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Les vols de la Surinam Airways🇸🇷 assurés

Les vols de la Surinam Airways🇸🇷 assurés

Deux vols de nuit de la Surinam Airways seront assurĂ©s mais l’aĂ©roport sera bel et bien fermé de 22h Ă  8h Ă  partir du 1er dĂ©cembre. La compagnie surinamaise Surinam Airways proposant des vols de nuit Ă©tait principalement impactĂ©e par l’annonce de la fermeture nocturne de l’aĂ©roport de Cayenne-FĂ©lix EbouĂ© au 1er dĂ©cembre (Guyaweb du 22/11, la Surinam Airways pourrait disparaĂ®tre du ciel guyanais au 1er dĂ©cembre). Son reprĂ©sentant parlait d’une « catastrophe » et mĂŞme d’une possible disparition de la Surinam Airways en Guyane. Finalement la compagnie surinamaise s’en sort plutĂ´t bien, surtout Ă  quelques semaines des fĂŞtes de fin d’annĂ©e. «Assurer l’accueil des vols de nuit » Après trois…

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12 commentaires

  • SMET

    Tu la sens la Guyane décoller? … Oui mais avec des tranches horaires, du jamais vu dans un aeroport international.
    Et celui qui arrive en dehors des horaires fixĂ©s par l’administration? il n’a plus qu’a aller dĂ©coller ailleurs…

    Guyane, terre des moutons paresseux et des fonctionnaires: personne ne te croira…

    • KouK

      Vous ĂŞtes de mauvaise foi SMET. « Du jamais vu dans un aĂ©roport international » ? Bien sĂ»r que si ! Aucun dĂ©part ou arrivĂ©e n’est possible Ă  Orly entre 23h30 et 6h du matin. Il en est de mĂŞme dans quelques autres aĂ©roports (rĂ©ellement) internationaux, et ça ne les empĂŞche pas d’avoir un trafic bien plus important que notre bon vieil aĂ©rodrome Felix EbouĂ©…

      Dites vous plutĂ´t que cette situation catastrophique va permettre de rationaliser le fonctionnement de ce gouffre financier. Calculez un peu : il faudrait au moins 4 ou 5 contrĂ´leurs aĂ©riens la nuit (pour les 3 vols hebdomadaires de Surinam Airways, compagnie on ne peut plus incertaine sur le respect des horaires), le mĂŞme nombre de pompiers, d’agents de sĂ©curitĂ©, de personnel de la douane/paf, et bien sĂ»r du personnel de la CCI…

      Tout ce petit monde a un coĂ»t, et ça m’Ă©tonnerait que les 6.000 et quelques clients annuels de cette compagnie (qui a dĂ©sormais jusqu’Ă  mars pour adapter ses vols aux horaires d’ouverture) ramènent davantage d’argent Ă  l’aĂ©roport qu’ils n’en coĂ»tent en partant Ă  ces horaires indues… A noter qu’entre 2013 et 2014, Surinam Airways effectuait ses vols la journĂ©e. Il faut croire qu’ils vont rĂ©ussir Ă  s’adapter !

      Vous pestez contre les fonctionnaires et les moutons paresseux… Et bien voilĂ  une dĂ©cision qui me semble pragmatique, et qui va Ă  l’encontre de l’inefficacitĂ© latente qui paralyse notre territoire.

      • Stiwi973

        Kouk, ce qui est critiquable n’est pas tant le fonds : je suis plutĂ´t d’accord avec vous quand vous dites qu’il est Ă©conomiquement invraisemblable de laisser l’aĂ©roport ouvert toutes les nuits.
        En revanche ce qui est inacceptable (tjrs d’un point de vue Ă©conomique) c’est la forme que prends ce changement majeur dans la gestion de l’aĂ©roport : Sans laisser le temps aux diffĂ©rents opĂ©rateurs de s’organiser, en mettant une Ă©pĂ©e Damoclès sur les vacances (parfois les seuls de l’annĂ©e) de centaines de voyageurs…

      • SMET

        Orly certes, mais il y a Roissy pour compenser ce vide
        Ici, il n’y a aucune autre alternative… c’est la misère…
        Alors que dans les pays voisins, les aéroports ne ferment pas.
        DĂ©jĂ  qu’il y a peu de destinations depuis ici, il y en aura encore moins Ă  l’avenir.

        • le Jaguar

          Le terme d’aĂ©roport international doit ĂŞtre relativisĂ© et il convient de garder le sens de la mesure. Roissy est le deuxième aĂ©roport europĂ©en , il dispose de quatre pistes et plus de 1500 avions en dĂ©collent ou y atterrissent par tranche de 24 heures. FĂ©lix EbouĂ©, ça doit reprĂ©senter une dizaine de mouvements chaque jour en vols commerciaux donc s’il faut trouver des crĂ©neaux la nuit pour inciter des compagnies Ă  s’y poser, c’est qu’il y a vraiment un problème.

          • Stiwi973
            29 novembre 2017

            Le principal problème est le prix exorbitant des taxes de l’aĂ©roport guyanais.
            Les compagnies, pour conserver des billets Ă  prix raisonnables, sont donc contraint d’opĂ©rer la nuit….

          • KouK
            29 novembre 2017

            « Le principal problème est le prix exorbitant des taxes de l’aĂ©roport guyanais.
            Les compagnies, pour conserver des billets Ă  prix raisonnables, sont donc contraint d’opĂ©rer la nuit…. »

            @Stiwi973 : vous vous trompez sur le lien entre les horaires des compagnies et les taxes aĂ©roportuaires… Les horaires au dĂ©part de Cayenne sont calculĂ©es en fonction des correspondances que l’on peut trouver Ă  destination (Paris et mĂŞme Paramaribo).

            Mais vous avez raison sur le coĂ»t Ă©levĂ© de ces taxes. D’oĂą l’importance de faire baisser les frais de fonctionnement de l’aĂ©roport, par une fermeture des services la nuit. Je conviens cependant que la mĂ©thode employĂ©e par la DGAC pour modifier les horaires Ă©tait digne de notre belle administration en gĂ©nĂ©ral. Très approximative (en particulier lorsqu’il s’agit de dĂ©veloppement Ă©conomique ou touristique).

            @SMET : arrĂŞtez un peu de comparer ce qui n’est pas comparable. Les aĂ©roports parisiens sont sans commune mesure avec ce que nous avons Ă  Matoury. Quant au fait que les aĂ©roports des pays voisins sont ouverts la nuit, cela n’est Ă  nouveau pas comparable : le prix d’un fonctionnaire surinamais est loin d’ĂŞtre le mĂŞme qu’un français, et le tourisme surinamais (mais aussi les vols internes) sont bien plus dĂ©veloppĂ©s qu’en Guyane.

            Soyez lucides : tous les grands aĂ©roports ont Ă©tĂ©s crĂ©Ă©s (et agrandis) après qu’une Ă©conomie se soit dĂ©veloppĂ©e. Pourquoi en serait il autrement en Guyane ? Tant que le tourisme ne « dĂ©collera » pas davantage (pas faute d’avoir des porteurs de projets qui tentent plein de belles choses), il n’y aura pas besoin d’avoir un aĂ©roport « international » tel que vous l’imaginez.

            Imprimez le vous une bonne fois pour toute dans le crâne : la Guyane est « petite », sous peuplĂ©e, sous dĂ©veloppĂ©e, et inconsistante sur l’Ă©chiquier mondial. Nous avons les infrastructures qui correspondent Ă  notre PIB par tĂŞte de pipe. C’est moche Ă  dire, vu qu’on est français et europĂ©ens, et qu’on « mĂ©riterait » d’ĂŞtre mieux lotis, mais c’est tristement vrai. Bougeons nous pour obtenir davantage de considĂ©ration et d’attractivitĂ©.

  • Johann

    Sans revenir sur les deux commentaires prĂ©cĂ©dent, c’est plutĂ´t sur les salaires des contrĂ´leurs aĂ©riens que j’aimerais avoir une explication.

    • Bece

      Explications sur les salaires: plusieurs annĂ©es d’Ă©tudes, des responsabilitĂ©s sur la sĂ©curitĂ© importante, et le manque d’attractivitĂ© pour la Guyane, sont les pistes Ă  explorer pour expliquer, je pense, la lĂ©gitimitĂ© de leur salaire.

    • KouK

      Ils sont effectivement bien payĂ©s. Selon plusieurs sources, leurs salaires oscilleraient entre 5 et 8.000 euros net. C’est plus qu’en mĂ©tropole, mais toujours moins qu’en Nouvelle-CalĂ©donie, oĂą l’on avoisine plutĂ´t les 10-15.000 euros en raison de la politique d’attractivitĂ© et du nombre plus important de vols internationaux qui transitent par l’espace aĂ©rien calĂ©donien.

      De plus, les places sont peut nombreuses… En 2013, « une quarantaine de places » Ă©taient mises Ă  disposition des nouveaux diplĂ´mĂ©s, sur l’ensemble du territoire français… Quand on sait qu’il y en aurait 12 (le quart) de disponibles dans la tour de contrĂ´le de FĂ©lix EbouĂ©, on comprend mieux pourquoi les salaires sont Ă©levĂ©s : il faut attirer le chaland. Sans quoi il va rapidement se diriger (Ă  sa sortie de l’Ă©cole ENAC) vers l’aĂ©rodrome le plus proche de son lieu de vie.

      Alors, faut il mettre en place une politique de formation d’aiguilleurs du ciel guyanais, au risque de les voir partir loin de FĂ©lix EbouĂ© et de sa fĂ©brile activitĂ© ? Le mĂ©tier est un mĂ©tier de nantis, soit, mais s’il faut le comparer avec un autre mĂ©tier de nantis qui a cette capacitĂ© Ă  bloquer tout le territoire (les dockers), il demande davantage de sĂ©rieux, et les responsabilitĂ©s sont Ă©normes en cas de pĂ©pin.

      A noter Ă©galement, les contrĂ´leurs aĂ©riens travaillent le dimanche et les jours fĂ©riĂ©s… ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’autres « profytassionneurs » de la fonction publique…

      PS: je n’ai strictement aucun lien avec quelque profession liĂ©e Ă  l’aĂ©ronautisme, mais je me dis que si les aiguilleurs du ciels sont des nantis partout, ceux de Guyane doivent rĂ©ellement avoir un problème pour faire grève. On ne parle pas de l’UTG ce coup-ci, mais d’un syndicat national (bien connu, il faut l’avouer, pour faire c***r le peuple quand ça l’arrange…)

    • le Jaguar

      Les contrĂ´leurs sont très bien payĂ©s en mĂ©tropole donc comme tous les fonctionnaires, ils sont mieux payĂ©s en Guyane qu’en mĂ©tropole et encore mieux payĂ©s en Nouvelle CalĂ©donie qu’en Guyane. Ca concerne toute la fonction publique.
      En revanche, qu’il y ait besoin de recourir Ă  des crĂ©neaux nocturnes pour faire atterrir ou dĂ©coller des avions sur un aĂ©roport comme FĂ©lix EbouĂ© semble effectivement largement abusif pour les raisons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es….
      Sans compter que ça arrangerait certainement les passagers de prendre l’avion dans la journĂ©e compte tenu de l’absence de desserte de l’aĂ©roport par transport en commun ou navette. Cette absence de liaison entre FĂ©lix EbouĂ© et la ville dite « capitale » est vraiment une tare pour le dĂ©veloppement du tourisme et « l’attractivitĂ© » de cet aĂ©roport.

  • Un temoin en Guyane

    Ceci ressemble de très près Ă  une solution de plâtrage. Mais on ne garde pas un membre plâtrĂ© toute sa vie. OĂą sont les prospectives pour un dĂ©veloppement Ă  l’international ? Devrons-nous toujours transiter par Paramaribo pour rallier BelĂ©m ? par l’Europe pour se rendre de Guyane partout ailleurs en AmĂ©rique du sud ?
    LagwiyĂ n toujou pa ka dĂ©kolĂ©…

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