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Pour l’avocat Thierry Edouard, l’accord du 21 avril « sonne le glas pour toute velléité d’affirmation du peuple guyanais ».

Pour l’avocat Thierry Edouard, l’accord du 21 avril « sonne le glas pour toute velléité d’affirmation du  peuple guyanais ».

L’avocat cayennais Me Thierry Edouard nous a adressé son analyse de l’accord signé le 21 avril dernier à l’issue de près de 5 semaines de mouvements sociaux d’une ampleur inédite en Guyane. Ce membre du barreau de la Guyane ne faisait pas partie des avocats engagés au sein du collectif Pou Lagwiyann dékolé au cours de ce conflit.  Guyaweb publie sa contribution en intégralité. « Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour ». Confucius Le long mouvement social qu’a connu la Guyane française ces dernières semaines s’est finalement soldé par la signature d’un protocole intitulé « Protocole Pou Lagwiyann Dékolé » le…

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38 commentaires

  • moibeni

    Enfin une analyse lucide de la grande manipulation qui s’est déroulée.
    Une fois de plus le peuple a cru faire une révolution et a créé en fait son propre système d’enfermement.

  • Jmc

    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire se prononcent aisément » ou quelle chose comme cela !
    Que cette démonstration est compliquée même si il ne faut pas en contester le bien fondé. Mais franchement il faut s’accrocher pour en arriver au bout dans ce langage d’érudit bien loin de la formation moyenne du peuple.
    En tous les cas bien au dessus de la mienne. Je sens cependant poindre un regret de l’auteur que ce mouvement n’ait pas permis ( avec mes mots ) de permettre de se détacher de la France, ce qui est à mon sens une ineptie du fait que les revendications d’origine du mouvement était plus de sécurité, plus d’éducation , plus de santé, sans aucune remise en cause de l’appartenance à la nation. Ce n’est qu’ensuite ( la manipulation est arrivée a ce moment là) que la bande de L’UTG, MDES, a réclamé un changement de statut.
    Je ne comprends donc pas les regrets de Monsieur Thierry Edouard

    • JCB

      Bien d’accord avec vous, d’autant plus que la population (qui constitue ce pseudo peuple guyanais) a déjà manifesté par referendum son désir de se maintenir dans la République Française en parfaite égalité « réelle » avec ses autres populations.
      La question des peuples premiers (autochtones s’ils le souhaitent, ce qui n’est pas sûr) a été complétement éludée de ce mouvement avec le retrait de leur collectif au tout début.
      Alors qu’ils étaient directement concernés par la revendication principale initiale et particulièrement importante pour eux: la sécurité qui est du devoir régalien de l’Etat.
      Une fois de plus on aura eu beaucoup d’agitation pour régler quelques problèmes mais pas le principal et le plus complexe qui se pose à la Guyane (à mon avis): quel avenir pour les populations amérindiennes ?

  • SMET

    C’est vrai que c’est plus facile de comprendre des phrases toutes faites hurlées dans un porte voix : « déterminé, première sommation, carton rouge,  » que le langage juridique.

    Je peux néanmoins traduire par un résumé très clair la situation:
    Les élus, les membres des organismes consulaires, les avocats, la population, tout le monde vient de se faire « baiser » par un groupe d’activistes qui a su mettre en avant des slogans qui plaisent à tous afin de créer une cohésion, avant de montrer son vrai visage le lendemain du 28 mars.
    Sur un plan commercial, cela s’appelle un gigantesque arnaque, sur un plan politique, c’est ce que l’on appelle une manipulation des masses : comme il y en a existé un peu partout, en Corée du nord, à cuba, et même autrefois en URSS ou à Berlin pour les formes les plus virulentes… Personne n’est à l’abri de ce genre de manipulation.

  • GZ

    Rendons hommage à l’effort de cet avocat qui doit constater grâce à ces commentaires le problème très problématique de toute réflexion, fût-elle la plus prudente et alambiquée…

  • le Jaguar

    La comparaison entre la Guyane et la Nouvelle Calédonie est intéressante mais il convient surtout de mettre en exergue la différence de composition des populations entre ces deux territoires. La NC comporte un peuple autochtone, c’est à dire des mélanésiens, les kanaks, qui représentent 39 % des calédoniens, mais aussi une seconde communauté composée de ceux que Jean-Marie DJIBAOU définissaient comme les « victimes de l’histoire », c’est à dire principalement les caldoches (27 %), européens descendants de bagnards ayant fait souche, une forte communauté wallisienne et futunienne (10 %) et des descendants de populations asiatiques arrivées comme main d’oeuvre fin 19ème, début 20ème siècle. Il y a enfin les « zoreilles », métropolitains arrivés plus récemment. Tout ceci est teinté d’un fort métissage mais en revanche, cette ile n’est pratiquement pas touchée par l’immigration clandestine.
    Situation très différente de la Guyane dont la population autochtone, les amérindiens, est infime. La majeure partie de la population est en effet constituée de « victimes de l’histoire », c’est-a-dire les créoles, des antillais, des bushinengues, des hmongs, ainsi que toutes les communautés immigrées plus récemment, haïtiens, surinamais, brésiliens, dominicains et les métropolitains arrivés pour certains de longues date, d’autres de passages ( les zoreilles en quelque sorte). Sans compter une forte immigration. Un ensemble de population très disparate malgré un fort métissage. Les événements récents ont démontré que certaines revendications peuvent fédérer cette guyane très hétérogène mais que cette osmose se disloque fort logiquement dès qu’une minorité tente d’imposer par la force son point de vue sous des relents racistes et sectaires au reste de la population. Construire un peuple guyanais supposerait donc dans un premier temps que ces personnes cessent de confisquer le débat à leur seul profit.

  • Joko

    « cette osmose se disloque fort logiquement dès qu’une minorité tente d’imposer par la force son point de vue sous des relents racistes et sectaires au reste de la population. » cela fait des décennies que cette minorité réactionnaire sous un masque révolutionnaire casse toute velléité d’évolution. En tentant d’imposer, par la force ou par la ruse, sa conception étriquée d’un pays où la créolité se substituerait au jacobinisme hexapolitain des gouvernements successifs, elle ne fait que jouer les idiots utiles en freinant toute avancée significative.

    • GZ

      Tout faux.

      Le retour régulier de l’idée d’un changement de statut n’est pas une « manipulation au relents racistes et sectaires » comme le prétendent les Guyawebotes habitués, mais la conséquence logique de la situation de la Guyane, la preuve d’un début de réflexion, d’une recherche de voie qui ne peut aller plus loin devant une adversité aveugle que vous étalez abondamment.

      Il n’y a eu aucune arnaque, que Smet et d’autres comprennent les états d’âme de T. Edouard ou pas. Il y a eu une tentative avortée de proposer qq chose, oeuvre de qquns forcément minoritaires au sein de la masse qui défila. Tentative désespérée et échouée, comme d’hab. depuis Catayée.

      Quelle « avancée significative », Joko ? Vous prétendez que sans l’UTG et MDES la Guyane serait un territoire développé, méritocratie exemplaire, sans corruption et en paix sociale ? Amusez-nous un peu…

      Cette dénonciation habituelle de l’idée même de toute réforme politique indique simplement que la minorité qui s’épanouit dans la situation socio-économique actuelle est plus bruyante que la moyenne. Ce refus de compréhension et de discussion polarisera de plus en plus la Guyane.

      • Joko

        Je n’ai pas la prétention de vous amuser autant que vous pouvez le faire. Je constate simplement qu’à chaque fois que la population a montré son raz le bol et tenté une action , le MDES/UTG est aussitôt arrivé avec ses surenchères, ses actions dignes d’un PC rétrograde, limite raciste, décourageant toutes les volontés de ceux qui ne visent pas l’indépendance.
        Je vous retourne la question. En quoi les actions de l’UTG/MDES mèneraient à un territoire développé, une méritocratie exemplaire, sans corruption et en paix sociale ? leurs méthodes ne reflètent pas ces objectifs. Revenez sur terre et confrontez vous à la réalité…

        • GZ

          Vous passez à côté de l’essentiel : chaque fois que la population a montré son ras le bol et tenté une action, sa réaction fut la conséquence d’un échec. Ras le bol DE QUOI, action EN REPONSE DE QUOI ?
          L’échec de qui ou de quoi, à votre avis ? Creusez un peu svp.
          Je n’ai jamais vu des manifs de masse contre l’UTG ou le MDES, ni contre aucun mouvement politik.

          L’arrivée du MDES/UTG comme vous dites n’est pas une surenchère comme je peux vous expliquer sans aucune chance de succès, mais l’évocation du fond des problèmes que seuls ces mouvements assument à ce jour. Leur solitude est précisément l’une des menottes de la Guyane…

          Ce ne sont pas MDES/UTG qui « découragent toutes les volontés ». On ne peut décourager ce qui n’existe pas, Joko. Car ce sont justement les volontés qui manquent… par manque de courage, de réflexion, par compromissions. Ce qui ne change rien à la cruauté des faits. Cf R. Confiant.

          Vous me retournez la question à laquelle vous ne répondez pas… Soit. « En quoi les actions de l’UTG/MDES mèneraient à un territoire développé, une méritocratie exemplaire, sans corruption et en paix sociale ? »
          Je ne sais pas, on n’en est pas là. Ils ne font que regarder dans une direction que les esprits sectaires abhorrent. D’ailleurs, l’indépendance n’est pas obligatoire au bout du regard, l’UTG/MDES se satisferaient des chgt intelligibles à condition de résultat…attendu depuis A. Londres.
          Néanmoins, un début de réponse à votre question : l’unique conseiller régional qui s’est opposé à la subvention Monlouis-Deva fut le conseiller MDES, Marc Monthieux. Cela a sa signification.

          J’espère que je vous amuse bien. A votre tour : affirmez-nous que grâce aux Engagements Actuels Promis Jurés Nouveau Départ Truc JEcrèvesijemens la Guyane décollera dès maintenant… Allez-y, rassurez-nous, ou cessez cette critique aussi haineuse que stérile contre UTG/MDES.

          • le Jaguar
            14 mai 2017

            Intéressant que vous citiez Marc Monthieux car effectivement il s’agit de l’un des rares représentant du MDES qui semble faire preuve d’une réelle ouverture d’esprit et d’une cohérence entre son engagement et ses actes. Le fait qu’il soit le seul des conseillers régionaux membre de ce parti a avoir voté contre ce projet de subvention est donc effectivement significatif…de sa singularité au sein de ce mouvement.

  • GZ

    Question d’angle, Jaguar. Ou d’objectivité.

    Je dirais plutôt que cette singularité nommée Marc Monthieux appartient comme par hasard au MDES…

    Ou autrement dit, l’unique conseiller MDES a su voter contre cette subvention, tandis qu’aucun des autres conseillers appartenant à des mouvances « fréquentables » n’ait réussi à faire pareil..

    Ou pour vous paraphraser, il s’agit de (barré : l’un des rares représentant du MDES) l’unique conseiller régional qui semble faire preuve d’une réelle ouverture d’esprit et d’une cohérence entre son engagement et ses actes. Et il est MDES. Il y est peut-être seul, mais chez les autres, il n’y en a aucun…

    A l’état actuel des choses et jusqu’à preuve du contraire, la « singularité » ne saurait survenir qu’au sein du MDES…

  • SMET

    Le week-end du 12 février, 2 meurtres sont commis à Cayenne. Le 15 février, un groupe de plusieurs dizaines de personnes vient de se créer : en 3 jours…
    En 3 journée seulement, ils ont recruté plusieurs dizaines de gros bras, en 3 journées seulement, ils ont créé un logo, des tee-shirts, des banderoles, des slogans, toute une organisation. En 3 journée seulement?
    Ce mouvement passe un mois à se faire connaître, à mettre en avant un jeune flic apolitique dont le souhait est de servir la guyane. Apolitique vraiment?
    Ce groupe rencontre les autorités, il présente des projets qui font plaisir à la population. Est-ce leur seule finalité?
    Le 18 février, ils prétendent passer un mode action, la guyane est paralysée une semaine après, et pour plus d’un mois durant lequel :
    Tout servira de prétexte à faire monter les enchères pour prolonger le conflit, dans quel but?
    Des militants ultra politisés prendront la tête du mouvement.
    Une entreprise inconnue jusque là réussit à se fournir en hommes et en matières premières pour imprimer des tee-shirts par milliers. Comment est-ce possible?
    Le leader du groupe jette l’éponge en dénonçant les méthodes pas très orthodoxes de l’organisation qui l’a porté, qu’a t’il découvert?
    Le mouvement se termine par un oubli des revendications sécuritaires, et une mise en avant de demandes statutaire, et une impunité pour certains délits… Est-ce bien pour ceci que plus de 20.000 personnes ont défilé le 28 mars?
    Beaucoup de questions sont sans réponse, si toute cette mascarade n’est pas une manipulation programmée, alors c’est quoi???

    • GZ

      La rapidité de l’organisation semble indiquer le bon fonctionnement de la téléphonie mobile ainsi qu’une préparation préalable. Je n’y vois aucun délit. Pour réussir, il faut s’y préparer…

      L’expression publique est foncièrement un geste « politik », et je ne vois pas pourquoi aurait-elle une odeur de souffre. La revendication personnellement « apolitik » du jeune policier peut très bien se comprendre dans le sens où il s’affranchit des parties politik. Je n’y vois aucun délit, mais plutôt l’une des clés du succès…
      Vous pouvez être « politik » et servir votre pays entier (tous les politiciens), comme vous pouvez être « apolitik » et le faire… encore mieux.

      L’érosion du mouvement est normale : la Guyane est un peyi sans aucune cohésion, ni physique, ni identitaire, encore moins spirituelle. Socialement atomisée, royaume des égos, d’autant plus que les postures doivent régulièrement remplacer la compétence et la sincérité (pour ne pas dire l’honneur…)

      Qu’a-t-il découvert? Je m’en fous : j’ai vu élu guyanais « engagé » sciemment démolir un beau mouvement qui aurait pu devenir prometteur et porteur d’idées (le contre-malathion) en racontant des salades invraisemblables, ses « découvertes » sur… rien et personne.
      Simplement, il lui fut insupportable que d’autres (couleurs aussi) puissent s’imposer sur un terrain qu’il s’est octroyé en tant que « écolo ».
      Et la liste est infinie, vous n’avez pas à faire attention aux mouvements des pattes dans un panier des crabes…

      On s’en fout encore si la question statutaire fut « préparée » d’avance ou pas. Ce qui compte, c’est que sa résurgence est inévitable. Ce n’est pas son retour qui est néfaste, mais la perpétuité de ses causes et l’absence de tout dialogue.

      Vous qui critiquez ses tenants mais vous n’avez ni le courage d’en discuter, ni l’honnêteté de reconnaître les véritables pb de la Guyane et encore moins ses responsables.
      Il vous êtes plus commode de taper sur ceux qui cherchent quasi désespérément des voies de secours possibles.

      • KouK

        GZ, vous semblez prendre la défense systématique de gens qui portent des idées proches des vôtres. Soit, c’est tout à l’honneur de votre engagement politique (dans le bon sens du terme). Mais… soyez un tantinet lucide ! L’UTG (je retire volontairement le MDES, car les deux organisations, aussi proches soient elles, ne font pas usage des mêmes techniques « de lutte »), l’UTG disais-je, ne peut pas être placée sur un piédestal, et encore moins représenter la dynamique d’une Guyane qui voudrait « dékoler ».

        Ses membres les plus actifs – selon les multiples témoignages obtenus auprès de nombre de leurs collègues, font parti des salariés (du secteur public) qui déploient le moins d’énergie à leur poste de travail, qui sont le plus souvent absents, et qui sont à l’origine de beaucoup de problèmes internes à leurs services (tensions, jalousies, colères). Renseignez vous sur les 200 Equivalent Temps Plein d’absentéisme recensés au CHAR… dois-je citer EDF, l’aéroport ou les docks ?

        Si bien que… l’on peut défendre l’idée d’une évolution statutaire que vous jugez « inévitable », mais comment peut-on défendre les personnes qui luttent au sein de l’UTG ? Même si elles peuvent faire preuve d’une certaine sincérité quant aux choses qu’elles critiquent, qu’elles dénoncent, elles ne sont pas celles qui arrangent la situation, mais au contraire qui la rendent plus compliquée encore, par leurs comportements jusqu’au boutistes et sans ambition réelle.

        Dois-je ajouter à cela les propos racistes et xénophobes de certains des représentants de ce mouvement « syndical », plus près à favoriser l’embauche d’un collègue (créole avouons le) à celle d’un amérindien, d’un antillais ou encore d’un blanc péyi… S’il vous plait expliquez-moi. Pourquoi défendre cette façon de réclamer l’évolution de statut ? Et surtout, pourquoi prendre parti pour ce syndicat « tueur » ?

        Si seulement le MDES pouvait avoir un peu plus voix au chapitre que l’UTG dans le combat pour une émancipation… Manque de pot, politiquement, personne n’en veut, et c’est pourquoi l’UTG vient, de manière chaotique, destructrice et systématique, casser tout ce qui pourrait fonctionner en Guyane, sûrement mieux que lorsqu’ils bloquent, sans cesse, le dékolage de Lagwiyann…

        Guyanais, syndiquons nous, mobilisons nous, indignons nous… mais bougeons nous le c** !! Bien à l’opposé de ce que fait ou propose l’UTG et ses sbires nauséabonds.

        • GZ

          La défense des idées proches des siennes me paraît du plus normal, ceci étant la justification même des parties politik… Sans revendiquer la proximité dans le cas présent,, car je ne suis pas de l’UTG et je ne connais pas leur programme politik – si jamais il en existe.
          Il ne s’agit pas de placer l’UTG sur un piédestal quelconque. Il s’agit de dire que le discours de l’UTG pointe une direction qui mérite plus que la moquerie habituelle et ce, quelle que soit la qualité perçue du travail de ses syndiqués – absentéisme et grèvolâtrie tout aussi développées en Métropole dès que la position les permettent…
          (Pour rester en Guyane, on pourrait s’étaler sur la qualité du travail de certains bureaux absolument pas utgistes (foncier, agriculture) : vous vous rouleriez par terre…)

          Je ne défends personne, je défends le droit à l’opinion et à la réflexion, aussi pour les qq dirigeants de l’UTG qui en émettent. Ce n’est pas ces personnes qui compliquent la situation comme vous dites, mais le comportement jusqu’au-boutiste de ceux qui refusent toute réflexion, toute discussion avec eux, n’ayant pas d’autre ambition que le prolongement de l’état actuel qui entraîne la Guyane vers le bas.
          Tout en radotant de « dynamique », de « développement » et d’autres éléments de langage, bien sûr.

          Le mérite de ce syndicat « tueur » est au niveau de certains de ses dirigeants qui ne lâchent pas leur vision sur la question statutaire. Ils le font peut-être un peu simple, en parlant de l’Etat colonial (c’est imprécis), ou en parlant d’emblée d’indépendance (là, ils économisent l’analyse des causes…) Mais l’évolution EST inévitable, plus tard vous le ferez, plus elle va vous sauter à la …
          Devant les perspectives, la « destruction » opérée par l’UTG comme vous le dites, est anecdotique. L’utilité et mérite de ce syndicat est de vous rappeler l’épée de Damoclès qui vous pointe.
          Les regrets apparents de T Edouard vont dans ce sens : il semble déplorer (?) , en tout cas constater que les Guyanais dékolleurs s’interdisent la réflexion en dehors du cadre statuaire actuel. Regrets (?) auxquels j’ajoute que c’est bien dommage, car l’état de la Guyane est bel et bien dû à …son statut.

          Quant aux propos racistes et xénophobes de certains des représentants de ce mouvement… je ne lis pas dans leurs cerveaux, mais je ne peux que regretter la situation actuelle qui alimente bel et bien ce ressentiment, quoi qu’on en pense.
          Ce n’est pas parce que la majorité n’arrive pas à structurer les causes de son ressentiment que ces causes n’existent pas.

          Le favoritisme communautaire est fondé sur l’anthropologie tellement élémentaire que je ne sais que faire avec sa critique. Il n’y a que l’éducation de haut niveau qui permet d’atténuer un peu le communautarisme – où en est-on en Guyane ? Pfff. Dans un cercle vicieux.
          Au passage, le communautarisme quoiqu’omniprésent, même son versant xénophobe voire raciste reste très accessoire à mes yeux. Ce n’est pas le pb de la Guyane, c’est juste un handicap aggravé par la situation actuelle qui se soignerait efficacement si les pb réels étaient identifiés et traités.
          Pour vous dire, j’ai vu infiniment plus de dégâts causés par des personnes de couleur bien claire que par la xénophobie desdits Guyanais. Parce que si la bêtise fait des dégâts, la méchanceté et l’incompétence couplées avec l’irresponsabilité et la capacité de nuisance en font mille fois plus. C’est incomparable. Le clivage n’est pas au niveau de la couleur de la peau, mais au niveau nuisibles / victimes (sans-dents). La question de couleur ne fait qu’embrouiller les esprits.

          « Guyanais, syndiquons nous, mobilisons nous, indignons nous… mais bougeons nous le c** !! »
          Je vous trouve adorable. Commencez par exsuder qq têtes qui pensent, car à quoi sert à bouger le c.. sans cerveau ?

          • JCB
            15 mai 2017

            « car l’état de la Guyane est bel et bien dû à …son statut. »
            Expliquez moi en quoi le changement de statut règle le problème de l’insécurité dans les villes, le problème de l’orpaillage clandestin et ses effets destructeurs chez les amérindiens, le problème des suicides à répétition dans leurs villages … ?

          • KouK
            15 mai 2017

            Voilà qui est fort agréable ! Une réponse argumentée et pas insultante comme on en croise à tous les coins de pages web. D’abord, donc, merci GZ.

            Vous avez apporté de l’eau à mon moulin, celui de penser que « oui, un jour ou un autre » il faudra que la Guyane déploie ses ailes. Mais déplumée comme elle l’est, et au vu des difficultés économiques et sociales que traversent les pays ou états voisins, j’ai bien du mal à croire que cet instant soit proche, ou même soit désirable en l’état actuel des choses. J’écarte d’emblée la question de la couleur de peau et du communautarisme, vous avez bien résumé la réalité, je regrette seulement certains mots que j’ai pu entendre ou lire pendant les barrages.
            Concernant l’indépendance. Qui voudrait sincèrement avoir la main sur un péyi comme l’est la Guyane, sans avoir – malgré toutes ses erreurs, son désintérêt ou son arrogance – la puissance de la France derrière lui/elle ? Ce serait donner carte blanche à des pays (superpuissances) qui lorgnent bien souvent de notre côté pour remplacer à leur manière, la France qu’ils jugent eux-mêmes de « colonialiste ». Notre « colonie » de Guyane est en effet bien peu de choses face aux enjeux internationaux, et ça n’est pas son retard et sa dépendance vis-à-vis de « sa métropole » qui viendra lui donner « la grandeur », « le respect », « la beauté » qu’ont réclamé les guyanais ces derniers mois, avec amour, conviction, ‘dé-ter-mi-na-tion’ et… beaucoup de naïveté.
            Et là j’insiste pour dire que ça n’est pas l’Etat français qui est le seul responsable de cet état de fait, mais bien toutes celles et ceux qui se complaisent dans cette économie de comptoir… Qu’il s’agisse (attention, liste de préjugés teintés de mauvaise foi à venir) des entrepreneurs véreux, des chefs de services administratifs (territoriaux comme nationaux) incapables et chasseurs de primes, des investisseurs sans vergogne « venus d’ailleurs » (merci la défisc), des garimpeiros et leurs mafiosi de chefs bien installés outre-fleuves, du nombre incalculable de fonctionnaires incompétents et au service de tout, sauf du public (ou de leur péyi/commune/administration), des écolo-baba-cool et leurs sempiternelles leçons de savoir vivre avec la nature, des Cafistes et des badbays du bendo qui ont trouvé plus simple qu’un vrai job pour vivoter (devant le chinois), des quarantepourcistes (!) détachés au turn-over incessant, des autochtones et leurs foies pas prêts à affronter le consumérisme ou la pollution au mercure, des penseurs afro-antillais-domotistes (mais trop peu branchés Césaire ou Gontran-Damas), des commentateurs bien-pensants du web (dont je fais partie), de ceux moins bien-pensants du web (#radiopeyi), des petits chefs du carnaval et de la vie nocturne (?) guyanaise prêts à s’entretuer pour une pseudo-reconnaissance publique, des syndicalistes de l’éducation mode « caliméro en tongs » ou ceux plus belliqueux (et buveurs de HK) de l’UTG, des médias sans moyens et quelque peu « empêchés » et partiaux dans leur traitement de l’information, des prédicateurs de toutes ces églises qui continuent d’abuser des âmes faibles d’une population trop pauvre (d’esprit ?) pour s’extraire de la pensée biblique, des créoles et de leur narcissisme qui vient gâcher la richesse de leur culture et de leur histoire (les pauvres, ils sont vraiment bien « franco-français », ne leur en déplaise), des « artistes » du zouk-love ou de la dance-hall qui valorisent l’argent, le machisme, et les fautes de syntaxe, des haïtiens qui piquent les rotofils de nos bons guyanais de souche (et donc leurs emplois), des hmongs qui se font des fortunes sur les citrons verts et les salades mais qui refusent désormais de produire des ananas (pourtant si bons !), des brésiliennes qui ne visent que les propriétaires de grosses voitures et les jeunes recrues de l’armée, des militaires, justement, et de leurs femmes intolérantes (et bien souvent moches), des élus égocentrés qui reproduisent tout ce que leur ont appris leurs mentors métropolitains, des préfets vaniteux à qui il ne manque plus que le casque colonial pour parfaire la photo de pré-retraite, des entreprises minières et pétrolières qui s’aiguisent les dents en attendant une plus grande ‘autonomie’ de nos administrations pour mieux piller (mais avec courtoisie) les « richesses » guyanaises (jusqu’à maintenant inexploitées à part par les étrangers ou par les plus téméraires des guyanais assoiffés d’or), des grossistes de la drogue consommée en masse pour oublier qu’on passe sa journée à ne rien f*****, des jeunes qui pensent plus à avoir de la 3G que la moyenne à l’école, des vendeurs de voitures ou de toute autre entreprise d’importation qui se gavent littéralement du besoin consumériste ancré dans les valeurs guyanaises, des policiers qui vont plus facilement arrêter un automobiliste pour un stationnement illégal que d’aller verbaliser des jeunes sur scooters non-assurés (volés ?) et sans casque ni lumière, des employés de mairie qui utilisent leurs véhicules pour préparer leurs fêtes de Pâques/Ascension/Noël (sur leurs heures de ‘travail’), des opérateurs téléphoniques qui se remplissent les poches sans réussir à assurer une qualité minimale à leurs réseaux en dehors de leurs lieux de vie, des constructeurs de satellites et de fusées qui ne voient rien d’autre de la Guyane qu’à travers les vitres de la salle Jupiter, ou des ministres de la République qui profitent de l’éloignement pour prendre un peu d’air sans jamais trop se mouiller lors de leurs Visites Officielles…
            Bref ! Vous saurez aisément compléter cette liste qui se voulait « un inventaire à la Prévert » à la sauce « Dans mon HLM »… j’espère que nos croustillants commentateurs guyawebotes sauront y déceler le 28e degré et feront preuve d’un peu d’autodérision. Une démarche assez peu répandue en Guyane.

            En conclusion : oui, la Guyane va devoir s’envoler, dékolé, s’autonomiser, se réintégrer à son environnement régional, se trouver, se fâcher même, se lévé-lévé… mais il va VRAIMENT falloir que des poils soient coupés dans pas mal de paumes… et qu’on se prenne en main (lol).
            Rome [la France] ne s’est pas faite en un jour, n’espérons pas que la Guyane atteigne ce niveau de vie tant que nous n’aurons pas nous-même construit nôtre péyi.
            Et pour aller dans ce sens, il va falloir faire bloc contre l’UTG. Car je le maintiens, les gens qui constituent ce syndicat (comme ses frères en métropole) sont la lie de ce qui se fait dans les sociétés occidentales modernes (dont pourtant ils se disent les ennemis). Ils bafouent constamment le droit de grève, tout simplement car c’est leur seul moyen de faire entendre leurs revendications, régulièrement rejetées par la majorité de la population.
            Est-ce penser « contre la Guyane » que de dire qu’il va falloir se bouger (toutes et tous) le c** ? Est-ce manquer de matière grise que de rêver un avenir meilleur pour l’ensemble des guyanais, tout en refusant de reconnaître que l’unique problème de ce péyi (qui est le mien), est… son statut ? Trop facile.

            Tout cela n’est bien sûr que mon avis. Et il est encore plus complexe que ça, mais je présume que personne n’est allé jusque là :-)

            PS: l’humour noir risque-t-il d’être banni des commentaires de Guyaweb ?

  • SMET

    QUESTION STATUTAIRE?
    La question a été soumise au référendum populaire en janvier 2010 :
    Une écrasante majorité a voté contre…

    Le choix peut être regrettable, mais peu importe, le peuple étant souverain il convient de respecter sa décision.

    Alors pourquoi tenter de faire passer par la force ce qui a été rejeté par les urnes il y a à peine quelques années ?
    Ce ne sont pas là des méthodes démocratiques.
    Veut on transformer la Guyane en Venezuela de Maduro ?

    Alors pourquoi repeindre une action de revendication statutaire aux couleurs de nos problèmes quotidiens sécuritaires, si ce n’est pas une manipulation?

    Si la Guyane veut vraiment une certaine émancipation, ce qui pourrait se comprendre sur un plan historique, elle doit d’abord le faire sur un aspect économique avant de l’être sur un point politique.
    Ce n’est pas en étouffant le peu d’entreprises qui existent que l’on va résoudre le problème.
    Comment va t’on développer une région avec une population qui dépend à 100% des finances publiques de la Métropole?
    Créez des entreprises, embauchez des jeunes du pays si vous le voulez, mais créez des emplois, développez des richesses : une fois que tout cela sera fait, nous pourrons parler de changement statutaire, mais pas avant!

  • GZ

    Houlà, JCB, vous me demandez bcp, surtout que le site vacille un peu.

    1. le modèle économique français est en difficulté. Pour des raisons plus profonds que E Macron laisse entendre ou que F Fillon a exprimé.

    2. mais la Guyane ne s’inscrit même pas dans ce modèle défaillant : elle est hors jeux. Elle n’est ni gérée ni administrée et des lois cruciales ne s’y appliquent pas. C’est un terrain de jeux sans enjeux.
    C’est ce que traduit la notion promptement expédiée de « l’Etat colonial ».

    3. Tant bien même la Guyane faisait partie de ce modèle, ses lois y seraient tjs inadaptées. Je remarque que ce sont précisément les lois les plus inadaptées qui y sont respectées avec le plus grand soin…

    Combien ça coûte ? Hmm. Un jour, un ressortissant latino m’a expliqué le sous-dvpt de son pays en disant qu’il est un pays neuf, il ne date que depuis 2 siècles.
    Les US aussi, lui ai-je répondu…

    4. j’ajoute encore qu’un chgt de statut (de gouvernance) peut modifier profondément la vie d’un territoire. A condition de le réussir.

    En attendant ?
    http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/pauvrete-et-inegalites-en-hausse-347090.php
    Dans un paradis…

    Vous m’obligez quasi de vous retourner la question :

    Expliquez moi en quoi l’immobilisme statuaire pourrait-il régler le problème de l’insécurité dans les villes, le problème de l’orpaillage clandestin et ses effets destructeurs chez les amérindiens, le problème des suicides à répétition dans leurs villages … tous problèmes qui se sont développés sous le statut actuel de la Guyane ?

    • Nemo

      Bonjour GZ,
      pour «modifier profondément la vie de (ce) territoire», et si on commençait par modifier profondément les mentalités qui s’y enracinent et les conduites qui s’y répandent, ne croyez-vous pas que cela serait un bon début ? Un changement de statut ne comblera pas, comme par enchantement, le cruel déficit éducatif, sur un plan familial et affectif, qui, malheureusement, plombe cette société multi-tout mais en panne de fraternité, de cohésion, de civisme et de créativité.

      • GZ

        Bonjour Nemo
        La modification des mentalités restera vœux pieux tant que les moteurs des difficultés ne sont pas stoppés. Pour ne citer que l’exemplarité, celle de divers personnalités, élus et administrateurs de haut rang, régulièrement dénoncés ici même.
        Je ne vois pas comment attendre une conduite correcte de la part des habitants (des Djeunes en particulier) alors que la vie publique n’est qu’un conflit d’intérêt permanent, alors que la chose publique fonctionne dans l’opacité et l’arbitraire.
        Fraternité, cohésion, civisme, créativité sont des mots vides dans un tel modèle.

  • GZ

    Prueba

  • GZ

    Kouk
    Merci de votre compagnie aussi.
    Votre inventaire à la Prévert s’est mis en place dans le cadre actuel.
    Les défauts que vous y énumérez ne signifient certainement pas que les habitants de ce peyi soient pires que d’autres, mais que le modèle actuel tire vers le bas…
    La quasi-totalité des exemples trouvent leurs explications dans les pratiques publiques, elles-mêmes issues du fonctionnement institutionnel à la dérive. L’exemple des Hmongs est caricatural.
    « il va falloir se bouger (toutes et tous) le c** ? » Je récuse la vision qui prétend que le Guyanais soit feignant. J’en ai vu des bosseurs comme pas un en Métropole, mais comme le poisson pourrit par la tête.. en Guyane l’effort ne paye pas. Et les gens s’y adaptent.
    Le reste n’est que des incantations. Si 71 ans ne vous suffisent pas, je vous souhaite bonne patience.

    • KouK

      ;-)

      J’ai bien évidemment omis de préciser que « les habitants de ce peyi ne sont pas pires que d’autres », ainsi que « c’est pourquoi je suis fier d’avoir défilé avec mes compatriotes le 28 mars ». Ai-je dit que les guyanais étaient fainéants ? Ego-centrés, oui, comme tout bon français. Ce qui explique selon moi pourquoi le travail est fait « quand ça arrange », et que le bien-être personnel prime avant tout. Tant dans l’effort accompli que dans l’utilisation du revenu en découlant.

      Le bien être commun ne semble plus avoir la même valeur « qu’avant ». Il y a sûrement des raisons à ce repli sur soi, je ne vais pas les énumérer ici, mais… c’est le défi qui est proposé à tous les « grands » peuples du monde en cette période de l’Histoire : comment concilier ses valeurs avec le matérialisme… et là, je constate que les guyanais comme les français de métropole sombrent dans l’ignorance et le repli sur soi. Même pas « sur eux », mais bien « sur soi ».

      Ce qui me ramène à votre idée que « le modèle actuel » tire vers le bas. Je ne partage pas cet avis. Je pense qu’au contraire, il est celui qui est responsable de la réussite comme des difficultés que traverse la Guyane. Pourquoi vouloir en changer, alors que les votes sont allés à l’encontre de cette dynamique, et qu’il suffirait finalement d’un peu plus d’efforts de la part de l’Etat comme des habitants de ce peyi pour que l’on tire réellement les bénéfices d’être français en Amérique.

      Si en revanche, cette appartenance à la nation ne nous est pas permise (que ce soit en raison du retard structurel ou d’une forme de « désintérêt » de la part de Paris et du reste des français), je peux comprendre l’idée d’une Indépendance. Je n’y vois rien de bon si ce n’est l’affirmation d’un peuple qui a trop longtemps eu l’impression d’être bon ké sa… Au risque pour ce même « peuple » (qui aura bien du mal à se définir et à s’accepter), de se retrouver dans les situations similaires d’autres pays de ce continent.

      Voilà pourquoi le changement de statut que vous proposez ne pourrait selon moi pas être la solution idéale, vu qu’en « 71 ans » et trois actes de départementalisation, ni l’Etat, ni les ultramarins (car le processus se retrouve ailleurs) n’ont « fait leur part ».

      Faute à qui ? A quoi ? Je suppose que quelques millénaires d’Histoire et des situations géographiques, climatiques, sociologiques, et surtout « philosophiques »… nous donneraient bien des explications. Mais n’est il pas temps, après 600 ans d’Histoire de Colonisation, de passer réellement à l’action et à prendre ce qui est à prendre, et à faire ce qu’il y a à faire. Soi-même, et avec l’aide de cette France et cette Europe qui commencent progressivement à « nous » comprendre.

      D’où ce leitmotiv : « bougeons nous le c** ! »

      Quel statut imagineriez vous GZ ? Et pourquoi faudrait il ce changement quand nous n’avons pas encore vraiment tenté le coup ?

      (grosse ambiance dans les coms’ de GW)

      • GZ

        Vous n’avez pas dit que les Guyanais sont des fainéants, mais votre listing l’a laissé entendre et votre invitation à « bouger le c.. » le confirme.
        Que vous admettiez la primauté de l’intérêt personnel me réjouit, ceci permettant de comprendre qu’Il n’existe pas de « bien-être commun » en tant que tel et en tant que but. C’est comme la « paix sociale ». Ce ne sont ni les buts à atteindre, ni une politique quelconque, mais des perceptions subjectives partant de son propre bien-être 100 % personnel, une simple addition des ressentiments de chacun, l’absence ou raréfaction des conflits n’étant que le résultat.
        Ce n’est certainement pas le matérialisme sain et nécessaire qui pose problème, mais la disparition de ce que vous appelez des « valeurs » : comment concilier l’inexistant avec le matérialisme ? La Guyane est dépourvue de toute spiritualité d’où le renoncement à l’honneur et à la réflexion, Rajoutez le multiculti… C’est peut-être cela que vous nommez « repli sur soi ».
        Après, je ne vous suis pas : vous dites que « il (le modèle actuel) est celui qui est responsable de la réussite comme des difficultés que traverse la Guyane », (eh ben..) et vous dites en même temps que ce modèle ne tire pas vers le bas. Vous voulez dire que dans l’ensemble tout va bien, que les réussites et les difficultés (= les échecs) seraient équilibrées ? Je suis très content de votre perception 100 % personnel… mais pourquoi est-vous allé à manifester ?
        « Il suffirait finalement d’un peu plus d’efforts de la part de l’Etat comme des habitants de ce peyi ?. » Mais bien sûr ! Yaka yaka. Ca fait des décennies « qu’il suffit d’un peu plus d’efforts » dans cette basse-cour microscopique du village Guyane pour … Et c’est là que nous divergeons, car vous croyez qu’ « il suffit » – alors que, en réalité, il ne suffit pas : c’est le modèle actuel qui interdit, ce n’est pas une question d’effort. Le pb n’est pas que les choses se font mal. Le pb est que les choses se font… car elles se font par les mauvaises personnes, au sein des mauvaises structures, cadrées par des mauvaises lois, le tout sans contre-pouvoir, faute d’élus.
        C’est le modèle qui est en question, pas l’effort. Pour imager : un homme (ou femme:-) dans l’eau, avec une lourde ceinture de plomb. Nage, nage ! Il suffit un peu plus d’effort ! Ben oui, yaka. Et vous voulez encore « tenter le coup » ?
        Je suis étonné que vous passiez sur les raisons qui ont fait qu’en 71 ans et trois actes de départementalisation, ni l’Etat, ni les ultramarins (en général) n’aient « fait leur part ». J’en profite pour protester : bcp ont fait « leur part » ( j’estime que moi aussi), mais ils ont compris que c’était inutile.
        Faute à qui ? A un modèle qui a mis la France dans le pétrin et qui a été importé et forcé en Guyane, sans aucune réflexion sur les spécificités que vous énumérez. Pire, en abandonnant les structures décentralisées sur tous les plans : contrôle, responsabilité etc. Faisant de la Guyane leur terrain de jeux sans aucune ambition, sans aucune responsabilité, où la corruption est un outil d’administration et où, par conséquence, la médiocrité règne.
        L’étatisme à la française plombe l’économie et l’ambiance sociale. La Métropole elle-même n’en peut plus, comment imaginez-vous que ce modèle puisse servir à construire un territoire ?

        • KouK

          J’insiste pour dire que les guyanais ont la même appétence à la décontraction et à la flânerie que toute autre population du monde. Je ne tomberai pas dans les clichés amalgamant quelques un(e)s à toute une société. Petit rappel : mon inventaire était cynique et caricatural… En outre, ce n’est pas un jugement de valeur que de dire « il faut se bouger le c** » mais plutôt une invitation à passer à l’acte, à démonter les idées reçues, à innover, à relever les défis que nous imposent à la fois notre position, notre histoire, mais aussi je le reconnais bien volontiers, notre « statut ».

          Et là, j’en viens à vous faire la remarque : le « statut » que vous contestez est en fait le « système » tel qu’il est appliqué dans toute la France, ainsi que sur une grande partie de notre planète… Et là… là… autant ne même plus parler du cas « ridicule » (pardonnez-moi l’expression) de la Guyane. Ce qui d’ailleurs ne ferait pas de mal à un grand nombre de personnes à l’esprit guyano-centré.

          Non, rien ne va. Nulle part. Lorsque l’on parle de système politique, d’administration d’un Etat-Nation, d’un ancien empire colonial… d’un système capitaliste pantagruélique qui fait mourir notre planète bleue à petit feu (à l’échelle d’une vie humaine, en un éclair à l’échelle géologique). Le cas de la seule humanité est bien dérisoire, et mériterait effectivement un vaste changement de « statut ».

          Mais là n’était pas la question. La question à laquelle je ne veux pas avoir à répondre dans l’immédiat est : comment la Guyane, sous statut autonome, et sans le soutien constitutionnel (et tout ce qui va avec) de la France, pourrait-elle imaginer un jour « décoller » ? Les retards comme les « avancées » (on va plutôt dire l’écart des niveaux de vie) sont dantesques, et ne pourront pas, à mon sens, permettre à ce péyi de devenir mieux qu’il ne l’est aujourd’hui. C’est beaucoup dire, je vous l’accorde, n’empêche… Faites le tour ne serait-ce que de l’Amérique du Sud et de l’Afrique, et nous pourrons en reparler.

          OK, il ne faut pas se comparer au « pire », mais cela n’empêche pas de dresser la liste des « plus » et des « moins » que nous délivre le statut actuel de la Guyane. Puis la liste de ce que nous délivrerait une Guyane « libérée »… J’ai de sérieux doutes, et pas seulement à court terme.

          Voilà simplement pourquoi, tant que je n’aurai pas observé la réussite – même théorique – d’un nouveau statut ailleurs, je ne pourrai pas souhaiter cela à Lagwiyann.

          Et ça n’est pas notre personnel politique ou public qui m’aide à pencher en ce sens…

          PS: vous pouvez m’éclairer sur cette histoire de « matérialisme sain et nécessaire » ? Celui que je visais n’était pas l’accès au confort moderne (occidental), mais plutôt, le matérialisme de l’Ego. Je suppose que vous comprendrez le style.

  • Frog

    wahou j’me régale ! Kouk, Gz, petit bémol vous étiez moins prolixes pendant les grèves…! auriez vous maintenant du temps libre ? :)

    • KouK

      “Reculez d’un pas et tout s’élargira spontanément.”

      …et pendant les grèves, j’étais sur les barrages à te réclamer ta CNI Frog. :-p

    • GZ

      Ca fait chaud au coeur.

      J’ai fait de mon mieux, tentant d’avertir qq personnes sur des points cruciaux, mais il n’y a jamais de retour en Guyane. C’est comme ça.

  • Desijose

    Ce GZ est décidément impayable…
    Depuis le temps qu’il nous inonde de ses sciences sur la façon (UTG, indépendantistes de tous bords et poils) de mener les affaires en Guyane pour que celle-ci devienne un Eden, si on n’a pas compris que c’est la gouvernance de ce monsieur qui va allumer des étincelles dans les yeux de la population , c’est que nous sommes des ânes, et perso je le revendique haut et fort, sans rougir.
    Allez GZ, encore un petit effort, dévoilez-vous, montez votre beau groupe pour des élections qui ne pourront être que pleines de merveilleuses choses pour la Guyane. Mais ça urge, la clôture c’est vendredi….
    On n’a pas fini de se marrer les gens comme dit l’insoumis

    • GZ

      Je n’ai jamais décrit la façon dont il faut mener les affaires en Guyane et je ne me le permettrais pas.
      Je n’ai jamais prétendu à une gouvernance quelconque, n’ayant ni l’ambition ni les origines nécessaires et ne m’attends à aucune étincelle.
      Je n’ai pas à me « dévoiler » étant sous mon identité et je n’ai aucun groupe.
      Vous avez d’excellents candidats aux législatives.
      Ce qui me fait marrer à mon tour :
      https://www.facebook.com/beingindianchannel/videos/1084452268302771/

      • KouK

        Desijose, laissez donc GZ exprimer son avis ! Quelle est cette manière de crier « liberté d’expression » sans cesse, de réclamer la Démocratie, et de ne jamais laisser sa place au débat ? Les idées, même si elles ne sont pas les vôtres, sont exprimées avec calme et respect du dialogue. Faites en de même, vous verrez que nous gagnerons à dépasser les blocages superficiels (style « barraj » ou clichés) en approfondissant le débat. Rien ne vous oblige à y participer ceci dit. Je trouverais ça dommage personnellement, parce que je pense que nous partageons des idées.

        Ceci dit, c’est bien dommage que GZ n’ayez justement pas de schéma à nous proposer quant à la façon dont il fau(drai)t mener les affaires en Guyane. Vous vous permettez de défendre le combat que mènent l’UTG ou le MDES, mais vous ne savez pas ce qu’il faudrait à la place du statut actuel ? Quel serait votre intérêt à laisser des syndicalistes et des indépendantistes (jusqu’auboutistes dans tous leurs combats, y compris les plus pathétiques, il faut bien le dire) choisir du destin de la Guyane ? Vous savez comme moi ce que donnent ce genre de prise de pouvoir…

        Alors j’aimerai savoir quel statut pourrait être « plus » profitable à la Guyane que celui que nous connaissons (ou ceux que nous avons pu connaître).

        #peaceandtalk

      • le Jaguar

        GZ, vous dites ne pas avoir les « origines nécessaires » (pour prétendre à une gouvernance quelconque). A moins que vous ne soyez étranger, je ne comprends pas le sens de cette expression.

        • Joko

          Vous avez mis le doigt sur le nœud du problème de notre ami GZ qui apparemment a des comptes à régler avec l’administration française. Son analyse tendance marxiste et ses toutes petite fautes lexicales laisseraient même supposer qu’il serait originaire d’Amérique latine. Comme dirait Fillon, et alors ?!

        • GZ

          « A moins que… » vous avez donc tout compris.

  • SMET

    La descente de Guyane.
    Depuis la fin des barrages, je croise de plus en plus de gens qui planifient de quitter la guyane, soit à court terme, soit à moyen terme : de toutes ethnies, de toutes origines, mais ce sont surtout des gens instruits , ceux qui devraient représenter l’avenir de la guyane… Le constat est implacable, les semaines de grèves en ont dégoutés plus d’un…
    Pauvre guyane…

  • GZ

    KouK

    « statut et système ». Vous comprenez donc pourquoi c’est compliqué… Et encore, ce n’est que le début, le tout premier volet. Les conséquences locales sont profondes et douloureuses.

    Vous demandez comment la Guyane, sous statut autonome, et sans le soutien de la France, pourrait-elle imaginer un jour « décoller » ?
    La question est mauvaise. Elle entérine l’indépendance à l’aveugle, sans comprendre le présent. Du vent. La réponse ne saurait être que du verbiage, du blabla.

    La bonne question est : comment se fait-il que la Guyane, sous statut de département français à part entier (dit-on) depuis 71 ans et bénéficiant du soutien de la France, n’arrive pas à « décoller » – au point d’en arriver là (manifs, mouvements etc) ?
    Aussi : comment se fait-il que de tels retards et écarts puissent demeurer sous un tel statut ?

    Pour vous, l’état de la Guyane est un argument contre toute autonomie. Certes, une Guyane indépendante ne paraît pas viable, elle ne saurait même pas s’alimenter (comble…) Mais là, c’est encore l’évitement : cet état s’est « développé » sous le statut actuel…
    Autrement dit, la plaidoirie pour l’immobilisme statutaire cherche à conserver un statut qui s’est révélé, en 71 ans, plutôt inefficace. Libre à Vous.

    Vous vous attachez à qq chose que l’on sait pertinemment défaillante, et vous refusez son chgt au prétexte de la mauvaise situation créée par cette chose inopérante…

    C’est ce que l’on appelle tomber dans un piège.

    Vous vous contentez donc d’espérer que demain, ça ira mieux. Possible… en attendant la maison brûle, la démographie serre.

    Le mérite de UTG et du MDES est de soulever des failles (émancipation) et de pointer une voie, tandis que d’autres refusent la réflexion même et se satisfont d’incantations. Ils restent avec la réclamation des sous, sans aller plus loin. Or, les sous ne combleront que des carences d’infrastructure, ce qui n’est pas un dvpt. La réclamation des sous attire le dédain.
    Sacré marécage…

    C’est ainsi que l’évocation d’un chgt de statut fut un comportement bien plus responsable et porteur que l’exigence purement et bassement pécuniaire des autres, fussent-ils la majorité : car dans le chgt de statut il y a la recherche de meilleures conditions pour le dvpt.
    Drame de la Guyane est d’être dans le piège. Le mouvement récent et la question statutaire auraient pu induire une réflexion autre que le petit comptage des sous, mais c’est komm d’hab : ni dialogue, ni réflexion, juste des crachats.

    Quant au combat UTG/MDES, il faut reconnaître que, d’une part, la Guyane n’est effectivement pas un territoire traité comme les autres au sein de la RF, et d’autre part de réaliser que les réformes nécessaires vont au-delà de l’égalité stricte avec la Métropole : car l’émancipation seule ne serait pas suffisante pour la Guyane. Ce qui veut dire que l’ensemble des réformes serait impossible en l’état actuel.
    Je vous ai parlé exprès de chgt de gouvernance. Que ce chgt transcende très probablement en un chgt de statut de fait, je n’y peux rien.

    (Notez que tout le monde parle à présent d’émancipation. MdEs Le gvt vient de parler « d’égalité réelle », ce qui est la reconnaissance du besoin d’émancipation… et que tout le monde admet et réclame. Mot creux à ce jour)
    Pour le personnel politique ou public… à vous de changer au moins là où vous pouvez. Car les chgt ne peuvent être réclamés et menés que par vos représentants élus. Economie et droit, v’là le boulot. Mais pas komm d’hab.
    Vous voyez le chemin à faire ? C’est pour cela que je crois en l’ayitizasyon.

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