus restés au <em>péyi</em> sont en activité.</p>
<p>« Mais le résultat le plus paradoxal est celui des natifs pas ou peu diplômés » poursuit l’étude. « Leur taux d’emploi, également supérieur à la moyenne nationale, les distingue plus nettement encore de ceux de niveau équivalent restés ou revenus au pays : l’écart est de près de 25 points, avec des maxima entre 45 et 55 ans ».</p>
<p><strong>Un arbitrage défavorable pour les postes à qualification</strong></p>
<p>La migration vers l’Hexagone n’est cependant pas sans dommage, « à caractéristiques équivalentes, les plus diplômés accèdent moins aux postes qualifiés en métropole que dans leur DOM. Ce résultat d’ensemble tient, pour beaucoup, à la situation des plus âgés. En faisant le choix d’une installation en métropole, ces derniers auraient accepté en plus grand nombre des emplois moins qualifiés que leurs pairs restés dans leur département ».  Cette caractéristique « s’est fortement réduit[e] chez les plus jeunes » notent cependant les auteurs.</p>
<p><strong>Ceux qui rentrent au <em>péyi </em>sans diplôme, galèrent plus</strong></p>
<p>« L’expérience de migration durable ne constitue pas, en soi, un avantage pour l’accès à l’emploi au retour. Elle ne suffit pas à garantir une insertion professionnelle, si elle ne s’accompagne pas d’une augmentation du capital social des protagonistes » prévient l’analyse.</p>
<p>« Les natifs de retour les moins diplômés affichent des taux de chômage plus élevés que les natifs non migrants. Chez les jeunes (18‐34 ans), ces différences dans l’accès à l’emploi semblent être exacerbées. Comparés à leurs aînés, l’influence du diplôme apparaît en effet plus forte ».</p>
<p>Ainsi, s’ils subissent un échec scolaire, les ultramarins migrants se retrouvent en position plus défavorable que les natifs non migrants pour l’accès à un emploi.</p>
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		<title>Salarié ou capital ?</title>
		<link>http://www.guyaweb.com/salarie-ou-capital/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 09:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>L&#8217;agitation autour de la campagne électorale se densifie à mesure que s&#8217;envolent les jours qui séparent les citoyens et les candidats du premier&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/pousser-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>L&#8217;agitation autour de la campagne électorale se densifie à mesure que s&#8217;envolent les jours qui séparent les citoyens et les candidats du premier tour. Nestor Radjou, ancien conseiller économique, social et environnemental s&#8217;invite dans le débat. Il évoque la &#8220;dualité travail-capital&#8221;, &#8220;deux conceptions idéologiques et économiques qui s’affrontent &#8221; et nourrissent particulièrement les débats politiques d&#8217;avant tour.</strong></p>
<p><strong>L’économie réelle</strong> consiste en la gestion de la production, de la répartition et de l’accumulation des richesses issues de la transformation de ressources disponibles en des biens et services nécessaires à la satisfaction des besoins des individus. La croissance économique est le moteur de son développement, notamment pour répondre à la pression de nouveaux besoins et à l’amélioration des conditions de vie.</p>
<p>Elle se nourrit du progrès, de la spécialisation, de l’échange et de la notion de propriété, dans une dualité travail-capital qui trouve sa traduction politique en France avec la Gauche et la Droite, deux conceptions idéologiques et économiques qui s’affrontent, notamment en période électorale et de crise. Elles s’affrontent, non pas sur le rôle de l’entreprise (association capital-travail) comme producteur de richesse, mais sur la subordination du travail à la propriété privée du capital, dont on sait qu’elle est un facteur d’égoïsme et d’inégalités sociales en concentrant mécaniquement la richesse produite sur le capital (selon l’Observatoire des inégalités, sur la période 1998-2008, les 10% les plus pauvres ont reçu 2,8% de la richesse nationale contre 31,7% pour les 10% les plus riches, et l’écart se creuse).</p>
<p><strong>En affirmant le primat du capital sur le travail, </strong>la théorie de l’offre, d’inspiration libérale à laquelle adhère la Droite, préconise d’abord l’aide à l’entreprise en tant qu’entrepreneur (baisse des taxes, des charges, des impôts sur le capital…), car selon elle c’est le capital qui permet d’investir, d’employer, de verser des revenus et par suite de créer la demande (l’offre crée la demande). A l’opposé, la théorie de la demande recommande par contre d’agir sur la demande (salaire, investissement public…) pour relancer l&#8217;emploi, la production et la croissance, les entreprises n’offrant pas ce que les agents économiques n’ont pas les moyens d’acheter. Mais, la réalité est plus complexe, il n’y pas d’offre sans demande, ni de consommation sans offre. La demande et l’offre interagissent à travers une dynamique monétaire !</p>
<p><strong>La monnaie est au cœur du système</strong>. L’échange en effet se réalise par la monnaie dont la quantité en circulation, la «masse monétaire», se répartit en revenus disponibles que les agents économiques utilisent pour effectuer des achats et épargner ou investir. De ces activités, où la dépense de l’un est le revenu de l’autre, ressortent alors pour certains, comme les investisseurs institutionnels (assurance…), des excédents structurels d’argent. Pour d’autres des besoins et des emprunts, à charge pour les banques et les marchés financiers de récupérer les excédents et les remettre en circulation.</p>
<p>Mais, la monnaie est exclusivement créée par les banques (jeu d’écriture comptable) lorsqu’elles octroient des crédits en contrepartie de reconnaissance de dettes ou qu’elles effectuent des achats de biens, de services et d’actifs financiers. Ce pouvoir de création qu’ont les banques a deux seules limites. La première est leur capacité de refinancement (trouver des liquidités) qu’impose le ratio de solvabilité et, la seconde, est la demande de monnaie car les banques ne peuvent pas créer de la monnaie si personne n’en demande. Pour faire face aux éventuels retraits de billets et pièces de monnaie, le ratio de solvabilité exige que les banques détiennent une certaine quantité de monnaie Banque centrale (billets…), que seule celle-ci peut créer sous certaines conditions.</p>
<p>Si la monnaie (des dettes) se crée, elle se détruit aussi avec le remboursement des dettes ou l’insolvabilité et la faillite des emprunteurs. Ainsi, en permanence, la masse monétaire se restructure et fluctue, elle se dilate ou se contracte. Par ailleurs, les échanges internationaux et les politiques publiques agissent également sur la masse monétaire.<br />
Un déficit des échanges extérieurs (Importation, exportation, transfert…) correspond à une diminution en provoquant des fuites de monnaie et un excédent de ces échanges engendre une augmentation de la masse monétaire par des rentrées de devises. Les coûts de production, la qualité des produits, le dynamisme économique, les mouvements de capitaux… sont en cause. De plus, pour financer leurs activités, des entreprises et des Etats émettent des créances (bons du Trésor, actions, obligations) sur des marchés financiers et, ainsi, réorientent l’épargne et provoquent même de la création monnaie lorsque les banques et les agents étrangers les achètent.</p>
<p>De nombreux États empruntent ainsi sur ces marchés et laissent s’accumuler un niveau intolérable de dettes (dette souveraine). Et c’est en interdisant aux Etats membres d’avoir recours à la création de monnaie par leur Banque centrale que l’Union européenne (Traité de Lisbonne), qui subordonne l’intérêt général au marché et au libre-échange, contraint les pays membres à emprunter sur les marchés financiers. Certains, comme la France et la Grèce, ont alors accumulé un niveau intolérable de dettes, notamment à l’égard de pays étrangers et au détriment de leur indépendance. Par leurs excédents commerciaux, des pays comme la Chine et les producteurs de pétrole ont constitué d’importantes réserves de devises (capitaux) qui leur permettent de prêter ou d’investir à l’étranger.</p>
<p><strong>Cette variabilité de la masse monétaire</strong>, tant par son niveau que par sa structure, impacte les revenus et par suite l’économie réelle. Elle agit sur la consommation, la production, l’emploi, l’investissement et l’épargne, au point qu’elle peut conduire à de graves crises économiques (déflation, inflation, récession…), selon qu’il y ait trop ou pas assez de monnaie en circulation. La masse monétaire se doit d’être en adéquation avec l’évolution des besoins de l’économie réelle. Malheureusement, les fluctuations de la masse monétaire ne se réduisent pas aux seuls besoins de financement de l’économie réelle. Elles ont aussi d’autres origines, la recherche du profit et la spéculation, qui dévoient l’activité financière et détournent l’épargne vers la constitution de «bulles spéculatives et explosives», dont l’une d’elle a déclenché la crise actuelle.</p>
<p>Dans les années 1980, en effet, l’ouverture des frontières et la libéralisation des marchés transforment les sources de financement de l’économie. La dérèglementation (suppression du contrôle des changes et du crédit), la désintermédiation (accès direct aux marchés financiers), le décloisonnement (marché boursier, marché monétaire, marché obligataire…) et les réseaux informatiques, qui dématérialisent les échanges, «globalisent» les marchés et instaurent une logique financière internationale de court terme.</p>
<p>De nouvelles techniques et de nouveaux produits, comme la transformation des crédits bancaires en actifs négociables (titrisation), voient le jour en toute opacité et absence de traçabilité. Où que l’on soit, on peut acheter ou vendre une créance selon son cours, un prix « volatile » qui n’est plus le reflet d’une réalité économique (coût de revient), mais le résultat de spéculations, d’anticipations et de notations de la qualité des créances.</p>
<p>Les prix de ces actifs financiers (biens immobiliers, actions…), des éléments de valorisation des patrimoines, fluctuent, créent des plus-values, nourrissent la spéculation, attirent les agents à la recherche de profits, installe sans effort des fortunes et facilitent les délocalisations. On achète «à la baisse pour revendre à la hausse» sur les marchés financiers dont la logique de fonctionnement diffère de celle de l’économie réelle. Contrairement à la demande des biens et services, la demande des actifs financiers augmente lorsque le prix de ces actifs augmente.</p>
<p><strong>Depuis, plus préoccupées à la réalisation de profits, </strong>les banques et les investisseurs concentrent leurs activités sur les marchés financiers et en ont fait les principaux acteurs du financement de l’économie réelle. Les banques octroient des crédits puis les transforment en créances négociables qu’elles vendent et qui se retrouvent alors dans les bilans des investisseurs (banque, assureur, fonds de placement, entreprise, ménage…).</p>
<p>La titrisation a certes permis d’amplifier le financement de l’économie, mais au détriment de sa régulation. Les crédits trop faciles, l’excès de monnaie, le développement des titrisations, les fonds spéculatifs, les produits toxiques et les cécités des agences de notation sont à l’origine de la crise financière qui a rapidement dégénéré en crise économique. Il existe aujourd’hui une masse «astronomique» de capitaux qui peuvent se déplacer, via les marchés financiers, d’un pays à l’autre et qui peuvent créer de véritables catastrophes économiques.</p>
<p>Le marché immobilier étant à la hausse, les banques ont incité et accordé à des ménages américains à faible revenu des crédits hypothécaires à taux variables et gagés par une hypothèque sur le logement acheté (crédit subprime). Elles pensaient que le prix de l’immobilier ne pouvait que continuer d’augmenter (bulle immobilière) et qu’elles pourraient, en cas de défaillance de l’emprunteur, revendre le logement à un prix supérieur. Ces crédits se sont multipliés et, après titrisation, affectés d’une notation de très grande qualité (AAA = sans risque), se sont massivement disséminés dans le monde, dans les bilans des investisseurs.</p>
<p>Or, pour freiner l’évolution trop rapide de la masse monétaire au Etats Unis, la Banque centrale des USA (Réserve fédérale américaine : FED) augmente ses taux directeurs, que les banques répercutent à la hausse sur leurs propres taux, de sorte que l’octroi des crédits diminue alors que les insolvabilités s’accroissent. Ainsi, le surendettement des ménages, l’afflux des défaillances et la revente des maisons hypothéquées conduisent à l’effondrement du prix de l’immobilier (éclatement de la bulle immobilière), aux révisions à la baisse de la notation des créances et par suite contraignent les créanciers à la restructuration de leur bilan. Un phénomène de contagion s’enclenche, se propage et les investisseurs subissent d’importantes pertes.</p>
<p><strong>Des crédits ne sont plus remboursés</strong> (destruction de monnaie), le cours des banques et de certains titres financiers s’effondre et la solvabilité des banques est remise en cause au point qu’une grande banque américaine (Lehman Brothers) fait faillite. Une crise de liquidité s’est ainsi installée (défaillance du marché interbancaire) alors même que les banques sont contraintes de se refinancer pour respecter leur ratio de solvabilité.</p>
<p>A défaut de lever des fonds propres, la seule issue offerte aux banques pour trouver des liquidités et éviter la faillite est l’intervention des pouvoirs publics (création de monnaie Banque centrale ou dépense publique), lesquels, pour contenir la catastrophe économique amorcée, ont plutôt sollicité les contribuables que taxé les bénéficiaires des bonus des marchés financiers. Pour alimenter le marché interbancaire, cette intervention des autorités au profit des banques a pris trois formes différentes.</p>
<p>Aux Etats Unis (Plan Paulson), la FED a racheté aux banques leurs créances douteuses et, en cas de défaillance, devient propriétaire des logements. En Angleterre, l’Etat a recapitalisé les banques (nationalisation partielle) et ainsi a accru son contrôle sur la gestion bancaire. Par contre, la France s’est contentée de garantir au prix du marché les créances douteuses des banques françaises.</p>
<p>Mais, avec le resserrement des liquidités, les banques ont renforcé les conditions d’octroi du crédit et enclenché le «crédit crunch». Moins de crédit et crédit plus cher nourrissent la contraction de la masse monétaire et par suite la baisse de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises, et, finalement, de la production, de l’emploi et de la croissance. Bref, une récession ou un ralentissement économique (selon les pays) qui, en toute circonstance, produit du chômage et renforce les inégalités sociales. Un cercle vicieux qui peut déboucher sur l’implosion sociale. La crise économique a ainsi succédé à la crise de liquidité.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, pour s’en sortir, deux voix sont proposées.</strong><br />
L’une est la solution de l’orthodoxie libérale, qui prône de laisser faire l<strong>’autorégulation des marchés</strong>. Car, pour elle, la crise résulte d’un gonflement « artificiel » de la masse monétaire et qu’il faut laisser maintenant la masse monétaire se réduire pour que se rétablisse « l’équilibre » entre l’épargne réelle et l’investissement. L’autre voix réclame l’intervention des pouvoirs publiques pour, après avoir sauvé les banques, restaurer la confiance des marchés et des agents économiques.</p>
<p>Mais elle se présente sous deux formes radicalement différentes selon que l’on attribue à la faiblesse de l’offre ou à celle de la demande la responsabilité d’entretenir la crise économique. En retenant l’insuffisance de l’offre de crédit comme cause principale (explication friedmanienne), les autorités privilégient la politique monétaire qui préconise l’intervention de la Banque centrale pour permettre aux banques de prêter d’avantage aux ménages et aux entreprises afin de relancer les activités.</p>
<p>A l’opposé, en retenant la déficience de la demande (explication keynésienne), il appartient, dans ce cas, à l’Etat de mettre en oeuvre une politique budgétaire pour relancer les activités par le biais d’investissements publics, du renforcement du pouvoir d’achat et de l’incitation des entreprises à investir. Dans cette optique, un déficit budgétaire (une création de monnaie, lorsque le déficit est couvert par la Banque centrale, mais interdite dans l’UE) est regardé comme une opération saine puisqu’à terme cette politique doit produire de la croissance et des recettes fiscales pour le résorber.</p>
<p>S’agissant en France des interventions de l’Etat, elles sont limitées à la fois par son endettement public excessif et par les contraintes de l’Union européenne (UE) qui contrôle l’essentiel des instruments de la politique économique des Etats membres (politique monétaire, budgétaire…). Le traité de Lisbonne, en effet, subordonne les interventions de la Banque centrale des Etats membres à celles de la Banque centrale européenne (BCE), limite les déficits budgétaires de ces Etats et leur interdit de les faire financer par leur Banque centrale de sorte qu’ils se trouvent contraints d’avoir recours aux marchés financiers en cas de besoin. Aussi, en dehors des interventions de l’UE et notamment de la BCE, le seul levier d’action qui reste au Gouvernement français est que ses interventions prennent des formes de redistribution des revenus, soit au profit du travail (théorie de la demande), soit au profit du capital (théorie de l’offre). Faut-il encore pour rétablir la confiance, la croissance et relancer l’économie que les banques jouent pleinement leur rôle de financement de l’économie réelle et que les mesures politiques prises soient équitables et efficaces.</p>
<p><strong>Quand on sait que les inégalités de niveau de vie évoluent peu pour 90 % de la population mais qu’elles se creusent avec les plus aisés (INSEE, « Les très haut revenus »), l’enjeu aujourd’hui est d’arriver, à travers la redistribution des revenus, à concilier la réduction des inégalités, l’amélioration du pouvoir d’achat et la croissance économique.</strong></p>
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		<title>Les candidats et la hausse des prix pétroliers</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 09:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		</p><p>Face à l’augmentation permanente des prix à la pompe, comment se positionnent les candidats aux présidentielles ? Petit tour de table pour pleins de&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/04/baisse-TSC-non.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Face à l’augmentation permanente des prix à la pompe, comment se positionnent les candidats aux présidentielles ? Petit tour de table pour pleins de promesses.<br />
</strong></p>
<p>Tout le monde ne le sait pas, mais l’essence hors taxes est en France l’une des moins chères d’Europe. Or, à la pompe, les prix ne cessent de grimper à des taux prohibitifs. Depuis la nuit de samedi à dimanche, le sans-plomb affiche 1,79 euro le litre soir une hausse de 8 centimes. Le gazole est passé à 1,61 euros pour une hausse de 3 centimes.</p>
<p>La principale taxe qui alourdit le prix de vente en Guyane est la taxe spéciale sur les carburants (TSC), fixée et perçue par le conseil régional. La région, le conseil général, les communes et le SMTC perçoivent selon répartition cette TSC. La taxe porte sur le volume de carburant et non sur le prix.<br />
D&#8217;autres prélèvements s’y ajoutent tels que l&#8217;octroi de mer, une taxe allant à la chambre de commerce et d&#8217;industrie. « Aujourd&#8217;hui, le total des taxes revient à 40% du prix du sans-plomb et 30% du prix du gazole » détaillait France Guyane (24/03/2012).</p>
<p><strong>Quels sont les positionnements des présidentiables ?</strong></p>
<p>Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche propose la « nationalisation de Total ».</p>
<p>François Bayrou, du Modem demande « aux pays producteurs à produire plus ».</p>
<p>Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière propose d’« augmenter les salaires au même rythme que le prix de l’essence ».</p>
<p>Marine Le Pen du Front National propose « une réduction des taxes payées par le consommateur, à hauteur de 2,8 milliards, prises en charge par les compagnies pétrolières ».</p>
<p>Eva Joly, d’Europe Ecologie les Verts invoque la nécessité de « développer les énergies alternatives, les transports en commun et le covoiturage ».</p>
<p>Nicolas Sarkozy de l’UMP répond « faites jouer la concurrence et allez acheter l’essence là où c’est le moins cher ». (!)</p>
<p>Le socialiste François Hollande répond que s’il est élu, « le prix sera bloqué à la pompe pendant trois mois. Je restituerai aux consommateurs ce que l’Etat aura gagné en plus du fait de la hausse des prix ».</p>
<p>Ces réponses ont été compulsées par le Canard Enchaîné du mercredi 21 mars.</p>
<p>Il est sans conteste que la question de la TSC et celle (qui piétine) de l’approvisionnement en carburant en alternative à la SARA seront des points centraux des futures législatives.</p>
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		<title>Un 4e opérateur de logement social</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 18:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Chaque année, 3 700 logements sont nécessaires en Guyane pour répondre à la demande, 2 000 pour le seul centre littoral et plus&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/casque-chantier-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Chaque année, 3 700 logements sont nécessaires en Guyane pour répondre à la demande, 2 000 pour le seul centre littoral et plus de 1 000 pour l&#8217;ouest guyanais. Les chiffres sont connus,mais la situation s&#8217;améliore selon les officiels réunis le 22 mars en préfecture. Un quatrième opérateur de logement social est d&#8217;ailleurs attendu pour répondre à la demande.<br />
</strong></p>
<p>Vincent Niquet, le secrétaire général pour les affaires régionales et économiques avait salué ce 22 mars à Cayenne &#8221; <em>le mariage heureux de la défiscalisation et de la demande publique</em>&#8220;. Selon les données officielles glissées par la préfecture, le coup d&#8217;accélérateur donné en &#8220;<em>2007</em>&#8221; a permis de passer des habituels &#8220;<em>500-600</em>&#8221; logements sociaux construits par an à &#8220;<em>1 000</em>&#8220;, ces chiffres &#8220;<em>devraient encore progresser en 2012</em>&#8220;.</p>
<div id="attachment_25363" class="wp-caption alignright" style="width: 176px"><a rel="attachment wp-att-25363" href="http://www.guyaweb.com/un-4e-operateur-de-logement-social/vincent-niquet-2/"><img class="size-medium wp-image-25363" title="vincent-niquet" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/vincent-niquet1-166x250.jpg" alt="" width="166" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Vincent Niquet, secrétaire général pour les affaires régionales et économiques </p></div>
<p>Olivier Mantez, président de la fédération régionale du BTP a souligné &#8221; <em>l&#8217;importance de la défiscalisation sociale</em>&#8220;. Par ailleurs, il a tenu à rappeler que &#8220;<em>les entreprises ont démontré qu&#8217;elles peuvent répondre à la demande</em>&#8220;. A Saint-Laurent, selon la fédération, le BTP représente la plus grosse activité économique, créant 700 à 800 emplois (dont de nombreux contrats à durée déterminée et intérimaires).</p>
<p>Et comme la construction va bon train, un quatrième opérateur de logement social est annoncé prochainement en Guyane. Il s&#8217;agit de la société Habitat en Région Services, principal opérateur du Groupe BPCE (deuxième groupe bancaire français qui rassemble Banques Populaires et Caisses d&#8217;Epargne) dans le domaine du logement social. Le maire de Saint-Laurent, Léon Bertrand s&#8217;en était &#8220;félicité&#8221;, &#8220;ça n&#8217;est vraiment pas de trop&#8221;. Par ailleurs Bouygues Immobilier n&#8217;exclut pas de venir s&#8217;implanter en Guyane.</p>
<p><strong>En 2011, &#8220;deux fois plus&#8221; de permis de construire ont été délivrés </strong></p>
<p>&#8220;<em>Il ne suffit pas de verser dans l&#8217;autosatisfaction mais poursuivre et accélérer</em>&#8221; le mouvement a jugé le secrétaire général pour les affaires régionales et économiques. Des  freins demeurent, tels qu&#8217; &#8220;<em>une chaîne de production extrêmement longue</em>&#8221; et &#8220;<em>des surcoûts</em>&#8220;. Sur ce point qui enraye le processus et se répercute aussi sur les payes des ouvriers, quatre groupes de travail vont être créés et pilotés par la préfecture, &#8220;<em>sur les compérences du second oeuvre, la problématique des matériaux, le coût de l&#8217;aménagement et le coût de la construction</em>&#8221; a détaillé Etienne Crépon, du ministère de l’Écologie, du Développement Durable, du Logement et du Transport.</p>
<p>Pour limiter les prix, le représentant du ministère a évoqué &#8220;<em>une possible adaptation régionale</em>&#8221; pour l&#8217;approvisionnement en matériaux. Un point demandé de longue date par les professionnels du BTP et qui semble aujourd&#8217;hui être entendu, à deux mois des présidentielles.<br />
L&#8217;autre point soulevé lors de la réunion, la rareté des artisans dans l&#8217;ouest, &#8220;<em>dans l&#8217;ouest guyanais, le tissu économique est assuré par les entreprises de Cayenne, il faut des carreleurs, des plombiers, des peintres qui créent leur entreprise</em>&#8221; a pointé Olivier Mantez &#8220;<em>qui a appelé à un vrai partenariat transparent</em>&#8221; avec les collectivités et l’État.</p>
<p><strong>Info en plus </strong>:<br />
La FRBTP Guyane, les MPI Guyane, et le président de la Fédération des Entreprises d’Outre-mer organisent ce vendredi à 19h30 un dîner débat sur les thèmes :  &#8221; Les 20 mesures pour la compétitivité des entreprises en Guyane&#8221; et &#8220;Les réformes sur l’évolution de la défiscalisation en Outre-Mer&#8221;. Au Novotel de Cayenne.<br />
L&#8217;assemblée Générale du Medef Guyane se tiendra à l’IGRC de Cayenne ce vendredi à 16 h.</p>
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		<title>Octroi de mer : la Région change de cap</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 10:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>C’est sans surprise que la majorité à la Région a voté en faveur du rétropédalage sur la question de la hausse de l’octroi&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/etats-generaux-chefs-coutumiers.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>C’est sans surprise que la majorité à la Région a voté en faveur du rétropédalage sur la question de la hausse de l’octroi de mer sur quarante-deux produits. L&#8217;opposition s&#8217;est abstenue.<br />
</strong></p>
<p>Lors de la séance plénière de mardi, la majorité à la collectivité régionale a adopté la révision des taux de l&#8217;octroi de mer, l’opposition s’est pour sa part abstenue. La hausse drastique voulue par la collectivité sur certains produits d&#8217;import n’aura pas fait long feu sous le lobbying des commerçants et industriels qui ont montré qu&#8217;ils n&#8217;entendaient pas être relégués au banc des « consultants ». A peine un mois après son entrée en vigueur, la hausse partielle de l’octroi de mer a été jetée par les écoutilles.</p>
<div id="attachment_25354" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-25354" href="http://www.guyaweb.com/octroi-de-mer-la-region-change-de-cap/mpi-3/"><img class="size-medium wp-image-25354" title="mpi" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/mpi2-250x166.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;octroi de mer est un sujet de tensions. Ici lors d&#39;une rencontre de représentants du monde économique en avril 2011.</p></div>
<p>En février, le président de région avait justifié une « taxation différentielle » (taxer plus lourdement les produits d&#8217;importation) pour favoriser « l’économie endogène ». Cette décision permettait au passage de dégager « 8,5 millions d’euros, dont 80% » pour les communes (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/taxe-octroi-de-mer-la-preference-locale/">02/03/2012</a>).</p>
<p>La production locale aura eu à peine le temps d’espérer. Reste que la baisse de l&#8217;octroi de mer demeure en vigueur pour certaines denrées produites en Guyane, comme la viande bovine locale qui est même tombée à  1% (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/les-taxes-de-loctroi-de-mer-corrigees/">10/03/2012</a>) contre 2,5% il y a un mois.</p>
<p>Dans ses colonnes, France Guyane relate les justifications de Fabien Canavy, conseiller régional du groupe d’opposition Démocratie et probité quant à l’abstention de l’ensemble de l’opposition sur ce dossier : « La vie est chère en Guyane. Très chère. Nous avons une pauvreté qui ne cesse de se développer, des tarifs de produits qui sont prohibitifs, et ce n&#8217;est pas en jouant sur l&#8217;octroi de mer que l&#8217;on va améliorer les choses ».</p>
<p>Ce rétropédalage ne clôt pas le dossier. La TVA régionale réclamée par beaucoup, devrait être le prochain chapitre ouvert, d’autant que l’octroi de mer pourrait disparaître en 2014 car contraire à la libre circulation des marchandises dans l’union européenne.</p>
<p>Il faut savoir que le régime de taxation actuel est plus favorable que le droit commun. Il est donc très peu probable que les prix baissent, d’autant qu’aucune régulation de la tarification n’est assurée, les commerçants étant libres d’appliquer les prix les plus outranciers qu&#8217;ils désirent. Ce qui est certain, c&#8217;est que quel que soit la forme que revêtira la future taxation, ce sont les intermédiaires et le consommateur qui la supporteront.</p>
<p><strong>Pour pousser le débat :</strong><br />
Le marché Antillais : partenaire ou Harpie ? <a href="http://www.guyaweb.com/le-marche-antillais%C2%A0-partenaire-ou-harpie%C2%A0/">ici<br />
</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Shell &#8220;valorise le patrimoine&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 09:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé / Sciences / Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		
		</p><p>Le directeur de Shell France a présenté à la presse le « compte-à-rebours d’un projet d’intérêt national pour un pays qui a une balance&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/patrick-romeo-591.jpg" width="240" />
		</p><p><strong>Le directeur de Shell France a présenté à la presse le « <em>compte-à-rebours d’un projet d’intérêt national</em> <em>pour un pays qui a une balance commerciale déficitaire </em>». Deux puits de forages et deux campagnes sismiques entreront en action dès le troisième trimestre.</strong></p>
<p>« <em>Si on veut être accepté ici il faut que les Guyanais voient que l’on investit</em> ». D’où cette conférence de presse qui s’est tenue ce mardi matin à Cayenne à l’invitation de Shell. Patrick Roméo, directeur de Shell France et « <em>porte-parole du consortium </em>» (Total, Shell, Tullow Oil, Northpet) a présenté le calendrier 2012-2013 du groupe et servi un discours sur «<em> l’exigence de sécurité</em> » et la volonté de « <em>maximiser les retombées économiques locales </em>».</p>
<p>A l’écoute de ces phrases que-tout-le-monde-veut-entendre, on eu cru voir en M. Roméo, le onzième candidat aux présidentielles. Ce dernier a confirmé que l’année 2012 sera charnière pour le consortium qui réalisera deux puits de forages (dont le permis a été accordé jusqu’en 2016) et lancera deux campagnes sismiques qui s’étireront sur 2013 sur son permis Guyane Maritime.<br />
<strong><br />
Le pétrole en Guyane, l’une des « trois découvertes majeures » en 2011 chez Total</strong></p>
<p>Le prochain puits d’exploration se situera «<em> à quelques kilomètres </em>» de l’actuel Zaedyus, d’où jaillissaient en septembre 2011 des promesses juteuses. Son forage, de caractéristiques identiques « hors nomes » à Zaedyus (soit 6 000 mètres sous le niveau de la mer), devrait démarrer « <em>au troisième trimestre de cette année</em> ». Il viendra affiner les connaissances sur la réserve d’hydrocarbure découverte en septembre dernier.</p>
<div id="attachment_25310" class="wp-caption alignright" style="width: 226px"><a rel="attachment wp-att-25310" href="http://www.guyaweb.com/shell-valorise-le-patrimoine/guyane-maritime-2/"><img class="size-medium wp-image-25310" title="guyane-maritime" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/guyane-maritime1-216x250.jpg" alt="" width="216" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Le permis Offshore Guyane Maritime représente la taille des Pays-Bas.</p></div>
<p>Un second puits devrait être creusé à partir du quatrième trimestre. Sa position reste pour l’heure tenue à discrétion. L’enjeu est de taille et la concurrence féroce à mesure que se confirme l’existence d’un «<em> champ géant </em>», pour reprendre les mots du pdg de Total Christophe de Margerie à ses actionnaires.</p>
<p>On a du mal à imaginer, mais le prospect accordé au consortium couvre 241 000 km2, l’équivalent des Pays-Bas. D’ici fin 2013, toute cette zone aura été balayée par les ondes et cartographiée. Un travail de titan !</p>
<p>Pour ce projet de « <em>grande envergure</em> », les moyens investis par le groupe sont colossaux. S’il n’est «<em> pas autorisé à communiquer le montant des investissements </em>», le directeur de Shell France évoque «<em> les multiples de milliards à investir au large</em> ».</p>
<p>Pour forer, « <em>un des navires les plus modernes au monde </em>», un Stena Icemax flambant neuf entrera en action. Sa livraison est prévue pour «<em> mi-juin</em> » par la Corée du sud. Le monstre a été retenu pour sa « <em>puissance</em> », son « <em>double mât de forage</em> » et sa « <em>capacité de stockage</em> », «<em> pour réduire le nombre de navettes</em> » entre la plateforme et les cuves de stockage, là où le véritable enjeu environnemental se joue selon le porte-parole.</p>
<p>La question de la sécurité a été évoquée de manière lapidaire. «<em> Nous sommes en train d’optimiser la logistique </em>» a répondu Patrick Roméo en réponse aux quelques associations et élus qui continuent de montrer du doigt la fragilité du plan Polmar. « <em>On est resté 260 jours en mer donc on la connaît mieux </em>» a-t-il assuré quant aux risques liés aux forts courants sous-marins qui «  Sur les 8 mois de travaux, [avaient] obligé [Tullow Oil] de stopper les opérations à 5 reprises. La plate-forme dérivait trop! » ( <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/biodiversite-ultra-marine-ultra-riche-ultra-menacee,26375.">article </a>du Journal de l’environnement).</p>
<p>Par ailleurs, deux navires seront postés pour accompagner les manœuvres des navettes de ravitaillement et le fonctionnement de la  plateforme. En cas de marée noire, il faudra sortir le drapeau blanc, car le dôme de confinement, équipement pensé pour boucher la fuite (sur Deep Water Horizon, ce système n’avait pas fonctionné) ne sera «<em> aérotransportable</em> » que « <em>sous 72 heures </em>», « <em>depuis le Golfe du Mexique</em> ». «<em> Comment sera-t-il transporté de Félix Eboué à la plateforme ? </em>» s’interroge M. Roméo. La question n’a pour l’heure pas de réponse.</p>
<p>« <em>Nous ne sommes pas ici pour détruire quoi que ce soit</em> » claironne-t-on à Shell qui fait du « <em>risque zéro</em> » sa raison d’être. Quelques heures plus tard, la médiatisation d’une fuite de gaz sur une plateforme de Total au large de l’Ecosse, prouvait, s’il le fallait que le risque zéro n’existe pas.</p>
<p><strong>« Nous souhaitons être de bons voisins et même faire partie de la famille Guyane »</strong></p>
<div id="attachment_25308" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a rel="attachment wp-att-25308" href="http://www.guyaweb.com/shell-valorise-le-patrimoine/ensco-8503-large-500-4/"><img class="size-medium wp-image-25308" title="ensco-8503-large-500" src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/ensco-8503-large-5001-250x187.jpg" alt="" width="250" height="187" /></a><p class="wp-caption-text">Chaque forage pourrait durer plus ou moins 120 jours pour un coût journalier d’au moins 1 millions de dollars. © DEAL 2011</p></div>
<p>Dans un territoire où le tissu économique est cristallin, les yeux fixent la poule aux œufs d’or. Shell le sait. Quant le 6 décembre dernier Patrick Roméo recadrait que «<em> Ce sera aux institutionnels locaux d’investir et de savoir ce qu’il faut faire</em> », aujourd’hui il évoque la volonté du groupe de « <em>maximiser les retombées économiques locales</em> ».</p>
<p>Pour faire plaisir « <em>Shell exploitera 2 000 m2 </em>» à Dégrad-des-Cannes « <em>à des fins de stockage</em> ». Le ravitaillement en fuel auprès de Trinidad qui avait déclenché l’ire des guyanais est présenté comme un mauvais souvenir, enfin dès lors que « <em>le poste de chargement </em>» sera aux normes pétrolières (ce qui demandera au bas mot six mois) et qu’un quai pour accès prioritaire sera dégagé. Vu<em> l’imbroglio </em>actuel des quais à Dégrad-des-Cannes, cette question n’est pas anodine.<br />
Qui supportera le coût de mise aux normes ? On se souvient des mots du président de la CCIG : « <em>Quel accompagnement êtes-vous prêt à faire et quelle part du risque êtes-vous prêt à partager ?</em> » (Guyaweb du <a href="http://www.guyaweb.com/petrole-quatre-ans-seulement-pour-se-preparer/">07/12/2011</a>). Le porte-parole ne s’est risqué à aucune réponse.</p>
<p>Preuve de la bonne volonté du groupe, Patrick Roméo de citer le besoin d’ « <em>une trentaine de logements </em>» sur Cayenne pour des experts venus de Houston, d’un « <em>approvisionnement en produits frais en Guyane. Il ne s’agit pas là de nourritures anecdotiques</em> ». Mais « <em>il faudra une montée sur régime</em> » prévient-il en glissant au passage que la Guyane va devoir se retrousser les manches, « <em>il faut beaucoup structurer l’offre guyanaise pour qu’on se tourne vers elle</em> ».</p>
<p>Et aux plus récalcitrants qui grincent encore des dents face à cette ère pétrolière qui s’annonce, Patrick Roméo sort de sa manchette son argument en béton, « <em>on valorise le patrimoine </em>» ! Après la semaine du développement durable, on propose donc au groupe qu’il communique la prochaine fois au cours des journées européennes du patrimoine et la boucle sera bouclée.</p>
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		<title>Une convention pour développer l’export</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		</p><p>La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard a signé hier une convention visant à développer et soutenir les entreprises guyanaises souhaitant s’ouvrir à l’international,&#8230;</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://www.guyaweb.com/wp-content/uploads/2012/03/export.jpg" width="240" />
		</p><p>La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard a signé hier une convention visant à développer et soutenir les entreprises guyanaises souhaitant s’ouvrir à l’international, à la cité administrative régionale.</p>
<p>C’est une charte nationale qui est déclinée localement. Cette convention qui court sur deux ans a été signée avec la région, la CCIG, l’Agence française de développement, OSEO, la Coface, Ubifrance (Agence française pour le développement international des entreprises) et le Comité Guyane des conseillers Extérieur de la France. Une charte qui vise à sensibiliser les entreprises à l’export, les accompagner techniquement et financièrement.</p>
<p>Cette signature est intervenue le jour de l’ouverture de la seconde édition de Guyane Export à la CCIG. Pour le moment peu d’entreprises guyanaises se sont lancées dans cette aventure, une vingtaine, les deux tiers étant des PME. Le président de la CCIG, Jean-Paul Lepelletier a fait part de son souhait de voir doubler ce chiffre pour la prochaine édition de ce salon. Selon lui, «le tissu entrepreneurial connaît une forte mutation et l’export est devenu incontournable». Il a insisté sur la nécessité de «détecter les exportateurs potentiels ». La CCIG dispose depuis maintenant trois ans d’une antenne à Paramaribo et à Macapa.</p>
<p>A l’occasion de la signature de la charte à la cité administrative régionale, Marie-Luce Penchard a annoncé l’adhésion de la Guyane en tant que membre associé au Caricom.</p>
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