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Le collectif Lawa « ignoré » sur le Maroni

Le collectif Lawa « ignoré » sur le Maroni

Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, le collectif Lawa qui représente les habitants des communes de Papaïchton, Grand-Santi et Maripa-Soula estime qu’ils ont été “une fois de plus oubliés à l’exemple du plan d’urgence” et s’interroge sur les valeurs de “Liberté, Egalité, Fraternité”.

Alors qu’à Paris le 14 juillet était commémoré sur des airs de Daft Punk, à 8000 kilomètres dans les communes de Grand-Santi, Papaïchton et Maripa-Soula, le collectif Lawa qui représente plus de 25000 habitants selon l’Insee interpelle dans une lettre ouverte le président de la République.

Nous demandons au Président de la République M. Macron de prendre en compte sérieusement le plan de convergence qui inclue de nombreuses revendications prioritaires des 25000 habitants des communes de l’intérieur, Grand-Santi, Maripa-Soula, Papaïchton, Saül et Camopi et des autres oubliés sur le littoral. Ce qui permettra une réelle égalité et un développement pérenne de nos territoires “ explique le collectif Lawa, qui dénonce avoir “été écarté le 1er avril lors des négociations des accords de Guyane.”

Les revendications sont regroupées essentiellement dans les secteurs du transport avec le désenclavement terrestre, de la santé avec la création d’un centre hospitalier de proximité à Maripa-Soula, et de l’économie avec l’amélioration de l’offre de service bancaire et postal. Le secteur de l’éducation est aussi pointé du doigt et parmi ses nombreuses revendications le collectif Lawa exige la création d’un lycée et de collèges. Au sujet de la sécurité, l’éradication de l’orpaillage illégal est au coeur des préoccupations.

Le détail des «  points bloquants  »

Transport: 
Désenclavement terrestre c’est-à-dire un axe ferroviaire (connexion littoral, Maroni) ou à minima axe routier avec transport vert d’ici 10 ans

– Route Papaïchton Maripa-Soula achevée dans 2 ans
– Reconnaissance officielle du fleuve Maroni comme axe navigable, sans aménagement (car risques environnementaux). Dérogation législative.

Santé:

Création d’un centre hospitalier de proximité à Maripa-Soula et ses antennes annexes sur les écarts Lawa (Taluen, Papaïchton)

– Recrutement de praticiens et moyens logistiques.

Economie:

– Amélioration de l’offre de service bancaire et postal pour les trois communes, adapté aux besoins de la population. Mise en place de Distributeurs Automatiques de Billets (DAB) pour Grand-Santi et Taluen.

– Désenclavement numérique

Education:

– Création d’un lycée à Maripasoula et la construction d’une route agréé entre Boniville et Maripa-Soula)

– Création d’un collège de Maripasoula – Talwen-
Internat aux normes à Maripasoula, Grand Santi

Des capacités d’accueil aux normes et suffisantes pour les internats du fleuve et du littoral pour accueillir les enfants scolarisés

– Création d’un internat à Grand Santi

– Ouverture des internats du littoral le week-end et possibilité d’accueil des enfants par des familles d’accueil le week-end également. Une place pour chaque enfant du fleuve en internat la semaine.

– La gratuité des transports scolaires sécurisés

Sécurité:

Eradication de l’orpaillage illégal

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1 commentaire

  • Jmc

    Tous les points mentionnés sont tous de bon sens pour permettre au moins l’envol de cette partie du territoire.
    Le problème c’est que le collectif Lawa ne représente que lui même, se faisant même pointer de communautarisme par les représentants de Monsieur Rimane aux dernières élections législatives parce que ils avaient voté massivement pour Lenaik Adam. Pour faire bref les créoles, contre les bonis.
    Et comme ce sont les créoles qui sont à la tête du collectif pour la Guyane Dékolé tenu par le même Rimane avec ses potes de L’UTG, de surplus reconnu par le gouvernement, la situation à l’Ouest de la Guyane n’est pas prête à être prise en compte.

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